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Selon Human Rights Watch, les logiciels d’apprentissage en ligne violent la vie privée des enfants

Une étude de l’ONG Human Rights Watch révèle ce mardi que la plupart des produits de technologie éducative auraient potentiellement violé le droit à la vie privée des enfants.

Temps de lecture: 2 min

La plupart des produits de technologie éducative (« EdTech ») utilisés par les gouvernements des pays les plus peuplés du monde lors de la crise sanitaire ont potentiellement violé le droit à la vie privée des enfants, révèle mardi Human Rights Watch (HRW) dans une étude. Sur 163 produits examinés par l’organisation non gouvernementale (ONG), 145 surveillaient ou avaient la capacité de surveiller les enfants, même après les heures de classe.

Pendant la pandémie, de nombreux gouvernements ont mis en place, parfois à la hâte, des systèmes d’éducation en ligne pour permettre aux enfants de continuer leur apprentissage scolaire. Et ce, selon l’étude, sans vérifier si ces produits « EdTech » pouvaient être utilisés en toute sécurité par les enfants.

D’après Human Rights Watch, sur les 42 gouvernements « qui ont fourni une éducation en ligne aux enfants en créant et en proposant l’utilisation de leurs propres produits EdTech », 39 proposaient des produits capables de traiter les données personnelles de façon à violer leurs droits, voire à les mettre en danger. En tout, 89 % des logiciels examinés par l’ONG, soit 145 sur 163, sont incriminés.

« Les enfants, les parents et les enseignants ont été largement tenus dans l’ignorance des pratiques de surveillance des données que nous avons découvertes dans des salles de classe virtuelles », s’indigne Hye Jung Han, chercheuse sur l’impact des technologies auprès de la division Droits des enfants et chargée de plaidoyer au sein de Human Rights Watch.

Impossible de refuser la surveillance

L’ONG poursuit en soulignant que ces observations de données se sont déroulées « dans des environnements éducatifs où les enfants ne pouvaient raisonnablement pas s’opposer à une telle surveillance ». Les entreprises à l’origine des « EdTech » n’auraient, toujours selon Human Rights Watch, pas permis aux élèves de refuser cette surveillance qui s’est opérée en secret et sans leur consentement. Ces « espionnages » auraient notamment été réalisés grâce à l’intégration de traqueurs qui suivaient les enfants sur internet, même après la déconnexion des salles de classe virtuelles.

« Dans la plupart des cas, il était impossible pour les enfants de se soustraire à cette surveillance sans renoncer à l’enseignement formel pendant la pandémie », conclut l’ONG.

Habitat

 

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