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Alcool: la pression sociale pousse les Wallons à boire plus

La pression sociale influence les consommations. Dans une étude de l’Agence wallonne pour la sécurité routière, un tiers des Wallons déclarent consommer plus d’alcool à cause de l’effet de groupe.

Temps de lecture: 3 min

Un tiers des Wallons déclarent consommer plus d’alcool à cause de l’effet de groupe, ressort-il d’une étude de l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR) publiée jeudi. Afin de sensibiliser au mieux les gens à l’alcool au volant, lors de la période estivale riche en événements, l’AWSR distribuera, notamment, 10.000 éthylotests jetables aux conducteurs dès leur arrivée dans un festival sur le sol wallon.

Avec l’été, les occasions de faire la fête (barbecues, festivals ?) se multiplient, entraînant avec elles une consommation accrue de boissons alcoolisées. Dans bien des cas, les gens reprennent le volant même s’ils ont bu un ou plusieurs verres. Dans son étude passée auprès de 2.400 conducteurs, l’AWSR relève qu’un quart des automobilistes avouent reprendre parfois le volant après s’être « désaltérés », la proportion grimpant même à 45 % pour ceux qui font régulièrement la fête.

Alcool et volant

Alors qu’il est prouvé que la consommation d’alcool nuit gravement à la concentration au volant, ses effets néfastes sont sous-estimés par les sondés qui avouent conduire parfois sous influence, même minime. Ils sont même 19 % à penser que conduire sous influence n’est pas dangereux. 60 % d’entre eux se sentent tout à fait capables de conduire, même un peu ivres, et 53 % estiment pouvoir reprendre la route après avoir consommé une grande quantité d’alcool.

Selon l’enquête de l’AWSR, l’effet de groupe dans les moments de convivialité accentuerait fortement la consommation puisque 30 % des Wallons sondés « estiment en effet que ne pas boire d’alcool lors d’un événement festif est mal perçu dans notre société ». Ce sentiment est encore plus présent chez les 18-34 ans qui sont 40 % à le penser. Il ressort également de l’étude qu’un Wallon sur quatre déclare boire parfois de l’alcool à contrecœur, juste parce qu’il se sent « poussé » par les autres. Trente-cinq pourcents des sondés, soit un Wallon sur trois, déclarent même boire parfois plus d’alcool à cause de la pression de leur entourage.

Promotion du « sans alcool »

Pour lutter contre ce phénomène qui peut s’avérer dangereux pour ceux qui reprennent le volant, l’AWSR promouvra tout l’été sur ses réseaux sociaux la consommation de boissons sans alcool, présentes dans presque tous les lieux festifs. « Ce type de boisson, qui ressemble généralement aux boissons alcoolisées, permet de s’intégrer à la fête et de déguster une boisson originale tout en se préservant du risque d’accident. »

En outre, pour sensibiliser la population wallonne aux risques provoqués par la conduite sous influence d’alcool, l’AWSR distribuera plus de 10.000 éthylotests jetables dans une dizaine de festivals. Des messages de sensibilisation seront également diffusés dans une vingtaine de festivals et autres événements festifs. Ils seront aussi placardés sur de nombreux bus TEC.

Ces différentes actions sont mises en place dès ce jeudi 7 juillet au festival Les Ardentes à Liège.

 

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8 Commentaires

  • Posté par collin liliane, jeudi 7 juillet 2022, 12:10

    "Il ressort également de l’étude qu’un Wallon sur quatre déclare boire parfois de l’alcool à contrecœur, juste parce qu’il se sent « poussé » par les autres. " Plus grégaire que ça...

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, jeudi 7 juillet 2022, 11:35

    Suffit d'observer une manif de la FGTB pour cerner la dimension du problème.

  • Posté par Smyers Jean-pierre, vendredi 8 juillet 2022, 12:27

    Il ne sera pas question de cafter, mais je peux vous signaler que du côté du MR, ce n'est pas nécessairement triste, j'ai un paquet d'exemples.

  • Posté par M. G., jeudi 7 juillet 2022, 10:14

    Pas besoin de pression sociale pour que les Wallons boivent de plus en plus, c'est la tradition, se bourrer la tronche, et puis on a les accidents de la route, les femmes et enfants qui se font taper dessus, la perte d'emploi car plus de permis, les maladies liées à l'alcoolisme, etc. De plus en plus de gens confondent le plaisir de boire un verre de bière, de vin, d'alcool, et l'envie d'être totalement bourré .... Comme si cela faisait disparaitre les problèmes. Pourquoi ne pas commencer par taxer l'alcool à hauteur des taxes sur les cigarettes, et zéro alcool quand on prend le volant ? Dans les pays nordiques, c'est déjà le cas, si on se fait "prendre" au volant en ayant consommé, les sanctions sont assez dissuasives, et le nombre d'accidents sous influence de l'alcool a fortement diminué depuis lors.

  • Posté par HEUSDAIN Alain, jeudi 7 juillet 2022, 10:12

    C'est complètement bidon comme article! La pression sociale? Je peux vous dire que quand on a pris la décision de ne plus boire, ce qui est mon cas, il n'y a plus de pression sociale! Article banal et sans intérêt.

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