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Salaires, téléphonie,… voici tout ce qui change pour les Belges ce 1er juin

Des changements vont s’opérer en Belgique à partir du 1er juin. Cela concerne notamment les honoraires des médecins, la réforme du droit pénal sexuel et les tarifs chez Orange.

Temps de lecture: 3 min

Orange Belgium augmentera certains de ses tarifs à partir du 1er juin. Les clients de l’opérateur de télécommunication bénéficieront toutefois d’une augmentation de la quantité de data et d’un élargissement des réductions multi-cartes.

Concrètement, le prix des abonnements mobiles subira une hausse comprise entre 1 et 3 euros qui sera toutefois accompagnée d’une augmentation de data allant de 0,5 à 10 GB. Les prix des produits fixes croîtront également.

Les clients multi-cartes ainsi que les clients qui ont un abonnement à l’internet fixe bénéficieront par contre d’une réduction de 1 euro sur leurs abonnements mobiles.

Les tarifs des coûts hors forfait des abonnements mobiles, des appels internationaux ainsi que du roaming seront aussi à la hausse. Le MMS deviendra par ailleurs payant (0,24 euro) alors qu’il est actuellement gratuit.

Augmentation des honoraires des médecins

Les médecins verront leurs honoraires augmenter de 2 % à partir du 1er juin 2022.

Cette indexation intermédiaire fait suite aux négociations de l’accord médico-mutualiste 2022-2023. L’Association belge des syndicats médicaux (Absym) avait interpellé l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) sur l’indexation de 0,71 %, qui ne tenait pas compte du taux d’inflation de décembre 2021 mais accusait plutôt un retard de six mois.

Le conseil des ministres a finalement approuvé un budget supplémentaire unique de 207 millions d’euros pour soutenir les prestataires de soins de santé pendant la forte hausse de l’inflation. Sur ce montant total, 112 millions d’euros sont destinés aux médecins, ce qui représente une indexation intermédiaire de 2 % de leurs honoraires au 1er juin 2022.

La réforme du droit pénal sexuel entre en vigueur

L’importante réforme du droit pénal sexuel, fruit d’un long travail en commission, entrera en vigueur le 1er juin.

Le projet de loi vise à tenir compte de l’évolution de la société et à inscrire la notion de consentement au cœur de la nouvelle législation. Jusqu’à présent, les délits sexuels étaient considérés comme crimes et délits contre l’ordre des familles et la moralité publique, comme le prévoyait la législation datant de 1867. Les infractions sexuelles appartiendront désormais aux infractions contre les personnes. Ainsi, la notion d’attentat à la pudeur disparaît tandis que les notions de viol et voyeurisme sont élargies. L’inceste est également et enfin mentionné dans la loi.

Sur le plan pénal, les sanctions sont adaptées, le viol étant ainsi puni d’une peine de 15 à 20 ans de prison, au lieu de 5 à 10 ans. A l’inverse, dans un souci de proportionnalité, les peines pour voyeurisme sont allégées. Dans certaines circonstances, le juge aura la possibilité de prononcer des peines alternatives à la prison pour les auteurs d’infractions sexuelles.

Le projet de loi prévoit aussi l’harmonisation de l’âge de la majorité sexuelle à 16 ans, avec une tolérance à partir de 14 ans en cas de consentement et de différence d’âge de trois ans maximum. Il décriminalise également la prostitution, mais pas le proxénétisme, qui sera puni d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de 500 à 25.000 euros. La prostitution reste interdite aux mineurs. Quant à sa publicité, elle est interdite à quelques exceptions près.

Cette réforme du droit pénal sexuel est portée par le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.

 

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