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Barenboim, Tcherniakov: réducteur

Tristan und Isolde

Fiche - Temps de lecture: 2 min

Bel Air, 2DVD

Depuis la mémorable version de Bayreuth avec Heiner Müller, Barenboim s’est imposé comme le chef incontestable dans Tristan und Isolde. Et pourtant, en dépit de l’engagement vocal de ses solistes (le Tristan aisé d’Andreas Schager, l’Isolde tour à tour hautaine et ardente d’Anja Kampe et la Brangäne mystérieuse d’Ekaterina Gubanova), cette version du Staatsoper Berlin ne parvient pas à vraiment capter l’attention. Certes, le chef a toujours un sens inné de la grande ligne mais, dans le détail, il semble parfois se disperser. Cet hiatus provient évidemment du concept réducteur imposé par le metteur en scène Dmitri Tcherniakov qui, à son habitude, transforme l’action en un banal conflit dans un huis clos familial. Les décors sont ceux de salons bourgeois où les passions se rencontrent mais ne s’exaspèrent jamais. Ainsi, l’ablution du filtre entraîne-t-elle les amants dans un délirant fou rire tandis que le duo d’amour du 2e  acte se chante, les mains sur les genoux, dans deux fauteuils crapauds qui se font face. Et voici le chef-d’œuvre de Wagner transformé en banale noce chez les petits-bourgeois. La plus exaltante direction d’orchestre se casserait les dents sur cette misérable réduction. Et cela vaut hélas aussi pour un de ses plus légendaires interprètes. Et on annonce un Ring avec ce même faiseur. Aux abris !

 

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