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Ryanair: nouvelle grève des pilotes les 23 et 24 juillet

En même temps que leurs collègues français, les pilotes basés en Belgique veulent exprimer, une nouvelle fois, leur ras-le-bol. Ryanair n’appliquerait toujours pas les règles belges.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 4 min

Nouvelle tension dans les relations entre la compagnie low cost et son personnel en Belgique. Les pilotes ont décidé de programmer une nouvelle action de grève les 23 et 24 juillet. « Dans la foulée de ce que font également leurs collègues français », explique Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. Les raisons de ce nouveau mouvement d’humeur sont exactement les mêmes que lors de la première vague de grève, du 24 au 26 juin dernier. Avec une couche supplémentaire : « Le mépris et l’arrogance dont fait preuve la direction de Ryanair depuis la grève de juin dernier et le non-respect constant de la législation belge », ajoute le syndicaliste, en citant l’exemple concret de « l’indexation des salaires en juin dernier qui n’est toujours pas appliquée ».

Pour rappel, la tension sociale est loin d’être récente entre Ryanair et ses salariés basés en Belgique. Elle avait donné lieu à une première grève (une première européenne) en 2020 à la suite de laquelle la compagnie irlandaise avait convenu d’accepter l’application des conventions sociales propres à chaque pays où elle a des bases. Comme les minimums salariaux. Mais le covid est aussi passé par là, ce qui a permis à la compagnie de changer les conditions de travail et d’emploi. Pour passer le cap, Ryanair avait exigé du personnel des efforts se traduisant par une réduction de 10 % sur le salaire du personnel de cabine, 20 % sur celui des pilotes et, paraît-il, 50 % sur celui de la direction. Un effort qui devait être compensé après la crise. Pour sa saison estivale, Ryanair annonce faire le plein et le retour des bénéfices. Tout en demandant à son personnel de poursuivre ses efforts. Ce que les pilotes ne supportent plus. Et c’est la même chose dans les pays voisins. Cette fois, l’action en Belgique se déroulera en même temps que celle des pilotes français tandis que d’autres actions de grève se poursuivent, menées par le personnel de cabine (hôtesses et stewards), en Espagne.

De là à inquiéter la compagnie ? Jusqu’ici, elle affiche une grande décontraction face aux menaces de grève et n’est pas très pressée de reprendre le dialogue social avec les représentants des travailleurs en Belgique depuis la grève de juin. Ce qui explique peut-être en partie la nouvelle vague de grève lancée par les pilotes, le métier le plus pénalisant pour l’activité de la compagnie.

Au lendemain de la grève de juin, dans une lettre au personnel, Darrell Hugues, le directeur des ressources humaines de la compagnie, avait précisé son point de vue : « Ces grèves inutiles ont entraîné l’annulation de notre trafic de base, mais plus de 60 % de nos vols n’ont pas été affectés. Ces grèves ne déboucheront sur rien et ne serviront qu’à vous coûter de l’argent et à retarder l’aboutissement de vos conditions de travail. La dernière demande de la délégation belge pour une augmentation de 29 % des salaires violerait la marge salariale fixée par le comité sectoriel en droit belge. Peut-être devriez-vous demander à vos délégués pourquoi ils appellent à la grève à la poursuite d’une demande de rémunération qui ne pourrait légalement pas être mise en œuvre. Aucun progrès ne peut être fait avec un syndicat qui fait la grève d’abord et qui cherche ensuite à négocier. Nous dépendons des réservations de passagers. Les grèves ne font qu’éloigner les passagers et finissent par nuire à la part de marché que nous avons construite en Belgique. Si vos délégués sont déterminés à détruire cela, c’est leur affaire, mais cela se traduira finalement par moins d’argent dans vos poches et/ou conduira la direction à prendre des décisions économiques difficiles alors qu’on prépare notre calendrier hiver 2022 et été 2023 en Belgique. »

L’annonce des nouvelles actions n’a pas encore suscité de réaction de la compagnie.

 

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5 Commentaires

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 11 juillet 2022, 23:43

    Comme c'est grâce à la création de ce genre de compagnie au rabais que les autres se sont cassé la figure, leur disparition ne constituera qu'une sorte de retour à la normale.

  • Posté par Mauer Marc, lundi 11 juillet 2022, 16:34

    Mais quand donc les gens vont ils arrêter de vouloir voyager à tout prix, surtout à prix cassés, avec des compagnies aériennes minables ?

  • Posté par Coulon Michel, lundi 11 juillet 2022, 17:49

    c'est parce que il y a d'autres cies minables qui n'ont pas de prix cassés comme bientot feu snairlines

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 11 juillet 2022, 17:39

    Quand ils auront compris que cette activité n'est que de très loin comparable à celle pratiquée par ceux auxquels ils tentent de ravir un "privilège'. Et quand les tarifs seront le reflet du coût réel. Ces deux moments pourraient d'ailleurs bien coïncider.

  • Posté par Propronet Juste, lundi 11 juillet 2022, 13:05

    Au moins il y aura moins de pollution et des économies de carburant.

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