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Variole du singe: Steven Van Gucht lance un appel

Depuis le début du mois de mai, des cas de variole du singe ont été signalés à travers le monde, sans qu’ils soient liés à des voyages effectués dans des pays où le virus est endémique, comme l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Temps de lecture: 3 min

Six cas de variole du singe sont confirmés en Belgique, a annoncé mercredi Sciensano. Un cas potentiel subsiste encore, les résultats du test PCR de dépistage n’étant pas encore connus. Il s’agit de sept hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Les quatre premiers cas répertoriés dimanche dans notre pays concernent tous des hommes ayant fréquenté le festival Darklands, un festival fétichiste homosexuel se déroulant à Anvers. Les deux autres cas confirmés concernent une personne contaminée par son compagnon et un individu contaminé au Portugal. Les symptômes de ces personnes sont légers, a précisé à Belga mercredi après-midi le virologue et chef du service maladies virales chez Sciensano, Steven Van Gucht.

« Contacts à haut risque »

Les directives du Risk Assessment Group du SPF Santé publique ont en outre été légèrement modifiées. Désormais les « contacts à haut risque », ayant côtoyé une personne contaminée, devront suivre des mesures de précautions renforcées. « Il s’agit des personnes ayant eu un rapport sexuel ou un long contact physique avec une personne contaminée, mais cela ne concerne qu’un petit groupe de personnes », précise le virologue. « Nous demandons, dans les trois semaines suivant le contact, qu’ils portent un masque et observent une quarantaine s’ils doivent rencontrer de jeunes enfants, des femmes enceintes ou des personnes avec une immunité affaiblie. »

Le virologue n’exclut pas que de nouveaux cas soient encore signalés dans les prochains jours. « Les informations au sujet des contaminations a entraîné une prise de conscience et le temps d’incubation de trois semaines fait que nous risquons encore d’entendre parler de nouveaux cas », souligne Steven Van Gucht. Le scientifique se montre par ailleurs optimiste quant à la faculté de maîtriser la circulation du virus. « Nous sommes aidés par la longue période d’incubation et le fait que les patients sont contaminants lorsqu’ils présentent des symptômes, ce qui facilite la détection des cas contacts. »

Si le virus a été lié à la communauté homosexuelle, le virologue souligne qu’il ne concerne pas uniquement les hommes ayant eu des rapports sexuels avec d’autres hommes. « Les cas connus en Afrique n’ont pas été provoqués par des contacts sexuels. On peut parler ici d’un concours de circonstances : il s’agit de supercontaminateurs qui ont fréquenté un festival dont le public est très international, et dans un contexte d’après Covid. »

La plupart des personnes infectées ont moins de 50 ans. Cela est probablement dû au fait que les personnes âgées recevaient encore le vaccin contre la variole. Dans notre pays, l’administration du vaccin a été arrêtée au milieu des années 70.

Depuis le début du mois de mai, des cas de variole du singe ont été signalés à travers le monde, sans qu’ils soient liés à des voyages effectués dans des pays où le virus est endémique, comme l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. La plupart des contaminations concernent des hommes ayant eu des rapports sexuels avec d’autres hommes.

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6 Commentaires

  • Posté par massacry olivier, mercredi 25 mai 2022, 23:47

    A lire aussi cet article de 2018 de ...Marc Van Ranst, très complet: < Émergence de Monkeypox en tant qu'infection à orthopoxvirus la plus importante chez l'homme> (https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2018.00241/full).

  • Posté par Peeters ., mercredi 25 mai 2022, 20:47

    Des choses étranges se passent... En 2019 la variole du singe n'inquiétait STRICTEMENT personne... Mais on veut cacher cela en retirant les articles.... Pris la main dans le sac ! Liens : https://www.theguardian.com/science/2019/dec/04/person-diagnosed-with-monkeypox-in-england-after-visiting-nigeria et https://www.gov.uk/government/news/monkeypox-case-confirmed-in-england

  • Posté par massacry olivier, mercredi 25 mai 2022, 23:02

    Et beurk le croisé de mauvaise foi Peeters continue son travail d'intox quotidiens, < Des choses étranges se passent> non Peeters continue sa parano du petit complot. Quoi comment le Public Health England actualise sa page, quelle horreur. L'article du Guardian confirme ce qui est de nouveau dit aujourd'hui. comment en 2018 les cas n'ont pas provoqué un épidémie mondiale? ben non: < La deuxième épidémie de monkeypox s'est produite en dehors de l'Afrique occidentale et centrale au Royaume-Uni en 2018. Deux des cas ont voyagé récemment au Nigeria où il y a une épidémie de monkeypox en cours depuis 2017. Les activités de réponse coordonnées du Nigeria et du Royaume-Uni ont assuré qu'aucune autre transmission de monkeypox s'est produit au Royaume-Uni> https://jglobalbiosecurity.com/articles/10.31646/gbio.22/. Quoi comment avant 2022 il y avait déja des articles scientifiques sur le sujet, un complot? Non juste la science: https://scholar.google.com/scholar?start=0&q=monkeypox+emergence+threat&hl=en&as_sdt=0,48. Là on peut y lire un article de 2004 ( 2004 !) < Le monkey-pox, un modèle de maladie émergente puis réémergente.> nous avertissant: < L'émergence récente de la variole du singe aux États-Unis d'Amérique met en évidence le problème (connu pour d'autres agents infectieux) de la dissémination des agents pathogènes en dehors de leur zone d'endémie, et des menaces globales subséquentes de gravité variable selon les agents> ( https://europepmc.org/article/med/15617321). Toujours en 2004, cet article < Monkeypox : un examen de l'histoire et de l'émergence dans l'hémisphère occidental> (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1045187004000767) qui analyse l'épidémie de 2003:< Au 30 juillet 2003, 72 cas confirmés ou suspects de monkeypox avaient été signalés dans le Wisconsin, l'Illinois et l'Indiana et représentaient une importante épidémie. Le pic d'apparition de la maladie s'est produit entre le 29 mai et le 9 juin 2003,>. L'orignie? < une cargaison d'animaux exotiques importés aux États-Unis via le Texas depuis le Ghana, en Afrique de l'Ouest> La conclusion de l'article, par ailleurs fort instructif, < L'avenir Les développements de vaccins, les recherches en cours et les interdictions d'importation d'animaux exotiques promettent de fournir des moyens de contrecarrer une autre attaque de monkeypox comme celle qui s'est produite aux États-Unis en 2003. Les suggestions qui ont parfois été exprimées concernant l'utilisation du monkeypox comme arme du bioterrorisme ne semblent pas être très préoccupants. Néanmoins, des cas tels que l'épidémie de 2003 rappellent que tous les prestataires de soins de santé, en plus des spécialistes des maladies infectieuses, doivent rester attentifs à la possibilité d'une maladie nouvelle ou réémergente lorsque les patients présentent des manifestations inhabituelles.>. Dans cette liste de < google Scholar> on trouve aussi cet article de 2011: <Flambées de monkeypox humain après l'arrêt de la vaccination antivariolique > (Congo) ( https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0966842X11002125). Ainsi que celui ci de 2020 prolongeant l'analyse congolaise: < Modélisation de la transmission interhumaine du monkeypox>. Extraits: < La propagation géographique des cas de monkeypox s'est étendue au-delà des forêts d'Afrique centrale, où des cas ont été initialement détectés, vers d'autres parties du monde, où des cas ont été importés. Ce schéma de transmission est probablement dû au déclin mondial de l'immunité aux orthopoxvirus , suite à l'arrêt de la vaccination contre la variole, une fois que la variole a été déclarée éradiquée en 1980. Le monkeypox pourrait donc devenir l' infection à orthopoxvirus la plus importante chez l'homme. ...Nous concluons que la circulation de la variole, suivie de la vaccination mondiale contre la variole, a précédemment protégé les populations humaines des épidémies de monkeypox. Nous avons combiné des données historiques sur la variole et le monkeypox avec une modélisation mathématique pour estimer le nombre de reproduction de base du monkeypox, et avons constaté que le monkeypox a un potentiel épidémique. Cette découverte peut expliquer le nombre croissant de déclarations d'épidémies de monkeypox, entraînant un monkeypox endémique dans les pays d'Afrique centrale. De plus, avec le déclin de l'immunité aux espèces d' orthopoxvirus , le monkeypox peut constituer une menace croissante pour la sécurité sanitaire.>. Enfin cet article de mai 2021 < Monkeypox : une zoonose virale négligée ><Abstrait Au fil des ans, les nations du monde ont été en proie à plusieurs épidémies de maladies infectieuses. Avec l'augmentation continue du nombre de maladies infectieuses émergentes et réémergentes telles que la variole du singe, il est grand temps que nous tirions les leçons et les idées des épidémies passées pour guider et nous préparer efficacement à d'éventuelles épidémies futures. Le monkeypox, populairement connu comme l'infection à orthopoxvirus la plus importante, est une zoonose virale répandue en Afrique centrale et occidentale. Il existe 2 clades génétiques connus du virus de la variole du singe signalés jusqu'à présent, les clades d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Le monkeypox humain, bien que originaire d'Afrique, est devenu une préoccupation mondiale avec des cas signalés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Israël et à Singapour. Elle est caractérisée par une lymphadénopathie et des symptômes d'éruption systémique. Le monkeypox a un faible taux de mortalité (0-11 %), les taux les plus élevés se produisant chez les enfants et les jeunes qui ne faisaient pas partie de la population vaccinée contre la variole. Le rapport suggère que la consommation de viande de brousse pourrait être un facteur de risque potentiel dans la transmission de l'infection ou la prise en charge d'un patient infecté. Plusieurs facteurs ont été responsables de la faiblesse du système de surveillance du monkeypox, notamment la pandémie actuelle de COVID-19 qui a exercé une pression accrue sur les fragiles systèmes et infrastructures de santé de la plupart des pays. Cet article vise à guider les décideurs mondiaux en matière de santé sur le danger imminent de négliger cette maladie.>. Non rien d'étrange, que du banal, pas de complot, des scientifiques font leur boulots depuis des années, et des Q-omplotistes en manquent d'inspirations !

  • Posté par STORDIAU Pierre, mercredi 25 mai 2022, 22:38

    "MonkeyFox" = infox sur le monkeypox par le singe Peeters; comme dab.

  • Posté par Bartet Guy, mercredi 25 mai 2022, 21:51

    M. Peeters, en dehors du fait que vos commentaires sont généralement fort (et mal) orientés, vous vous contredisez. Vous écrivez "n'inquiétait personne" mais vous citez un article qui s'inquiétait en 2019. Faudrait savoir. De surcroît, l'article mentionne que la contamination est consécutive à un voyage au Nigeria, pays où la monkeypox est endémique. Ce qui n'a rien à voir avec la situation actuelle. Bref, comme d'habitude, un moulin à infox de mauvaise foi.

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