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Inondations: il faut repenser le système des assurances

Assuralia affirme que 90 % des dossiers liés aux inondations de juillet 2021 sont réglés. Les assurances demandent un partenariat public-privé pour faire face à des catastrophes naturelles annoncées de plus en plus fréquentes.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 4 min

A quelques jours du premier anniversaire des inondations catastrophiques de juillet 2021, Assuralia, l’union professionnelle des assurances en Belgique fait le point. Avec comme point de départ l’estimation que 90 % des 75.496 dossiers de sinistres couverts sont réglés, c’est-à-dire qu’un accord sur le montant total a été trouvé avec l’assuré. (Les 7.500 dossiers des non-assurés sont traités par la Région wallonne.) Parmi les sinistrés assurés, 75 % sont aujourd’hui totalement indemnisés, 15 % indemnisés à 80 % (le reste suivra au fur et à mesure des factures) et 10 % ont un dossier encore ouvert. Total des dommages : 2.512 milliards d’euros (2,44 en Wallonie, 19 millions à Bruxelles, 45 millions en Flandre). Grosso modo, la moyenne d’intervention par dossier tourne autour de 30.000 euros. Au total, au 31 mai, 1,7 milliard d’euros ont été versés en indemnités (1,5 milliard pour les particuliers et les petits commerces, 152 millions pour les grandes entreprises et 62 millions pour les omniums automobiles).

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5 Commentaires

  • Posté par Raspe Eric, mardi 28 juin 2022, 12:22

    Privatisation des bénéfices et socialisation des pertes. Evidemment. L'ultra-conservatisme dans toute son horreur!

  • Posté par ONCKELINX DANIEL, mardi 28 juin 2022, 14:29

    La rue Himmer longe la Leffe et a été touchée en 2021bien plus que les rives de la Meuse

  • Posté par ONCKELINX DANIEL, mardi 28 juin 2022, 14:27

    Une porte de sortie pourrait être l'obligation de couverture incendie. Un fond commun de garantie pourrait être mis en place comme c'est le cas pour l'automobile. La logique de base des assurances, à l'exception des assurances vie entière, est de couvrir des risques aléatoires. Dans le cas des zones inondables le risque tend à devenir certain et répond difficilement à la notion assurabilité d'où l'intérêt du fond des calamités et d'un dépistage des zones inondables . Des cartes existent depuis un certain temps mais le changement climatique les a rendues obsolètes. Un exemple à Dinant les quartiers proches de la Meuse étaient zone à risque la rue Himmer qui longe lanhii

  • Posté par J.-M. Tameyre, mardi 28 juin 2022, 12:58

    Que les autorités aient laissé construire en zone inondable ne vous dérange pas ? Depuis cette catastrophe, les assureurs ne veulent plus couvrir ces risques excessifs. Maintenant, pour régler votre prétendu problème de "socialisation des pertes", ils peuvent tripler les primes de tout le monde et la RW couvrira gratuitement ceux qui ne peuvent s'assurer. D'une façon ou d'une autre, avec vos raisonnements idéologiques à courte vue, vous passerez à la caisse !

  • Posté par Bragard Marie-Paule, lundi 27 juin 2022, 18:47

    L’article laisse sous-entendre que les cies d’assurance ont pris en charge la totalité des 2.5milliards. A rappeler que le plafond max d’intervention prévu pour les assurances étaient de 370millions en 2021. Cette intervention est montée au max à 670 millions. Le reste à charge du budget wallon.

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