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Energie: le pétrole perd du terrain, crainte d’une récession mondiale

De son côté, l’Union européenne continue d’envisager un embargo sur le pétrole russe.

Temps de lecture: 3 min

Les prix du pétrole se repliaient légèrement mardi, les craintes quant à la croissance mondiale et les difficultés de l’Union européenne à s’entendre sur les détails de l’embargo pétrolier se poursuivant.

Le pétrole en baisse, l’inquiétude augmente

Vers 11 heures, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet perdait 0,33% à 113,05 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois, fléchissait quant à lui de 0,37% à 109,88 dollars.

«Les prix du pétrole sont en baisse après avoir clôturé à plat hier, alors que le marché oscille entre gains et pertes, luttant pour trouver une direction», commente Victoria Scholar, analyste chez Interactive Investor.

«Les craintes croissantes d’une récession mondiale et d’un ralentissement en Chine en raison de sa politique de zéro Covid dressent un tableau sombre des perspectives de la demande et exercent une pression à la baisse sur les prix», poursuit-elle.

La croissance de l’activité économique en zone euro s’est légèrement ralentie en mai dans le secteur privé, selon l’indice PMI composite publié mardi par S&P Global. Elle reste toutefois solide malgré la guerre en Ukraine et l’inflation élevée.

Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, estime même que «le marché pétrolier est remarquablement résistant face aux préoccupations croissantes concernant la destruction de la demande induite par l’inflation».

«Cela est dû, comme on l’a beaucoup dit, aux perturbations de l’offre causées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie», explique-t-il, le marché restant très tendu, constituant ainsi une solide base de prix pour le pétrole.

L’embargo sur le pétrole russe toujours d’actualité

«L’Europe continue d’envisager un embargo sur le pétrole et les produits russes», rappelle Stephen Innes, analyste chez SPI.

Un embargo européen est possible «d’ici quelques jours», a estimé mardi le ministre allemand de l’Économie Robert Habeck, alors que le sujet ne fait pour l’instant pas l’unanimité nécessaire au sein des Vingt-Sept.

À l’origine, Bruxelles prévoyait un arrêt des importations de pétrole brut russe dans les six mois et des produits raffinés d’ici à fin 2022.

Mais la Hongrie refuse pour l’instant ce sixième paquet de sanctions proposé par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, faute de garanties sur le maintien de son approvisionnement.

«Étant donné que l’embargo de l’UE sur le pétrole russe est une question de +quand+ et non de +si+, même si la Hongrie ne s’aligne pas, il est clair que les exportations russes sont sous pression et continueront de l’être à cause des 26 nations de l’UE qui soutiennent l’interdiction», affirme M. Innes.

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