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Festival de Cannes: les frères Dardenne et Lukas Dhont récompensés, la Palme d’Or pour Östlund (vidéo)

Le Grand Prix, deuxième distinction la plus prestigieuse, a été remise ex-aequo à la Française Claire Denis pour « Stars at noon » et au Belge Lukas Dhont, le benjamin de la compétition, pour « Close ».

Temps de lecture: 4 min

La Palme d’Or du 75e Festival de Cannes est revenue samedi à Ruben Östlund pour «Sans filtre». Le metteur en scène suédois remporte ainsi pour la deuxième fois la sélection du festival cannois.

Déjà palmé en 2017 pour «The Square» Ruben Östlund réalise le doublé avec «Sans Filtre», croisement punk de «Titanic» et «La Grande Bouffe» et satire acide des ultra-riches qui a fait exploser de rire la Croisette.

Les Belges brillent

Le Grand Prix, deuxième distinction la plus prestigieuse, a été remise ex-aequo à la Française Claire Denis pour « Stars at noon » et au Belge Lukas Dhont, le benjamin de la compétition, pour « Close ».

Avec « Close », le jeune prodige belge signe un film sur l’amitié et la responsabilité. Le long métrage plonge dans l’histoire de Léo et Rémi, 13 ans, amis depuis toujours jusqu’à ce qu’un événement impensable les sépare.

« Je suis très ému. Merci au jury. Merci au Festival de Cannes. Merci à mon frère qui était là depuis le début. Nous faisons des films ensemble depuis l’âge de 12 ans », a déclaré Lukas Dhont sur scène. « Je voudrais remercier mon père, Dirk, Angelo, Seal, Davy, toute mon équipe, acteurs et techniciens, qui se sont investis coeur et âme dans ce film. (…) Et par-dessus tout, merci à ma mère, maman, de m’avoir montré l’impact incroyable que le cinéma pouvait avoir. Je suis ici grâce à toi, parce que tu m’as aidé à trouver ma voix pour me connecter aux autres, au travers de films et d’histoires. »

« Ces dernières années nous avons dû nous tenir à distance de ceux qu’on aime pour les protéger. Je me suis clairement rendu compte de l’importance de mes amis et à quel point ils nous sont nécessaires. Je voudrais dédier ce film aux amis dont je me suis éloigné et à ceux que je considère désormais comme mes proches », a poursuivi le cinéaste. « Je dédie ce prix à la tendresse et au courage de ceux qui choisissent l’amour à la peur. »

Les frères Dardenne ont également été récompensés. Un prix spécial pour la 75e édition du Festival de Cannes leur a été remis pour « Tori et Lokita ».

Avec ce neuvième long métrage présenté en compétition, les cinéastes livrent un récit poignant sur la clandestinité, plongeant dans l’histoire de deux jeunes exilés au lien indéfectible, venus s’établir en Belgique.

« Quand on préparait notre film, en janvier 2021, un boulanger de Besançon a fait une grève de la faim pendant 12 jours pour qu’on expulse pas de France son apprenti qui était de Guinée. C’est formidable. Notre film nous le dédions à ce monsieur », a déclaré Luc Dardenne sur scène, après les remerciements au jury faits par son frère Jean-Pierre.

Enfin, le Prix du jury du Festival de Cannes a été attribué ex-aequo, samedi soir, au film belge «Les Huit Montagnes» de Felix van Groeningen et Charlotte Vandermeersch, primé avec le long métrage «EO» du Polonais Jerzy Skolimowski.

Le palmarès complet

Interprétation féminine : Zar Amir Ebrahimi dans Holy Spider de Ali Abbasi (Iran)

Scénario : Boy from Heaven, de Salik Tarek (Egypte)

Interprétation masculine : Song Kang Ho dans Broker, de Kore-Eda Hirokazu (acteur coréen dans un film japonais)

Prix de la mise en scène : Decision to leave, de Park chan-wook

Caméra d’or : War Pony, de Gina Gammell et Riley Keough (USA)

Court métrage : The water murmurs de jianying Chen (Chine)

Dans les prix parallèles, Boy from Heaven, du cinéaste suédois d’origine égyptienne Salik Tarek, reçoit le Prix François Chalais qui récompense parmi la sélection officielle du Festival de Cannes, le film qui traduira au mieux la réalité du monde.

Présidé par la réalisatrice polonaise Agnieszka Holland, le jury de l’Œil d’or qui récompense un documentaire, a primé All That Breathes de Shaunak Sen (Inde, États-Unis, Royaume-Uni).

Le Prix de la Fipresci, désigné par la presse internationale, récompense Leila’s Brothers, de l’Iranien Saeed Roustayi pour la compétition officielle, Le bleu du caftan, de Maryam Touzani (une production marocaine coproduite par la Belgique) dans la section Un certain Regard et Dalva de la Belge Emanuelle Nicot dans la section La Semaine de la Critique.

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1 Commentaire

  • Posté par Bricourt Noela, dimanche 29 mai 2022, 8:05

    La nouvelle génération ne brille pas au sud du pays...

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