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La fièvre de Florence + the Machine

Dance Fever

Fiche - Journaliste au service Culture Temps de lecture: 2 min

Florence Welch, dont c’est ici le cinquième album, est une icône, une diva 2.0, réincarnation improbable de Björk et PJ Harvey dans le corps de Kate Bush, grande prêtresse qui mérite à elle seule la tête d’affiche d’un nouveau festival (Rock Werchter Encore le 26 juin). Enregistré à Londres durant le confinement, ce disque réunit tout ce qui a le plus manqué à la chanteuse rousse : la danse et le fait de vivre ensemble… Cette envie lui a inspiré un titre comme « Choreomania » (d’après l’épidémie de danse de Saint-Guy, phénomène d’hystérie collective observé en Allemagne et en Alsace entre les XIVᵉ et XVIIIᵉ siècles). Entre poésie et éléments folkloriques, assistée du producteur Jack Antonoff, Florence livre ici un album habité qui nous rappelle aussi les grandes heures d’une Lucinda Williams ou d’une Emmylou Harris gothique. « Girls Against God », « Prayer Factory » et « Heaven Is Here » sont la touche mystique se terminant (en version limitée) par les versions poétiques récitées de « King », « My Love » (écrite avec Dave Bayley de Glass Animals) et « Cassandra »… Avec un goût prononcé pour les héroïnes tragiques de l’ère préraphaélite comme Carmen Maria Machado ou Julia Armfield… Autant de figures féministes dans lesquelles Florence se reconnaît. Oui, la nouvelle grande prêtresse de la pop d’aujourd’hui s’appelle bien Florence Welch !

Universal.

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