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Variole du singe: le nombre de cas augmente en Europe, Emmanuel André fait le point

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit mardi vouloir faire la lumière, avec l’aide du Royaume-Uni, sur les cas de variole du singe détectés, notamment dans la communauté homosexuelle.

Temps de lecture: 2 min

Après le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal ont annoncé mercredi à leur tour avoir recensé plus d’une quarantaine de cas suspects ou confirmés de variole du singe, une maladie rare en Europe.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit mardi vouloir faire la lumière, avec l’aide du Royaume-Uni, sur les cas de variole du singe détectés dans ce pays depuis début mai, notamment dans la communauté homosexuelle.

Au total vingt-trois cas suspects de cette maladie virale (« monkeypox »), endémique en Afrique de l’Ouest, ont été recensés dans la région de Madrid, ont annoncé mercredi soir les autorités sanitaires locales.

Quels sont les symptômes ?

Il s’agit d’une maladie peu fréquente, qui se manifeste généralement par de fièvre, douleurs musculaires, ganglions lymphatiques enflés et éruption cutanée sur les mains et le visage, comme une varicelle, détaille un communiqué des autorités sanitaires de la région de Madrid.

« Généralement, la transmission se produit par voie respiratoire, mais ces 23 cas supposés d’infection laissent penser que la transmission a eu lieu par les muqueuses pendant les relations sexuelles », précise le document publié sur Twitter.

Selon les autorités espagnoles et portugaises, qui ont déclenché une alerte sanitaire nationale, cette maladie rare est peu contagieuse entre humains, dépourvue de traitement et se guérit généralement d’elle-même.

« Nous devons intensifier la surveillance des maladies au niveau international »

Pour Emmanuel André, il y aurait « 66 infections confirmées ou probables liées à la variole du singe en Europe et au Canada, un virus contre lequel nous n’avons ni traitement ni vaccin. Pourtant les infections liées à se virus émergent augmentaient déjà depuis 20 ans en Afrique Centrale », explique-t-il sur Twitter.

« Nous devons intensifier la surveillance des maladies au niveau international, et arrêter de considérer que les maladies « tropicales » nous épargnent », poursuit-il avant de souligner que le changement climatique change désormais la donne. Selon l’expert belge, « les options thérapeutiques ne sont donc pas nulles. Mais le niveau d’évidence scientifique limité, la disponibilité des antiviraux/vaccins et le manque de préparation à ce risque contribuent largement au fait qu’à ce jour, on « compte les cas » plutôt que les prévenir/traiter ».

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6 Commentaires

  • Posté par Giefvan Agathe, vendredi 20 mai 2022, 1:40

    Parler ainsi de "population homosexuelle" est non seulement répréhensible, mais idiot. D'abord parce qu'il y a des tas de comportements sexuels différents, il y a des communautés ou catégories trés diverses. Ensuite, comme pour le sida au début, on a un peu vite fait des enchainements multiphobiques : "les singes donc les Noirs donc les drogués donc les tapettes". Il ne manque plus que les syndicats et les femmes qui travaillent !

  • Posté par Staquet Jean-Marie, vendredi 20 mai 2022, 9:27

    Et les Russes et les complotistes!

  • Posté par Druide David, jeudi 19 mai 2022, 18:56

    Merde alors, je pensais que son envie de paraitre dans les médias s'était estompée.... I a du mal à retomber aux oubliettes

  • Posté par Raspe Eric, jeudi 19 mai 2022, 19:15

    Zut alors moi qui pensais que les crabes qui flairait le filon EM avait disparu!

  • Posté par Le Maigat Damien, jeudi 19 mai 2022, 19:01

    Maintenant qu'il a trouvé le filon, il ne va pas le lâcher. Inépuisable en plus le filon: des maladies, il y en aura toujours.

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