Accueil Opinions Chroniques Vous avez de ces mots

«Vous avez de ces mots»: L’{anglicisation} du français: la lose des élites?

Il faut moins redouter l’anglicisation du français que celle des élites francophones.

Article réservé aux abonnés
Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

Le billet de la semaine passée a tenté de mettre en perspective l’anglicisation du français et le péril que cette évolution pourrait représenter quant à l’avenir de cette langue.

Pour la manifestation la plus visible de ce processus, l’augmentation significative du nombre d’anglicismes, il n’y a pas lieu de surévaluer la menace : le français, tout au long de son histoire, s’est enrichi d’emprunts à d’autres langues, surtout dans le domaine du lexique. En outre, l’utilisation souvent dénoncée d’un sabir anglo-français particulièrement abscons reste limitée à certains secteurs d’activité où celui-ci fonctionne comme un jargon professionnel.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

7 Commentaires

  • Posté par DUHARD Jerome, vendredi 10 juin 2022, 15:57

    Je lis l'article avec un peu de retard, mais ne puis qu'abonder dans le sens de Mr Francard. Au diable toutes ces expressions anglophones qui souvent n'ont pas lieu d'être, leur équivalent francophone étant attesté. Pourquoi ne pas faire comme les Canadiens? Traduire systématiquement les nouveaux mots de l'anglais en français. La faute en vient non seulement des politiques, dont la connaissance de la langue française laisse souvent à désirer ( l’exemple contraire était, en son temps, Mr Spitaels) , mais également d'institutions "vénérables" comme la RTBF ou de journaux " francophones" comme " Le Soir". Sans oublier les agences de publicité. Mais qui donc dans de pays défendra notre belle langue ?

  • Posté par Giefvan Agathe, samedi 21 mai 2022, 16:58

    La logique exposée – et non endossée – par M. Francard, à savoir la neutralité linguistique, l'intégration, etc., devrait alors mener à ce que notre Constitution, nos lois, voire celles de l'Union Européenne, soient rédigées dans une Koinè unique, que ce soit le latin, l'esperanto ou le globish english. Or on constate l'inverse : une tendance à vouloir tout traduire dans toutes les langues officielles locales, aussi improbables soient-elles (gaélique, maltais,...). Heureusement que le wallon ou le west-flamand n'ont pas de forme écrite officielle !... Non, je crois que ces anglicismes des autorités et institutions publiques ou privées relèvent plus d'un effet de mode dans l'esprit de "communicateurs" mal formés. À preuve les "Kiosk", "Bozar" et autres "Cinematek".

  • Posté par Giefvan Agathe, samedi 21 mai 2022, 16:44

    Est-ce un détail ? L'anglais (ou le globish) qui se répand n'est certes pas la "langue de Shakespeare". Non seulement parce que nous francophones comprenons mieux que les anglophones Shakespeare dans le texte, vu le nombre de termes franco-latins mal compris par les anglophones, mais parce que l'anglais international est de l'américain. Ne faudrait-il pas dire "la langue de Webster" ?

  • Posté par Coets Jean-jacques, vendredi 20 mai 2022, 21:47

    L'utilisation de l'anglais par nos édiles n'est jamais justifiée ! C'est du confort, de la paresse, de la mode, de la vacuité, rien de plus. Et c'est souvent un aveu de faiblesse face au flamand. Si les Flamands disent "map" pour "folder", ou "mailtje" pour "email", "beamer" pour "projector", alors moi, pauvre francophone inculte en langues étrangères, je dois me ranger à leur avis ! (Ceci est une expérience personnelle et professionnelle au sein de l'administration fédérale) Je teste des candidats wallons qui me disent "I live in Luik ou Namen" car ils ne connaissent pas la traduction en anglais ; et si vous le disiez en français ?! On utilise l'anglais par complexe d'infériorité, parce que l'on ne croit plus dans les vertus de notre langue, parce que l'on se sent coupable de parler français ! Peu avant la sortie de "University of Louvain", un autre panneau signale un "aventure parc"... C'est quelle langue, ce sabir ? Il est temps de remettre de l'ordre dans tout cela... A quand une ordonnance de Villers-Cotterêts pour la Belgique francophone. Antoinette Spaak en avait posé les premiers pavés, ce qui étrangement avait provoqué l'hilarité flamande (et française), quand on sait à quel point ils défendent leur langue...mais uniquement face au français ! Pour ma part, même si je suis anglophone, j'estime que ma langue ne devrait pas s'imposer à Bruxelles ou en Belgique. Contrairement aux opinions de Sven Gatz, Pascal Smet, ou Bert Anciaux ; ou aux andouilles de la Fédération W/B ; ou de la région bruxelloise ! Il faut demeurer fier d'être francophone !

  • Posté par Rahier Pierre, samedi 21 mai 2022, 13:39

    Je suis en tout point d'accord avec vous. Je suis germaniste (néerlandais, allemand, anglais) et, à ma retraite, je me suis mis à l'italien (7 années de cours du soir). Mais, ma langue reste le français, et ce qu'en font certains aujourd'hui en acceptant qu'elle soit de plus en plus vampirisée par l'anglais, me déplaît au plus haut point. Je regrette que des sommités de chez nous, voire de France, ne s'en émeuvent pas davantage. P.S. La "lose", à la fin du billet de monsieur Francard, est-ce de l'humour ?

Plus de commentaires

Aussi en Vous avez de ces mots...

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs