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Tour de France: la grande bagarre pour la victoire finale peut enfin commencer

Le dénivelé positif des deux prochaines étapes a de quoi faire peur. Mercredi et jeudi, les leaders disposeront d’un terrain de jeu idéal pour écrire l’histoire de ce Tour.

Temps de lecture: 2 min

Après le Grand Départ au Danemark, les multiples pièges du Nord, la traversée des Vosges et du Jura, place (enfin) à la très haute montagne. Le plat de résistance, pour bon nombre de coureurs. Un terrain propice à l’exploit pour certains, un véritable calvaire pour d’autres. Le diptyque alpestre, proposé mercredi et jeudi par l’organisation, chamboulera à coup sûr la physionomie de ce Tour, voire dessinera les contours presque définitifs de la hiérarchie attendue à Paris. Sur les deux étapes à venir, le peloton devra engloutir 110,1 kilomètres de montée (44,3 puis 65,8). Un menu à tout le moins copieux, et rendu encore plus épicé par la difficulté des cols à gravir et la chaleur annoncée.

La grande bagarre est attendue, ce mercredi, sur le tracé reliant Albertville au Col du Granon. Si Tadej Pogacar va sans doute vouloir tuer tout suspense, la concurrence aura un terrain de jeu idéal pour lancer d’importantes manœuvres de déstabilisation. Entre les spectaculaires Lacets de Montvernier (3,4 km à 8,2 %) – uniquement accessibles à pied pour le public –, le tremplin du Télégraphe (11,9 km à 7,1 %), la face Nord du mythique Galibier (17,7 km à 6,9 %) et la brutalité des pentes du Granon (11,3 km à 9,2 %), il y aura de quoi faire… et défaire. S

urtout dans cette ultime ascension, dont le sommet culmine à 2.413 mètres d’altitude, soit la plus haute arrivée de cette édition. « La montée est exceptionnellement dure sur un goudron rugueux, peu roulant. Entre l’altitude et les cols proposés, on peut s’attendre à des écarts significatifs », estimait le directeur de course Thierry Gouvenou. Cette arrivée aura également une valeur hautement symbolique, puisque ce n’est que la deuxième fois de son histoire que le Tour passe par le Granon. La toute première fois, c’était le 20 juillet 1986 : l’Espagnol Eduardo Chozas s’était imposé, mais Bernard Hinault avait laissé filer, ce jour-là, le dernier maillot jaune de sa carrière.

Place ensuite, jeudi, à l’étape-reine de cette Grande Boucle entre Briançon et l’Alpe d’Huez. Avec trois ascensions historiques « hors catégorie » à franchir : le Galibier dans le sens contraire cette fois (23 km à 5,1 %), la Croix de Fer (29 km à 5,2 %) et la mythique montée aux 21 virages (13,8 km à 8,1 %). Un parcours dont pourrait profiter l’actuel maillot jaune (« Les deux étapes sont très dures », dit-il très sobrement) pour encore asseoir sa supériorité ou, s’il n’en ressent pas le besoin, permettre à un échappé de tutoyer la gloire. En ce 14 juillet, les Français risquent en tout cas d’être survoltés…

 

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