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Ce vendredi, les salariés belges seront «libérés» des taxes

Ce 15 juillet ce sera le « tax liberation day », à savoir le jour où, en théorie, un travailleur ne paye plus d’impôts à l’Etat.

Temps de lecture: 2 min

Vendredi marquera le « tax liberation day » pour les salariés belges, selon une étude de l’Institut économique Molinari en collaboration avec EY. Cette date représente le jour du calendrier où un travailleur cesse théoriquement de payer des impôts à l’État et dispose comme bon lui semble de son salaire.

Les taxes sur l’emploi sont restées stables depuis le tax shift de 2015-2019, qui a considérablement réduit le coût du travail en Belgique, écrivent les auteurs de l’étude. Par rapport à 2013, le « tax liberation day » intervient ainsi 24 jours plus tôt, soit un bénéfice de 4 800 euros en salaire net annuel.

Le pouvoir d’achat des Belges a néanmoins souffert de la pandémie, qui a « déprimé les salaires moyens », et l’inflation augmente, relève-t-on.

Un taux d’imposition réel de 53,3 %

Sur base des 34 pays étudiés, en tenant compte des cotisations patronales et salariales, de l’impôt sur le revenu et de la TVA ou de son équivalent, la Belgique reste à la 3e place, seule la France et l’Autriche fiscalisant plus leurs salariés moyens, selon le rapport.

Ses auteurs soulignent également que si les salariés belges coûtent cher à leurs employeurs (8e position sur 34 pays étudiés, 7e dans l’Union européenne), ils ont des salaires nets de charges et impôts moins attrayants (14e sur 34, 10e dans l’UE).

En Belgique, un employeur dépense 208 euros pour qu’un salarié moyen gagne 100 euros après impôt sur le revenu, ce qui représente une baisse par rapport au record de 234 euros en 2013.

Le « taux d’imposition réel » d’un salarié belge est désormais de 53,5 %, contre une moyenne de 43,9 % dans l’UE.

Les administrations publiques belges perçoivent 31.467 euros sur le salaire moyen belge (y compris la TVA estimée). Seuls les administrations autrichiennes, allemandes ou néerlandaises perçoivent davantage, les salaires étant plus élevés dans ces pays, conclut l’étude.

 

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12 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, samedi 16 juillet 2022, 0:53

    Article à la con.

  • Posté par Giefvan Agathe, vendredi 15 juillet 2022, 0:29

    Quelle connerie ! Comment un journal neutre répercute t il cette antienne d'extreme droite poujadiste ? On peut aussi bien dire qu'aprés tel jour on travaille pour lEtat. Alors que c'est tous les jours, toutes les minutes qui sont concernés. On ne travaille pas "pour" l'Etat, on n'est pas "libéré", au contraire on a LA CHANCE de vivre dans un pays démocratique où on contribue au bien public et même à financer des services publics, une santé gratuite, nos pensions, que sais-je encore...! Les cons qui veulent un Etat sans impôts, qu'ils aillent en Somalie ou en Afghanistan !

  • Posté par Giefvan Agathe, vendredi 15 juillet 2022, 10:19

    DL conteste l'usage qui est fait des impôts, c'est légitime ; mais l'article idiot ne broubbele que sur les taux d'imposition. Comme le demeuré (Nick) Tameyre.

  • Posté par Giefvan Agathe, vendredi 15 juillet 2022, 10:15

    Réponse à DL. En macroéconomie, on sait depuis longtemps que PEU IMPORTE à qui et comment est distribué et dépensé le budget : il y a un multiplicateur qui accroît le PIB de bien plus (x4,x5,x6). Tous les prébendiers que vous citez dépensent ce revenu, et par ailleurs on évite qu'ils émargent au chômage. Vous croyez qu'une publicitaire privée ou qu'un psychologue d'entreprise ou que des animateurs radio créent plus de richesse qu'une membre de cabinet ministériel, qu'un flic, qu'un plouc qui fait traverser devant les écoles, qu'une comédienne ?

  • Posté par D L, vendredi 15 juillet 2022, 9:58

    Chère Madame Agathe, certes on est d'accord sur un point : les impôts et les cotisations sociales sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de la collectivité, sa défense, financer les infrastructures, l'enseignement "gratuit" et un service de santé pour tous et efficace. Par contre, les gaspillages sont énormes : trop de niveaux de pouvoir, fonctionnaires pléthoriques surtout en Wallonie et Bruxelles, cabinets ministériels pléthoriques, création de nombreuses ASBL financées par l'impôt pour placer les petits copains ou les membres du Parti, glandeurs du chômage dans le Sud alors que l'on a une grande quantité de postes vacants dans le Nord, accueil de toutes les misères du monde sans limite ( sauf les vrais belges sinistrés dès que le sujet a quitté la Une des journaux). Le mal belge, c'est le mauvais retour par rapport aux impôts perçus.

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