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Avec «Tori et Lokita», les frères Dardenne bouleversent à nouveau Cannes

Pour leur neuvième film en compétition, Luc et Jean-Pierre Dardenne réussissent un film épuré sur deux enfants en exil en Belgique. C’est fort et bouleversant.

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 4 min

Pourquoi ? Pourquoi notre monde est-il à ce point fermé à l’autre ? Pourquoi l’empathie n’est-elle pas un sentiment spontanément naturel ? Pourquoi y a-t-il tant d’entraves à vivre côte à côte ? Quel genre de société soutenons-nous ? Quel monde acceptons-nous ? Pour leur neuvième film en compétition, Tori et Lokita, les frères Dardenne amènent le spectateur à ce point-là de réflexion et invitent à une rencontre en filmant sans complaisance le quotidien de deux enfants venus seuls d’Afrique et espérant vivre ensemble en Belgique. On ne peut y échapper car là, sur grand écran, le sujet n’est absolument pas théorisé, il a les traits précis d’un gamin et d’une adolescente qui ont fui seuls le Bénin. Et on sort bouleversé. Comme chaque fois dans le cinéma des Dardenne, les personnages prennent sens par le corps, les gestes, les actes.

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8 Commentaires

  • Posté par Tomè Anna, mercredi 25 mai 2022, 17:01

    Superbe article ! Bravo !

  • Posté par Retine Marc, mercredi 25 mai 2022, 15:06

    BRAVO!!! Qu'est ce que les Français doivent en avoir mare des succès Belges! Dommage que les frères font des films et qu'ils ne jouent pas au foot... ce serait subliiiiiiiiiiime!

  • Posté par Usual Suspect, mercredi 25 mai 2022, 11:19

    Je suis sûr que si les frères Dardenne avaient été américains, notre Hugues Dayez national aurait certainement objecté qu'il est aujourd'hui bien plus "bankable" de faire un film avec deux enfants immigrés d'Afrique plutôt qu'avec un p'tit gamin blanc qui a perdu son vélo à Seraing...

  • Posté par Usual Suspect, jeudi 26 mai 2022, 14:47

    Petitjean Marie-rose, certes, mais il faut bien se rendre à l'évidence : c'est à la mode, donc c'est "bankable".

  • Posté par Petitjean Marie-rose, jeudi 26 mai 2022, 12:43

    C'est en tout cas votre conviction ; attribuer cette pensée à M. Dayez me paraît pour le moins hasardeux.

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