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Les droits de l’homme pris au piège

Le mouvement des droits humains est en proie aux doutes, même dans sa rhétorique. Détourné, pris au piège entre les discours populistes et les revendications religieuses, il ne sait plus très bien où placer le curseur.

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En 1961, Amnesty International avait brisé les dogmes de la Guerre froide en défendant des prisonniers de conscience non seulement dans les pays communistes, mais aussi dans des régimes qui se réclamaient du « monde libre », comme l’Afrique du Sud de l’apartheid ou l’Espagne de Franco. La défense des droits humains s’inscrivait alors clairement dans la lutte progressiste. Elle était le pilier éthique et juridique d’un combat politique plus large pour la justice et la liberté.

La force de cette aspiration à plus d’humanité était telle que les amis des « bons dictateurs » s’en servaient pour affaiblir les « mauvais dictateurs ». Les communistes brandissaient les droits humains pour disqualifier Pinochet, tandis qu’une certaine droite, acoquinée avec le caudillo chilien, en usait pour accabler Castro.

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