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Visite royale: la variole du singe est suivie de très près au Congo

Plus de mille cas sont répertoriés chaque année par l’Institut national de recherche biologique de Kinshasa en étroite collaboration avec l’IMT d’Anvers. Une épidémie s’est déclarée en décembre dernier dans le Maniema.

Chef du service Monde Temps de lecture: 2 min

Ce n’est peut-être pas beaucoup à l’échelle d’un pays immense comme le Congo et ses 85 millions d’habitants, mais l’épidémie de variole du singe qui s’est déclarée en décembre dernier dans le Maniema a déjà contaminé plus de 515 personnes et causé 59 décès. D’après les derniers prélèvements effectués, quelques cas ont également été constatés dans le Kwilu voisin, signe que l’épidémie s’étend et se rapproche de la capitale Kinshasa.

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Cette nouvelle vague du variant le plus dangereux de ce type de variole inquiète les équipes du Dr Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’Institut national de recherche biologique du Congo (IRNB).

Le codécouvreur du virus Ebola (avec le belge Peter Piot) recevait les souverains dans son institut jeudi matin. « Nous profitons de cette visite inoubliable pour demander à la Belgique de continuer à nous appuyer car nous voyons que les Congolais, dans de bonnes conditions, peuvent maintenant être informants ». L’INRB travaille d’ailleurs en étroite collaboration avec l’Institut de médecine tropicale d’Anvers (IMT), est très bien équipé et obtient d’excellents résultats. Ses recherches sont essentielles pour identifier les maladies et épidémies de demain.

Couper la chaîne de transmission

Le Congo est un des réservoirs de la variole du singe. « Nous répertorions environ mille cas par an depuis les années 1980 », précise le Dr Patrick, un des virologues de l’INRB. « Le plus important pour nous, c’est de couper la chaîne de transmission ».

Le plus difficile pour les équipes de l’INRB, c’est de se rendre dans des villages souvent coupés du monde et inaccessibles faute de route ou de piste. « Nous informons et alertons les populations sur les risques de consommer de la viande de rongeurs et de singes infectés. Dans le Maniema, la viande d’un seul singe infecté a contaminé tout un village et causé la mort de 15 personnes. Nous formons également des prestataires de soins sur place pour assurer le suivi et nous informer de l’évolution de la maladie ».

 

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3 Commentaires

  • Posté par Frédéric Delrue, jeudi 9 juin 2022, 20:02

    Le singe est déjà en RDC..

  • Posté par Smyers Jean-pierre, jeudi 9 juin 2022, 18:19

    Volontaire, le télescopage du titre et de l'illustration?

  • Posté par Smyers Jean-pierre, jeudi 9 juin 2022, 18:28

    Tiens? L'illustration a disparu.

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