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Variole du singe: un neuvième cas confirmé en Belgique

Au total, 19 pays où la maladie est inhabituelle, la plupart en Europe, ont rapporté au moins un cas confirmé, indique le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Un neuvième cas vient d’être confirmé en Belgique.

Temps de lecture: 4 min

Un neuvième cas de variole du singe a été confirmé au CHU Saint Pierre ce samedi, selon une information de la RTBF. Le nombre de cas confirmés de variole du singe dans le monde a atteint 219 lundi dernier hors des pays où la maladie est endémique, selon un bilan diffusé par l’agence de l’Union européenne chargée des maladies.

La variole du singe, dont plusieurs cas ont été détectés en Europe et en Amérique du Nord, est une maladie rare originaire d’Afrique dont on guérit en général spontanément. En l’état actuel des connaissances, la transmission interhumaine nécessite un contact étroit et prolongé entre deux personnes, et se fait principalement via la salive ou le pus des lésions cutanées formées au cours de l’infection.

Que risquent les personnes contaminées ?

L’infectiologue Charlotte Martin au CHU Saint-Pierre à Bruxelles, invitée sur La Première mardi dernier, a donné un éclairage sur la situation.

« Pour l’instant, l’immense majorité des cas sont bénins. Ils ont des symptômes de fièvre, de malaises, de douleurs musculaires, et une éruption cutanée caractéristique. Mais la maladie ne dégénère pas à ce stade, il n’y a pas de décès. Ensuite, c’est une maladie qu’on connaît quand même un petit peu. On sait qu’il y a deux formes de virus, et ici on est face au virus ouest-africain, donc la forme la moins dangereuse. Mais ce virus pourrait tout de même être plus sévère chez les personnes fragiles, c’est-à-dire les enfants, les immunodéprimés, les femmes enceintes et les personnes plus âgées. Or l’immense majorité des cas pour l’instant concerne des jeunes en bonne santé. La maladie reste cependant contagieuse et on ne veut pas qu’elle se répande, justement pour qu’elle n’atteigne pas cette population vulnérable. »

Quelle est la phase la plus contagieuse ?

« Lors de l’apparition des vésicules. Cette maladie se transmet par contact très proche et par frottement. On évite donc de se serrer la main après avoir touché ces vésicules. Elle se transmet également par des rapports sexuels. Certains ne se rendent pas forcément compte et ne voient pas une éruption de vésicules au niveau génital, ce qui permet une transmission de la maladie. »

Si l’on ne voit pas apparaître cette éruption cutanée, nous ne devons pas nous inquiéter ? Selon Charlotte Martin, la période d’incubation est de 5 à 21 jours. Donc si vous avez été en contact avec une personne contaminée, il faut être attentif pendant les 21 jours suivants. Elle ajoute que dès qu’une personne ne se sent pas bien et voit apparaître ces vésicules, elle doit aller consulter un médecin et rester à distance de toute autre personne. Il faut ici comprendre qu’il faut éviter tout contact proche, mais il n’est pas complètement interdit de sortir de chez soi, comme c’était le cas avec le coronavirus.

L’OMS ne voit pas de raison de s’alarmer

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande certaines mesures face à la propagation « inhabituelle » de la variole du singe, mais ne voit pas de raison de s’alarmer.

« Ce n’est pas une maladie dont le grand public doit se préoccuper. Ce n’est pas comme le Covid-19 », a souligné Sylvie Briand, directrice du département de préparation mondiale aux risques infectieux à l’OMS, lors d’une présentation destinée aux États membres de l’organisation à Genève (Suisse).

Les experts tentent de déterminer ce qui a provoqué cette « situation inhabituelle », et les résultats préliminaires ne montrent pas de variation ou de mutation du virus de la variole du singe, a indiqué Mme Briand.

L’OMS s’attend à ce que les cas de variole du singe, signalés dans plus d’une vingtaine de pays, continuent d’augmenter. « À l’heure actuelle, nous ne savons pas si nous ne voyons que le sommet de l’iceberg », a ajouté Mme Briand.

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