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Patrimoine : l’impact de la pandémie sur les visites en Forêt de Soignes

Il y a un an, l’Unesco déclarait la Forêt de Soignes élément du patrimoine mondial naturel. Depuis cette reconnaissance unique, l’affluence n’a toutefois pas été significative... Excepté pour la période de pandémie.

Temps de lecture: 3 min

Il y a tout juste cinq ans, le 7 juillet 2017, une partie de la Forêt de Soignes rejoignait officiellement le patrimoine mondial naturel de l’Unesco. Une reconnaissance unique pour la Belgique, qui n’a toutefois pas provoqué de ruée vers la forêt.

«Cette reconnaissance est unique puisque la Forêt de Soignes est le seul site naturel belge, qui n’a donc pas été créé par l’être humain, à figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Le reste du patrimoine belge protégé est estampillé patrimoine mondial ’culturel’,» explique la coordinatrice du projet au sein de la Fondation Forêt de Soignes, Caroline Celis.

Composée à 70% de hêtres, dont les cimes semblent effleurer le ciel, la Forêt de Soignes est l’un des derniers morceaux de forêt ancienne encore intact. Les cinq réserves qui y sont protégées - soit 6% de son territoire - ne font plus l’objet d’aucune intervention humaine. «Ces zones, qui s’étendent sur les trois Régions du pays, évoluent selon leur dynamique naturelle. Elles abritent les arbres les plus anciens, dont certains ont plus de 200 ans, et une biodiversité exceptionnellement riche», poursuit la coordinatrice du projet Unesco.

Promeneurs, joggeurs, cyclistes, cavaliers, naturalistes.... Depuis l’annonce de la reconnaissance d’une partie de la forêt par l’Unesco, le public n’a pas tellement changé. «La plupart des visiteurs ne viennent pas parce que le site est reconnu. Il s’agit pour la plupart de riverains, de sportifs ou de Bruxellois en quête de nature», ajoute Caroline Celis.

L’effet confinement

À titre de comparaison, les confinements lors de la pandémie de coronavirus ont drainé bien plus de monde dans la forêt que sa reconnaissance au patrimoine mondial. «Beaucoup de gens ont alors découvert la Forêt de Soignes pour la première fois», lance Mme Celis. «Ce qui d’une part est une bonne chose mais pose, d’autre part, d’importants défis en termes de gestion des visiteurs.

Pour les gestionnaires de la forêt, l’intérêt de la reconnaissance au patrimoine mondial réside toutefois ailleurs.

«Le plus grand avantage réside dans le réseau que constituent les plus de 90 hêtraies reconnues en Europe», explique Caroline Celis. Parmi celles-ci figurent des forêts de hêtres en Allemagne, en Albanie, en Bulgarie, en Italie, en Croatie, en Autriche, en Roumanie, en Slovénie, en Espagne et en Ukraine, notamment. «On sait par exemple que le réchauffement climatique va affecter ces forêts, mais on ne connait pas encore les différents impacts avec précision.

L’échange d’information scientifique et d’expériences sur la gestion et la protection de ces forêts exceptionnelles nous permettra de mieux appréhender les effets du réchauffement», illustre-t-elle. Sans compter les collaborations possibles en termes de durabilité et de gestion des flux de visiteurs.

Dans l’intervalle, la Fondation Forêt de Soignes invite chacun à respecter la forêt, en empruntant les sentiers appropriés (pour la randonnée, le vélo, l’équitation, etc.), en emportant ses déchets et en limitant le bruit pour les animaux qui y vivent.

 

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