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Vladimir Poutine met en garde les Occidentaux contre des conséquences «catastrophiques» face aux sanctions

Vendredi, le président russe a une nouvelle fois réagit aux sanctions européennes envers la Russie.

Temps de lecture: 2 min

Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde vendredi contre de possibles conséquences « catastrophiques » des sanctions occidentales pour le marché mondial de l’énergie. « Une utilisation plus poussée de la politique des sanctions peut entraîner des conséquences encore plus graves, sans exagérer, voire catastrophiques, pour le marché mondial de l’énergie », a averti M. Poutine.

« Les sanctions contre la Russie causent beaucoup plus de dommages aux pays qui les imposent », a-t-il encore affirmé, une phrase qu’il répète à l’envi, notant l’envolée des prix de l’énergie dans les pays occidentaux.

Il s’est réjoui que les autres pays producteurs de pétrole résistent aux demandes occidentales d’augmenter leur production pour compenser le pétrole russe boycotté et empêcher une hausse des prix.

L’offensive lancée fin février par Moscou en Ukraine a provoqué une pluie sans précédent de sanctions occidentales, dont un embargo sur le pétrole russe imposé par Bruxelles et Washington. En réponse aux sanctions occidentales, Moscou a sabré ces dernières semaines ses livraisons de gaz aux Européens, toujours très dépendants des hydrocarbures russes malgré leurs récents efforts pour diversifier leurs fournisseurs.

Le transit de gaz russe à travers l’Ukraine a ainsi atteint un plancher historique en juin.

À cela s’ajoute l’inquiétude montante en Allemagne, à la veille de l’arrêt total à partir de lundi du gazoduc Nord Stream 1 en raison de travaux de maintenance. En conséquence, les prix de l’énergie ont flambé, alimentant une envolée de l’inflation au risque de plomber durablement la consommation et la croissance.

 

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144 Commentaires

  • Posté par Lambert Guy, mardi 12 juillet 2022, 9:24

    Depuis le début, Poutine dit se moquer des sanctions car : 1/ elles ne brident pas l'économie russe et qu'ils avaient déjà "tout anticipé, tout prévu" (porte-parole du Kremlin) et 2/ que les sanctions pénalisent plus l'UE que la Russie. Et il n'arrête pas, presque chaque semaine de demander leur suppression. Donc, si je comprends bien, Poutine se tracasse pour nous et veut la levée des sanctions à notre avantage et à son désavantage. Curieux!

  • Posté par non non, lundi 11 juillet 2022, 22:27

    https://www.sudinfo.be/id473530/article/2022-07-11/lopposant-russe-alexei-navalny-cree-une-fondation-internationale-anti-corruption

  • Posté par Martin Roland, lundi 11 juillet 2022, 17:52

    Je ne sais pas exactement comment cela s'est produit, mais le cadrage du débat public est maintenant si décalé que laisser la Russie détruire l'Ukraine est considéré comme la poursuite rationnelle de la realpolitik tandis qu'aider l'Ukraine à se défendre est dépeint par les collabos poutinophiles comme une hystérie idéologique. Folie absolue.

  • Posté par Lambert Guy, lundi 11 juillet 2022, 21:52

    Tout à fait d'accord. Et quand Poutine, une fois de plus, verra que c'est "acquis", il continuera. Et à ce moment-là, les mêmes qui reprochent aujourd'hui d'aider les Ukrainiens se feront les premiers critiques. Hallucinant!

  • Posté par J.-M. Tameyre, lundi 11 juillet 2022, 19:16

    Vous parlez de la presse belge, probablement ? Les journaux français titrent autrement. Ainsi, dans l'Express, BHL (que je n'aime pas beaucoup mais c'est une autre histoire) affirme : >>> "La paix de Poutine en Ukraine, c'est la garantie d'une guerre plus effrayante encore" Le philosophe s'oppose aux réalistes ou aux souverainistes qui plaident pour une solution négociée en Ukraine. "Poutine ne sait rien faire de mieux que la guerre", prévient-il. (...) Il met en garde contre la "lassitude grandissante" des opinions occidentales face à ce conflit. Il s'oppose aux "réalistes" ou pacifistes qui estiment que c'est l'expansion de l'Otan qui a provoqué la Russie, comme à ceux - souvent les mêmes - qui plaident pour une solution négociée en Ukraine. (...) L'opinion est un géant fragile. Elle se fatigue. Se lasse. Et, finalement, chancèle. Poutine a compris cela. Je n'imagine pas qu'il ait lu Tocqueville. Mais il connaît cette loi des démocraties. Et je l'imagine, dans sa datcha, ou ses palais, ou ses bunkers, calculant, supputant, comptant les jours qu'il faut, dans une démocratie, pour que "l'Opinion" en ait marre et passe à autre chose. Là, je sens que ça commence. Pas une hostilité, non. Mais une indifférence. Une lassitude grandissante face au spectacle de cette guerre en Europe qui était, au début, assez neuf mais qui commence à lasser. C'est terrible. Et c'est, d'ailleurs, l'une des raisons pour lesquelles nous avons, avec Marc Roussel, pressé le pas et fini si vite ce film sur l'Ukraine. L'indifférence croissante des opinions est, aujourd'hui, l'ennemie des Ukrainiens. Autant que les missiles. <<<

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