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Harcèlement au travail, violences sexuelles… plus de la moitié des travailleurs de la Ville de Bruxelles a déjà subi des comportements indésirables

Alors que la Ville de Bruxelles est l’un des plus grands employeurs de la capitale, des chiffres obtenus par la conseillère communale Bianca Debaets (CD&V) indique que des améliorations pourraient être faites en ce qui concerne le bien-être au travail.

Temps de lecture: 3 min

A la Ville de Bruxelles, plus de la moitié des employés ont déjà été confrontés à un comportement non souhaité sur le lieu de travail, ressort-il de chiffres obtenus par la conseillère communale bruxelloise Bianca Debaets (CD&V) auprès du collège de la Ville de Bruxelles. Selon elle, il ressort d’échanges informels que ce phénomène est resté très présent au cours des dernières années.

La Ville de Bruxelles est l’un des plus grands employeurs de la Région bruxelloise. Elle compte quelque 2.500 employés. Elle dispose d’un service de prévention interne neutre et indépendant, composé de médecins, de psychologues et de huit personnes de confiance. Toutefois, une enquête de satisfaction réalisée en 2018 montre que le bien-être au travail pourrait être amélioré. Selon Bianca Debaets, 2.148 personnes ont participé à l’enquête.

Ainsi, 39 % ont indiqué qu’elles n’avaient jamais eu à faire face à un comportement indésirable au travail, soit moins de la moitié. Dans 27 % des cas, cela survient « rarement » ; 26 % disent que cela arrive « parfois » ; 7 % ont dû faire face à des comportements indésirables « souvent » et 1 % « toujours ».

« La Ville de Bruxelles a beau affirmer que le bien-être et la prévention au travail constituent un pilier important pour elle, ces statistiques montrent qu’il est urgent de passer à la vitesse supérieure », estime Mme Debaets.

Les entretiens informels menés en 2019, 2020 et 2021 à chaque fois avec quelque 400 membres du personnel montrent qu’un tiers d’entre eux font état de harcèlement au travail, un petit nombre de répondants indiquant même qu’ils ont déjà subi des violences et des comportements sexuels non désirés.

Seuls 17 procès-verbaux ont été dressés

De son côté, la Ville de Bruxelles a tenu à faire savoir qu’elle était consciente des cas de comportements indésirables et qu’elle y travaillait au quotidien. Elle souligne que cela porte sur toutes les formes de comportement indésirable dans le chef de personnes en interne ou de collègues, mais aussi de personnes externes, telles que des citoyens ou des visiteurs.

Au cours des trois dernières années, de 2019 à 2021, seuls 17 procès-verbaux pour comportements non souhaités au travail ont été dressés, a rapporté la Ville.

Au sein des différents services et départements, des analyses des risques psychosociaux sont effectuées régulièrement, dont les résultats sont soumis à l’employeur. En matière de prévention, des campagnes sont régulièrement lancées sur le respect entre collègues et le développement d’un environnement de travail positif. La campagne « Merci », lancée fin 2021, a généré quelque 750 expressions de gratitude entre collègues.

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2 Commentaires

  • Posté par lambert viviane, lundi 23 mai 2022, 23:49

    On peut aussi s'étonner que Le Soir jette ainsi le discrédit sur la Ville de Bruxelles !

  • Posté par lambert viviane, lundi 23 mai 2022, 23:47

    La marquise d'Eeklo fait encore du zèle : enquête portant sur 16 % des membres du personnel ! Grâce à Senora Bianca, on ne peut pas gaver les oies en Région-Bruxelles-Capitale.. A quoi je m'amuse!

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