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Otan: l’alliance veut répondre aux «inquiétudes» de la Turquie

Le président turc Erdogan risque de bloquer l’adhésion de la Finlande et de la Suède.

Temps de lecture: 2 min

L’Otan veut répondre aux « inquiétudes » dont la Turquie a fait part pour bloquer les candidatures d’adhésion de la Suède et de la Finlande, a affirmé jeudi son secrétaire général Jens Stoltenberg.

Apaiser les tensions

« Bien sûr, nous voulons répondre aux inquiétudes que la Turquie a exprimées », a assuré le patron de l’Alliance atlantique au cours d’un déplacement à Copenhague.

« Quand un allié important comme la Turquie soulève des préoccupations de sécurité, soulève des questions, alors oui évidemment la seule façon de les régler est de s’asseoir (autour d’une table) afin de trouver (…) un accord pour aller de l’avant », a déclaré le haut responsable.

Ankara accuse la Suède d’être « la pépinière d’organisations terroristes » comme le PKK, une organisation kurde, et reproche à ces deux pays nordiques de ne pas donner suite aux demandes d’extradition de personnes accusées d’être des terroristes ainsi que d’avoir gelé des exportations d’armes vers la Turquie.

« Nous avons un long passé à l’Otan pour surmonter nos différends et nous mettre d’accord. Je suis absolument certain que nous serons capable d’un accord sur cette question », a ajouté M. Stoltenberg.

Il a réaffirmé sa « confiance » en une « décision rapide » pour accueillir la Suède et la Finlande, qui veulent se placer sous le parapluie de l’Alliance atlantique, une conséquence de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Erdogan « résolu » à contrer l’adhésion des deux pays

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui avait créé la surprise la semaine dernière en menaçant subitement de bloquer l’entrée de ces deux pays dans l’alliance, s’est de nouveau dit « résolu » jeudi à contrer leur adhésion.

L’irritation de la Turquie porte notamment sur ce qu’elle considère comme du laxisme face au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), en particulier en Suède, et un soutien à ses alliés kurdes de l’YPG.

Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par Ankara, mais aussi par les Etats-Unis et l’Union européenne. En revanche l’YPG a combattu les jihadistes de l’Etat islamique aux côtés notamment des Etats-Unis.

Réunis à Bruxelles mercredi matin à l’occasion de la remise officielle des candidatures suédoise et finlandaise, les ambassadeurs des pays de l’alliance n’ont pas réussi à s’accorder sur l’ouverture immédiate des discussions d’adhésion, du fait de l’opposition turque.

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8 Commentaires

  • Posté par Staquet Jean-Marie, jeudi 19 mai 2022, 17:45

    Il y a des gens qui semblent découvrir maintenant que la Turquie est dans l’OTAN. Ils finiront même par s’apercevoir que l’UE n’a jamais osé lui fermer la porte et que pire encore, à chaque fois qu’il a fait du chantage à un État membre, l’UE s’est toujours précipitée pour lui cirer les pompes.

  • Posté par jourdain Claude, jeudi 19 mai 2022, 17:38

    La Turquie de M. Erdogan ne répond plus à un des critères fondamentaux de l'OTAN : état démocratique. Dans cette dictature, tout qui ose s'opposer un tant soit peu au "sultan" est considéré comme étant un "terroriste". Dans de nombreux pays de l'UE, dont la Belgique, il y a de nombreux opposants = terroristes kurdes de Turquie (et du Kurdistan) et turcs. Tous ces pays devraient donc être exclus de L'OTAN. Alors qu'il est dit que le régime russe a donné une nouvelle vie à l'OTAN, M. Erdogan vient d'annoncer que cette organisation n'existait plus...

  • Posté par Staquet Jean-Marie, jeudi 19 mai 2022, 17:51

    Du reste, dans la Turquie d’avant Erdogan, l’armée jouait officiellement un rôle politique et a pris le pouvoir à deux ou trois reprises. Ça n’a jamais tracassé qui que ce soit. Pareil pour Grèce des colonels et la dictature portugaise jusque dans les années 1970. L’OTAN n’a strictement jamais eu la démocratie pour préoccupation. C’est une organisation axée sur la défense militaire de la zone d’influence américaine en Europe. L’UE joue ce rôle concernant les aspects politiques et économiques.

  • Posté par Staquet Jean-Marie, jeudi 19 mai 2022, 17:43

    Il fait même des petites incursions régulières en territoire étranger. Et bizarrement je n’entend jamais notre « allié américain » faire des remarques quant à la justification de sa présence dans « l’alliance ». Quant au secrétariat appellé « UE », il lui lèche les bottes à chaque fois que les Grecs ont un problème avec lui. C’est comme ça dans la « famille européenne ».

  • Posté par Dib Rihon Renata, jeudi 19 mai 2022, 17:25

    Erdogan et Orban sont les parfaits exemples pourquoi il faut que l’Occident réfléchisse à deux fois avant d’accueillir des pays à l’évolution incertaine et qui ne partagent pas nécessairement nos valeurs

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