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Dans le bus G6 à Kramatorsk, où se racontent les fractures de la guerre en Ukraine

Dans cette ville abandonnée par près de 75 % de ses habitants, chauffeur et passagers font preuve d’héroïsme pour tenter de retrouver un semblant de normalité pendant le conflit.

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Jusqu’à il y a 112 jours, le bus de la ligne G6 qui parcourt Kramatorsk, ville clé du front de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, était constamment plein à craquer. Aujourd’hui, c’est un véhicule presque vide qui traverse des rues tristes, pour récupérer des personnes âgées des communes voisines et des femmes qui tentent de faire leurs courses à moindre coût sur le marché de la rue Parkova.

Il y a plus de trois mois, la société de transport publique comptait 380 employés. Seul un tiers d’entre eux est encore là. Et sur les 100 bus de la flotte, seuls les 16 alimentés par batterie peuvent encore circuler, en raison d’une pénurie de carburant. Avant l’offensive russe dans le Donbass, les sujets de conversation étaient l’augmentation du prix des denrées alimentaires, les retards des transports en commun ou la taille des cerises à cause de l’arrivée de la chaleur. Aujourd’hui, explique le chauffeur, soit le silence règne, soit la conversation tourne toujours autour du même sujet : la guerre.

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