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Non, Theo Croker, le jazz n’est pas mort

Love Quantum

Fiche - Responsable des "Livres du Soir" Temps de lecture: 2 min

Star People Nation / Sony

La deuxième piste du neuvième album du trompettiste américain de 36 ans Theo Croker s’appelle « Jazz is dead », et on y entend Theo Croker le dire et le sax vétéran Gary Bartz le répéter. Mais ils n’annoncent pas la mort du jazz, ils disent simplement que ce mot est trop étroit pour saisir l’ampleur du genre. « J’aimerais rejoindre les maîtres, Duke Ellington, Miles Davis, Charles Mingus, Donald Byrd, et Gary Bartz, pour en nommer quelques-uns », précise Theo Croker, « mais j’écarte “jazz” comme descripteur du genre. La musique doit continuer à vivre librement, sans être marginalisée de la communauté qui perpétue l’héritage de nos aïeux. »

Et dans cet opus, Theo Croker s’en donne à cœur joie. Son jeu de trompette inspiré de Miles Davis éclaire des musiques bien diversifiées sur fond de jazz : funk, rhythm ’n’ blues, hip-hop, électro, et le musicien sait se retirer pour laisser les artistes invités s’exprimer. Croker a convoqué non seulement Gary Bartz, mais aussi Jill Scott, Jamila Woods, Wyclef Jean, Ego Ella May, Teedra Moses, Chris Dave, James Tillman, Kassa Overall…

Onze titres, 34 minutes. C’est court en temps. C’est intense en sons, en rythmes délicats, en grooves, en voix. Et en paroles inspirées par l’amour. « C’est une histoire d’amour », dit Theo Croker. « Un hommage à tous les différents niveaux d’amour qui existent ». L’amour, c’est l’énergie qui nous agite. Et qui pousse Croker à écrire toutes ces musiques. Un Croker qui n’est plus un musicien de jazz mais un musicien tout court. Avec lui, le jazz est une musique d’aujourd’hui. Tant pis pour les traditionalistes.

 

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