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Inondations: dans l’urgence, la nature est passée au second plan

Les travaux de sécurisation d’urgence et de réparation ont bien souvent négligé le souci de préserver l’environnement et le fonctionnement naturel des rivières. Ce sera pour plus tard, promet-on.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 9 min

Dans la petite cité sociale de Fraipont, le soleil est revenu. Çà et là subsistent des stigmates. Mais les bacs à fleurs, les piscines gonflables et les portes de garage ouvertes sur des voitures qu’on lustre semblent exorciser le souvenir des inondations de juillet 2021. Difficile de le manquer néanmoins. Dans tous les villages, on en voit les marques : maisons vides, commerces abandonnés, ponts en ruine, voiries en réfection… La rivière a cependant toutes les apparences d’une bête domptée. Après avoir ravagé son espace historique où les humains se sont installés, rappelant ainsi qu’elle peut le récupérer à tout moment, la Vesdre a retrouvé son lit mineur. La sécheresse lui donne un air faussement assagi. Les abords ont été nettoyés ; les berges reconstruites, enrochées, parfois bétonnées.

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5 Commentaires

  • Posté par BEKE Eric, mercredi 13 juillet 2022, 16:42

    Bref, à grands frais et sans contrôle, on fait des travaux non pas inutiles, mais nuisibles. Et cela aux frais du contribuable. Où sont les Ecolos?

  • Posté par D. Frederic, mardi 12 juillet 2022, 13:29

    Ils vont inventer une taxe qui va contrer les inondations. Et en plus ça engraissera les copains vu qu'il y a un petit paquet de fric à se faire avec des travaux, des attributions de marché,...etc etc. Pour le reste? La faune et la flore? Ils s'en foutent. "On va avoir beaucoup d’argent à utiliser". CQFD.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, mardi 12 juillet 2022, 7:47

    Merci pour cet article. La presse joue ici son rôle de "chien de garde". Il me paraît souhaitable que, dans ce domaine comme dans d'autres, elle ne le fasse pas de façon ponctuelle et qu'elle assure un suivi permanent, en contact par exemple avec les pêcheurs dont parle Stéphane.

  • Posté par Huys Eric, mardi 12 juillet 2022, 6:53

    "Difficile d’évoquer l’importance de la nature face au drame humain." C'est justement le fait d'ignorer constamment l'importance, le rôle de la nature qui engendre ce genre de drames humains. Ils n'ont toujours pas compris ça...

  • Posté par Stephane Abinet, mardi 12 juillet 2022, 6:51

    Cela fait presqu'un an que je crie de désespoir auprès de tous les acteurs responsables de ces travaux. Les engins de génie imbécile ont fait dix fois plus de dégâts dans la vallée de la Vesdre que les inondations. Je, nous, (les pêcheurs essentiellement et les autres soucieux de la nature) nous nous heurtons à un mur. Ce genre de mur construits à Esneux ou Durbuy sensés protéger des inondations ces villes chères aux politiques et qui ne font qu'aggraver les inondations plutôt que les gérer avec bon sens. Ce mur, ce sont tous les politiciens qui veulent des travaux visibles dans leurs communes ou à la région pour montrer qu'ils ont agi avec célérité mais à court terme pour protéger leurs très chers électeurs qui n'ont rien dans la caboche (leur raisonnement est simpliste : la rivière déborde? Curons le fond de la rivière, encochons la rivière, construisons des murs et elle ne débordera plus alors qu'il faudrait la laisser déborder calmement par ci-par là pour éviter qu'elle ne se transforme en torrent destructeur)... Les poissons, la faune, la flore ne votent pas et les quelques pêcheurs, amoureux des biotopes comptent pour du beurre... Il y avait bien-sûr quelques travaux urgents et nécessaires, mais les plus importants n'ont toujours pas été entamés : les collecteurs d'égouts et la remise en fonctions des stations d'épuration. C'est une catastrophe écologique, la Vesdre est devenue, par l'incompétence des politiques un cloaque qui se meurt. Avant les inondations, c'était la rivière la plus poissonneuse de Belgique sur une grande partie de son parcours. Après les inondations, il y avait encore énormément de poissons... mais depuis l'entrée en action de ces monstres sur chenilles et cette inaction à propos des stations d'épuration, la rivière n'est plus qu'un égout à ciel ouvert... Bravo aux politiques et à leurs imbéciles d'ingénieurs. Quel gâchis !

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