Accueil Société

La Belgique en partie paralysée ce 31 mai: bus, trains et services publics à l’arrêt

Dans l’enseignement, le mouvement sera surtout suivi en Flandre. La FGTB lance un appel à la grève générale. Impossible d’évaluer le suivi dans le secteur privé.

Temps de lecture: 2 min

Entourez la date au calendrier : le pays sera en partie à l’arrêt, ce mardi 31 mai. Peu ou pas de bus et de trains mais aussi de collecte des détritus en Wallonie et à Bruxelles. Des préavis ont en effet été déposés dans les TEC, à la SNCB et à Bruxelles Propreté et dans la plupart des intercommunales de collectes et de traitement des déchets. Les parcs à conteneurs seront également fermés. Et le risque, aussi, de trouver porte close dans les administrations communales mais aussi provinciales, régionales et fédérales.

La raison de cette paralysie ? Le mot d’ordre des trois syndicats de la fonction publique qui, par cette journée d’actions, entendent dénoncer le malaise grandissant parmi leurs affiliés. Il s’agit également de rappeler les revendications concernant le maintien du pouvoir d’achat. Et cela en prélude à la manifestation du 20 juin prochain.

Côté flamand, les enseignants devraient également être nombreux à se croiser les bras. Dans la partie francophone du pays, le suivi est moins important. Les syndicats n’annoncent pas de fortes perturbations. « Nous couvrons le mouvement, en particulier dans les écoles publiques puisqu’il s’agit d’une grève des services publics », nous indique-t-on à la CGSP Enseignement. « Mais le moment n’est pas propice à la mobilisation et nous pensons qu’il n’y aura pas de fermetures d’écoles, même si certains enseignants feront grève. » Dans l’enseignement supérieur, certains examens prévus ce mardi pourraient être reportés. Enfin, sur les ondes de la RTBF, le programme sera sans doute minimum en raison de cette action.

Et dans le secteur privé ? A l’origine, cette journée d’actions concernait les seuls services publics. Ce vendredi matin, la FGTB a lancé un appel à la grève générale. Dans quelle mesure sera-t-il suivi ? Difficile de se prononcer, même si, depuis plusieurs semaines, les dirigeants syndicaux expliquent régulièrement que les revendications en matière de pouvoir d’achat remontent de plus en plus de la base. Une situation renforcée par le maintien du prix élevé des carburants et la réception des factures annuelles de gaz et d’électricité. Bref, la tension monte.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

9 Commentaires

  • Posté par J.-M. Tameyre, samedi 28 mai 2022, 5:33

    Le financement des syndicats par la distribution des allocations de chômage, c'est fini ! La CAPAC et l'ONEM peuvent très bien le faire. Il est grand temps de ne plus discuter avec des repris de justice. Pour le reste, l'attitude d'un "quotidien pluraliste" devient puante.

  • Posté par Vanloo , vendredi 27 mai 2022, 21:45

    Comme d'habitude grève toujours dans les secteurs déjà protégés, les grévistes ne perdent rien au point de vue salaire. Merci les syndicats pour les personnes sans voitures qui ont entendus parfois plusieurs mois pour avoir un R.V. chez un spécialiste médical

  • Posté par eric biltiau, vendredi 27 mai 2022, 21:26

    Le Soir se ferait-il le complice des grévistes en refaisant un article sur cette journée?

  • Posté par b002J1T, vendredi 27 mai 2022, 20:52

    L'enseignement en FWB est au bord de la rupture grâce au Pacte d'Excellence qui nivelle notre enseignement par le bas, surtout le qualifiant. Alors, ce n'est plus la peine de manifester, le gouvernement se charge de détruire ce qu'il reste d'important pour nos élèves.

  • Posté par Claude , vendredi 27 mai 2022, 20:09

    Et le service minimum dans les transports wallons instauré en 2017, on crache dessus ?...

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko