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Maxime Prévot élu par 81,7% à la présidence des Engagés

Ayant transformé le CDH en « Les Engagés », Maxime Prévot avait remis son mandat présidentiel en jeu. Seul un candidat, voulant remettre la référence chrétienne dans l’ADN du parti, l’a affronté. Il a quand même obtenu 18,3 % des voix.

Cheffe adjointe du service Politique Temps de lecture: 2 min

Le suspense ne portait que sur le chiffre. Car personne n’imaginait, au sein du parti et même en dehors, que le Bruxellois Marc-Antoine Mathijsen puisse l’emporter face au président sortant et populaire bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, seul à avoir fait monter les centristes dans sa circonscription aux dernières élections. D’autant que le challenger est pour le moins versatile : après la transformation du PSC en CDH, il avait quitté le parti pour fonder avec d’autres le CDF (chrétiens-démocrates francophones, dissous en 2013) puis était revenu au CDH, avant de le quitter pour le MR, puis revenir encore et vouloir donc présider aux Engagés.

Reste que l’homme, décidé à rétablir la référence chrétienne, qui a disparu du nouveau manifeste des Engagés, jouait sur une corde toujours sensible chez les anciens sociaux-chrétiens. Et il en a séduit 18,3 % tout de même. Cela n’a évidemment pas suffi. Mais c’est un signal à Maxime Prévot malgré tout, quant à l’importance accordée aux racines chrétiennes par pas mal de militants encore. Alors que lui a voulu reléguer les convictions religieuses à la sphère privée uniquement. « Il y a une petite surprise », admet un ténor du parti. « Il y a quand même un signal. »

Prévot rempile donc pour cinq ans à la présidence des centristes, avec 81,7 % des voix. Il aura fort à faire pour populariser son nouveau mouvement, qui ne montre aucun signe de remontée dans les intentions de vote, selon notre Grand Baromètre du week-end dernier. Après le long travail de refondation et de remise à plat de toute la doctrine du parti, il reste donc aux Engagés un énorme travail de conviction pour espérer séduire davantage d’électeurs en 2024 – si la Vivaldi tient jusque-là. Sans perdre ceux qui étaient attachés aux valeurs du CDH, notamment en matière de personnalisme chrétien. Il reste aussi au mouvement à prouver, comme le président le souhaite, que le centre est moderne, engagé, voire radical dans ses positionnements. Et une force capable de répondre aux défis de la société d’aujourd’hui, qu’il entend « régénérer ».

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4 Commentaires

  • Posté par Giefvan Agathe, jeudi 23 juin 2022, 0:01

    81% de quelques dizaines de personnes, ça ne fait pas beaucoup. Quant au programme politique, les citoyens savent ce qu'on a retiré mais pas ce qu'on a gardé ou ajouté. C'est devenu un parti (eh non, même pas) de personnes, sans valeurs identifiables, sans qu'on sache son positionnement institutionnel, économique, sociétal, etc.

  • Posté par Lefèvre Philippe, mercredi 22 juin 2022, 22:19

    Personnage sympathique. Cependant quand on sait sa gestion de la sécurité à Namur, on a des doutes sur ses compétences. C'est dans l'angoisse que se déplacent le soir et la nuit les locaux et les étudiants. A ce propos, selon les étudiants carolos, Namur est plus dangereux que Charleroi. C'est tout dire.

  • Posté par Klein Alain, mercredi 22 juin 2022, 20:08

    Pour rappel, au Parlement bruxellois, PAS UN SEUL mandataire de ce parti "engagé" n'a voté pour l'étourdissement préalable des moutons...

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, mercredi 22 juin 2022, 20:14

    Bah non, c’est le parti de Jowelle et des « accommodements raisonnables ».

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