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Bouchez et Nollet ne veulent pas la peau de la Vivaldi

Sur le plateau de RTL-TVI, les présidents du MR et d’Ecolo ont exposé leurs différends. Mais pas question, disent-ils, de rompre l’accord de majorité.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

Ce dimanche sur le plateau de RTL-TVI, Georges-Louis Bouchez et Jean-Marc Nollet ont étalé leurs divergences de vues sur plusieurs dossiers essentiels, savamment choisis par Christophe Deborsu. Le président du MR et le co-président d’Ecolo, deux des partis membres de la coalition fédérale, ne sont pas d’accord sur le budget de l’armée, la taxation des plus riches, les salaires et bien entendu, le nucléaire.

Sur ce dernier point, Nollet a relancé le débat : l’accord conclu sur le maintien en service de deux réacteurs « ne pourra pas se concrétiser à n’importe quel prix », celui que demanderait Engie pour assurer les prolongations envisagées par le gouvernement à Doel et Tihange, et que l’écologiste juge exorbitant à ce stade.

Bouchez dénonce le « petit jeu » de son adversaire-allié de coalition, estime qu’« on y arrivera » (à trouver un accord avec l’exploitant) et qu’il y a dans ce dossier « une obligation de résultat », à savoir la stabilité de la production d’électricité à des prix raisonnables.

Mais donc, plan A (arrêt du nucléaire) ou plan B (maintien provisoire de deux réacteurs), on n’a pas tout à fait fini d’en parler au sein de la Vivaldi. De quoi ébranler la stabilité du gouvernement ? Jean-Marc Nollet et Georges-Louis Bouchez répondent à l’unisson, une fois n’est pas coutume : il n’est est pas question !

Le premier explique : « Ecolo est très fier de l’accord de gouvernement. Tant qu’on s’y tient, il n’y aura aucun problème. Et puis, ça se passe bien entre les ministres… Bien sûr, ce sera d’autant plus facile s’il y a moins de polémiques à l’extérieur de l’équipe. » Et il ajoute une pique au passage : « Nous avions conclu cet accord avec des réformateurs, mais le MR est devenu conservateur… »

Pas de quoi agacer le second (un peu quand même) : « Les explications que nous avons font partie du débat démocratique. C’est au gouvernement qu’il revient de trancher. Nous n’avons pas le choix. C’est l’avenir du pays qui est en jeu. »

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15 Commentaires

  • Posté par c006ED7, mercredi 25 mai 2022, 12:51

    Triste exemple des politiques qui font passer leur petite carrière avant leurs, prétendues, convictions. La mutation énergétique voulue par les Ecolos pour des raisons dogmatiques est en train de massacrer la population et le monde économique mais Bouchez laisse faire les bras balants.

  • Posté par Drumberg Benoit, mardi 24 mai 2022, 8:08

    Bin non bien sûr...l'argent, leur carrière, le pouvoir quel qu'en soit le prix ! L'intérêt du citoyen ...On en a absolument rien à battre !

  • Posté par Gheys Patrick, lundi 23 mai 2022, 20:45

    Nollet ... l'image d'un curé qui ne répond pas aux questions des ses paroissiens et qui leur dit "Croyez en moi", mais sans apporter de miracles. Un sourire hypocrite, une attitude arrogante ; quel triste personnage.

  • Posté par D L, lundi 23 mai 2022, 13:55

    Ah si on pouvait remplacer ces pastèques écolos par la NVA, ce pays pourrait survivre. Et ne me dites pas non à ceux-là parce qu'ils seraient d'extrême droite, car c'est faux.

  • Posté par Bartet Guy, lundi 23 mai 2022, 11:32

    Quand les partis cesseront-ils de se mêler de l'action du gouvernement ? Quand cesseront-ils de dicter aux parlementaires leurs votes ? Je crains hélas que la particratie ait encore de beaux jours devant elle.

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