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Procès des attentats de Paris: les dernières déclarations des accusés avant le verdict de mercredi soir

Le procès des attentats du 13 Novembre a pris fin aujourd’hui. La cour d’assises spéciale de Paris s’est retirée pour délibérer.

Temps de lecture: 3 min

Le procès-fleuve des attentats du 13-Novembre s’est achevé lundi matin au terme de près de dix mois d’audience et la cour d’assises spéciale de Paris, dont le verdict est attendu mercredi soir, s’est retirée pour délibérer.

Dans sa dernière prise de parole, Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015, a déclaré : « J’ai fait des erreurs c’est vrai, mais je ne suis pas un assassin, je ne suis pas un tueur, et si vous me condamniez pour assassinats, vous commettriez une injustice ».

L’accusation a requis contre lui la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, la plus lourde sanction prévue par le code pénal, qui rend infime la possibilité d’une libération. « La perpétuité est sans doute à la hauteur des faits, mais pas à la hauteur des hommes qui sont dans le box », lance le Français de 32 ans, d’une voix posée.

« Regrets », « excuses » et « condoléances »

Tour à tour avant lui, les treize autres accusés qui comparaissent devant la cour – six personnes, dont cinq présumés mortes, sont jugées en leur absence – ont pris la parole.

« Je n’ai pas attendu ce procès pour avoir des remords et des regrets », soutient Mohamed Abrini, « l’homme au chapeau » des attentats de Bruxelles de mars 2016, qui a reconnu au cours des débats avoir été également « prévu pour le 13 ». « J’ai mis des visages sur des victimes, j’ai conscience que ce qui est arrivé est immonde », dit aussi l’ami d’enfance de Salah Abdeslam, contre qui l’accusation a requis la perpétuité avec une mesure de sûreté de vingt-deux ans. « Quelque part, j’aurais pu arrêter tout ça », « tout ça n’aurait jamais dû arriver ».

Comme d’autres accusés, il a souhaité que les victimes et leurs proches puissent un jour « se reconstruire », « tourner la page ».

La majorité des accusés a présenté ses « regrets », « excuses » et « condoléances ». Certains ont martelé, parfois la voix tremblante, leur « confiance en la justice ».

Moins d’une heure après son ouverture, le président de la cour Jean-Louis Périès déclare l’audience « suspendue ».La cour va se retirer pour délibérer dans une caserne en région parisienne, dont la localisation exacte est tenue secrète pour des raisons de sécurité. Le verdict est attendu mercredi soir « à partir de 17h » a dit le président.

 

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3 Commentaires

  • Posté par eric biltiau, lundi 27 juin 2022, 13:46

    Ici, comme c'est leur dernière carte à jouer, ils ont tous parlé et c'est bien leur droit. Par contre, je trouve inadmissible qu'ils aient aussi eu "droit au silence" durant leur procès car j'estime que c'est un outrage aux victimes et familles de victimes. Toujours parler des DROITS de ces gens-là mais alors quels sont leurs DEVOIRS que l'on ne cite jamais. UNIA et d'autres ne pourraient pas "se battre" en faveur des DROITS des victimes ?

  • Posté par eric biltiau, lundi 27 juin 2022, 14:39

    Que ce soit en France ou en Belgique, le droit au silence reste le même pour les délinquants. Les avocats de victimes sont payés par les victimes mais ceux de ces accusés, par qui....? Lors de procès en Belgique, Unia a déjà défendu une victime....?

  • Posté par Robin Agnès, lundi 27 juin 2022, 14:07

    Que je sache, les droits des victimes, en l'occurrence, ont été représentés et défendus par les avocats des parties civiles. De même, les victimes des attentats de Paris se sont exprimées devant la Cour et ont eu l'occasion de livrer leur témoignage. Petits rappels : UNIA est une organisation BELGE, et non française; et depuis le procès Dutroux la justice belge a fait des avancées en faveur des victimes, entre autres par rapport à l'accès au dossier.

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