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Attentats du 13-Novembre: la presse raconte l’épilogue d’un procès «hors norme»

Mercredi 29 juin, la cour d’assises spéciale de Paris a rendu sa décision  : 19 accusés sur 20 ont été condamnés pour leur rôle dans les attentats de Paris et Saint-Denis à l’automne 2015. Tour d’horizon de ce qu’il s’en est dit dans la presse.

Temps de lecture: 4 min

C’est une page d’histoire qui se tourne. Mercredi 29 juin, après dix mois d'audience, la cour d’assises spéciale du procès des attentats du 13-Novembre a rendu son verdict. 19 accusés sur 20 ont été condamnés pour des actes de terrorisme. L’épilogue d’un « procès hors norme », tel que le souligne le journal français Ouest-France .

Des mots qui font écho à ceux du magistrat Denis Salas, dans un entretien publié par le quotidien national français Le Monde : « Des faits hors norme, un décorum hors norme, une sécurité hors norme, mais une audience conforme au droit ». Pour celui qui a assisté à toutes les audiences, ce procès est « une réponse à la hauteur d’une démocratie digne de ce nom ».

La justice française est également mise à l’honneur par Le Figaro, qui remarque « Une grande rigueur procédurale » se mêlant à « l’émotion ». Serait-ce là l’essence même d’un « procès historique », ainsi que le titre le journal ? Pour le quotidien de droite, il y aurait aussi les « débats trop longs pour décortiquer les crimes terroristes du 13 novembre 2015 » et « une session de la cour d’assises de Paris spécialement composée où chacun a si bien tenu son rôle que les parties se sont écoutées ».

« Tous coupables »

Chez Libération il est aussi question de l’histoire : « Un verdict pour l’histoire », titre le quotidien français où l’émotion, encore une fois, est racontée. Ainsi, c’est dans « une salle d’audience fébrile et comble », que les condamnations sont tombées. Une salle où «     » selonLa Libre Belgique qui parle même de « cohue »  . Le quotidien retient également la longue attente qui a précédé la lecture des condamnations «  Il aura fallu attendre 20 h 10 pour que la cour entre dans la salle spécialement aménagée pour ce procès entamé en septembre 2021 ». Néanmoins, « moins d’une heure » aura suffi à mettre un terme au « marathon », lit-on dans le Le Soir.

« Tous coupables » ; comme le souligne le régional français Le Parisien. « À une exception » comme le note L’Avenir : il s’agit de Farid Kharkhach, « celui qui avait fourni des fausses pièces d’identité destinées aux membres de la cellule terroriste. Il a été déclaré coupable d’association de malfaiteurs en vue de commettre des escroqueries. » Dans son cas, la dénomination de « terroriste » n’est pas retenue. « Lui qui est privé de liberté depuis le 9 juin 2017 a passé une dernière nuit en prison et pourra faire ses bagages ».

Parmi les vingt accusés on retiendra « l’homme au chapeau » des attentats de Bruxelles, Mohamed Abrini dont le jugement est conforme aux réquisitions : il est condamné à la perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté.

Mais enfin et surtout, celui dont tout le monde parle, celui qui «     » comme l’écrit L’Avenir. Salah Abdelslam, aux visages multiples : « parfois calme, en colère, silencieux, blessant ou encore ému », comme le décrit Ouest France dans un article nous donnant le détail des condamnations. Le seul commanditaire des attentats encore en vie et également le seul à écoper de la perpétuité incompressible, « peine la plus lourde du code pénal ». Une décision que le Monde ainsi le soin de nous expliquer : « ce n’est pas pour l’assassinat de 130 civils. En droit, seule la tentative de meurtres sur des policiers commise par ses complices au Bataclan justifiait la perpétuité réelle.

Si le procès du 13-Novembre a pris fin, il est important d’en tirer des « leçons » pour L’Echo. Et pour cause, un deuxième volet est désormais attendu : à la rentrée, s’ouvrira à Bruxelles un autre procès historique, celui des attentats du 22 mars 2016.

 

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1 Commentaire

  • Posté par Mauer Marc, jeudi 30 juin 2022, 9:37

    Il va falloir éviter maintenant, qu’en milieu carcéral, il fasse du prosélytisme, du recrutement. Il ne faut pas qu’il devienne une icône de la radicalisation.

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