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Israël: la coalition de Naftali Bennett devient minoritaire à la Knesset

La démission d’une députée arabe, la seconde défection en moins de deux mois, met le Premier ministre israélien en grande difficulté puisque la coalition de huit partis qu’il dirige ne dispose plus de la majorité au parlement.

Journaliste au service Monde Temps de lecture: 2 min

La coalition de huit partis qui soutient le gouvernement israélien présidé par Naftali Bennett ne dispose plus de la majorité à la Knesset, le parlement. Ce 19 mai, en effet, la députée Rinawie Zoabi, de Nazareth, une ville palestinienne d’Israël, a démissionné de cette coalition. Cette femme politique de 50 ans fait partie du parti sioniste progressiste Meretz. Son départ surprise réduit le nombre de députés qui soutiennent la coalition à 59 sur 120.

Le Premier ministre Naftali Bennett réussira-t-il à conserver son poste jusqu’au 13 juin, date du premier anniversaire de la prestation de serment de son gouvernement ? Rien n’est donc moins sûr. Cependant, les profondes divisions de l’opposition pourraient lui donner un peu d’air pendant un certain temps.

Rinawie Zoabi a expliqué son geste spectaculaire dans une lettre où elle cite notamment les démolitions de maisons palestiniennes construites sans permis et une loi interdisant aux Palestiniens mariés à des Israéliens d’obtenir la résidence permanente en Israël. « Je ne peux pas continuer à soutenir l’existence d’une coalition qui, de cette manière honteuse, harcèle la société dont je suis issue », explique la députée arabe. Elle a aussi qualifié ce mois de mai d’« insupportable » citant les interventions de la police israélienne sur l’esplanade des Mosquées (mont du Temple pour les Juifs) et, évidemment, la mort par balle à Jénine de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh et l'agression de ses funérailles par la police israélienne la semaine dernière.

Une coalition hétéroclite

La présence de huit partis allant de l’extrême droite ultranationaliste (comme le parti Yamina de Bennett) à la gauche sioniste sans oublier même un petit parti islamiste laissait peu de chances à cette coalition de rester longtemps unie. Le point commun à tous les députés qui la composaient il y a un an était la seule volonté de mettre fin au long règne du nationaliste Binyamin Netanyahou.

Une autre députée, Idit Silman, du parti de Bennett, avait démissionné le 6 avril dernier, mettant déjà la majorité en danger. Cette fois, la coalition gouvernementale devient sans aucun doute minoritaire. Mercredi prochain, elle pourrait être renversée si tous ses opposants s’alliaient lors d’une motion de censure et des élections pourraient s’ensuivre. Mais, en six jours, bien des choses peuvent se passer sur la scène politique israélienne.

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1 Commentaire

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 19 mai 2022, 23:52

    Naftali a les boules?

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