Accueil Belgique Politique

Autorité de protection des données: l’opposition francophone boycottera la commission Justice

Les partis de la majorité s’accordent pour licencier le président de l’APD, David Stevens, et la lanceuse d’alerte Charlotte Dereppe. Une décision qui doit être votée ce vendredi matin en commission Justice à la Chambre. L’opposition francophone y voit « une mascarade ».

Temps de lecture: 2 min

L’opposition francophone à la Chambre PTB-Les Engagés-Défi boycottera la commission Justice convoquée vendredi matin à 10 h, annonce-t-elle dans un communiqué commun.

Les députés doivent se réunir à huis clos pour décider du sort à réserver au directeur général de l’Autorité de protection des données (APD), David Stevens, et à la directrice du Service de première ligne, Charlotte Dereppe. La commission devrait décider d’activer ou non l’article 45 de la loi sur l’APD qui permettrait de révoquer les deux directeurs de l’institution, soit pour motif grave, soit parce qu’ils ne satisfont pas aux conditions. Les intéressés ont pu être entendus à huis clos par les députés.

Jeudi soir, plusieurs sources, relayées par Le Soir, indiquaient que la majorité Vivaldi se dirigeait vers le licenciement des deux directeurs.

« Un triste spectacle », selon l’opposition francophone

L’opposition francophone dénonce « une mascarade et un scandale », selon le communiqué signé par les députés Nabil Boukili (PUB), Vanessa Matz (Les Engagés) et François De Smet (Défi). « Après des mois de procédure, on a la confirmation que celle-ci ne se terminera pas par une décision objective fondée en fait et en droit, mais par un marchandage politique. La Vivaldi va sacrifier la lanceuse d’alerte (Charlotte Dereppe, NDLR), pourtant protégée par une directive européenne. En tant qu’opposition, nous ne pouvons continuer à participer à ce triste spectacle. »

Une forme de donnant-donnant entre certains partis flamands et francophones est évoquée depuis plusieurs semaines. À l’inverse, d’autres appellent à séparer les deux dossiers et les éventuelles sanctions.

Charlotte Dereppe avait mis en évidence des dysfonctionnements et des conflits d’intérêts au sein de l’APD. Ses déclarations avaient été confirmées par un audit de la Cour des comptes, rappelle l’opposition francophone, qui ajoute que la décision « fera nécessairement l’objet de recours ».

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

2 Commentaires

  • Posté par Multatuli ., vendredi 8 juillet 2022, 9:50

    Quelle belle democratie que nous avons. Les pays nordiques nous envient.

  • Posté par Joute Dodo, vendredi 8 juillet 2022, 9:45

    C'est effectivement scandaleux que mme Dereppe fasse l'objet d'un marchandage politique. Je comprend une nouvelle chose dans cette histoire: tous les hommes et femmes politiques qui ont exigé ou donné leur accord au licenciement de mme Dereppe ont des choses à se reprocher et sont sous influence. Quelqu'un, quelque part, sait des tas de choses sur eux, les tiens et les oblige à agir de manière inadéquate.

Aussi en Politique

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une