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Réforme des pensions: les discussions toujours en cours cet après-midi

Le Premier ministre a annoncé plusieurs fois qu’il espérait trouver un accord d’ici la Fête nationale.

Temps de lecture: 3 min

Le gouvernement fédéral a repris dimanche matin ses travaux sur la réforme des pensions. Les discussions étaient toujours en cours vers 16h et, après des entretiens bilatéraux entre le Premier ministre et les vices-Premiers ministres, une réunion plénière, les discussions sont reparties en bilatérales. Les tensions demeurent, avec le PS mais également le MR, entendait-on à bonne source.

Il n’y a jusqu’à présent pas d’autre point à l’ordre du jour. Le Premier ministre, Alexander De Croo, semble vouloir avancer sur le sujet avant de passer à autre chose. Les réunions en comité restreint ne manqueront pas dans les jours qui viennent puisqu’elles seront organisées quotidiennement jusqu’au 21 juillet, date des vacances parlementaires, a-t-on appris à bonne source.

Le Premier ministre a annoncé plusieurs fois qu’il espérait trouver un accord d’ici la Fête nationale. Samedi, vers minuit, après 15 heures de réunion, les ministres se sont quittés sans accord. Les positions des uns et des autres semblent toujours éloignées et le dossier prend doucement des allures de bras de fer. Les réunions se succèdent, M. De Croo a formulé plusieurs propositions de compromis, mais elles sont apparues déséquilibrées au PS et aux écologistes. Ces derniers se disent toujours désireux d’un accord, mais ont rappelé qu’ils entendaient préserver les droits acquis, prévoir des périodes de transition suffisantes dans la mise en œuvre de la réforme, réduire significativement l’écart entre les hommes et les femmes, et ne voulaient pas non plus remettre en cause certains régimes de pension particuliers, comme ceux du personnel roulant de la SNCB et des militaires. En face, c’est le souci d’un système soutenable financièrement et qui récompense davantage le travail effectif qui est mis en avant. Et, de sources concordantes, il apparaît désormais que le MR ne s’y retrouverait pas non plus.

Cela fait plusieurs semaines que le gouvernement tente de s’accorder sur la réforme des pensions, l’un des chantiers les plus importants de la législature. Plusieurs sujets sont sur la table : accès à la pension minimum, pension à temps partiel, bonus pension, réduction des écarts entre hommes et femmes. Des points se sont ajoutés, dont l’accès à une retraite anticipée après 42 ans de carrière et, à la demande de certains partis, les régimes particuliers de retraite du personnel roulant de la SNCB et des militaires. Des décisions ont également déjà été prises, peu après la mise en place du gouvernement, en particulier la revalorisation de la pension minimum complète à 1.715 euros bruts en 2024, soit 1.630 euros nets.

Les points de blocage principaux demeurent les années de travail effectif nécessaires pour accéder à la pension minimum et la retraite anticipée et ce qu’il convient d’entendre par travail effectif, c’est-à-dire la question des périodes d’inactivité assimilées à du travail. Durant la semaine, le PS a déjà fait savoir qu’il pouvait vivre sans accord au nom du principe : mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord.

Interrogée jeudi à la Chambre, la ministre des Pensions, Karine Lalieux (PS), a dit sa détermination. « Si cela me vaut d’être la nouvelle Madame Non parce que je défends ces droits acquis des travailleurs, je porterai ce surnom avec grande fierté », a-t-elle déclaré.

 

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8 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, dimanche 17 juillet 2022, 16:29

    Et si notre situation s'est détériorée, c'est parce que 1) On a tout fait pour démotiver les véritables "travailleurs", en ce compris les indépendants et les patrons, directeurs et cadres, qui travaillent bien plus que 40h/ semaine, et 2) On a tout fait pour encourager l'inactivité et la paresse en les rendant de plus en plus confortables. Sans parler de notre système éducatif, qui encourage la médiocrité et qui n'incite plus du tout à l'effort, à l'excellence et à la compétition.

  • Posté par Smyers Jean-pierre, lundi 18 juillet 2022, 10:37

    Il me semble en effet, M. Massacry, que ceux qui stigmatisent le plus la politique et les politiciens sont des commentateurs le cul dans le beurre qui n'ont que mépris pour ce qu'ils considèrent comme des moins qu'eux.

  • Posté par massacry olivier, lundi 18 juillet 2022, 0:33

    Votre liste des < véritables travailleurs> est un insulte pour bon nombre ( vous savez, par exemple , toutes les petites mains de la caissière à l'infermière, en passant par les éboueurs, ceux qui par exemple pendant le confinements n'avait pas le loisir du télé-travail) d'un snobisme crasse !

  • Posté par D L, dimanche 17 juillet 2022, 17:14

    La camarade Lalieux en bonne militante ne défend que ses électeurs sans la moindre considération pour les gens qui travaillent

  • Posté par J.-M. Tameyre, dimanche 17 juillet 2022, 16:39

    Voir l'éditorial du Figaro "La bombe italienne". L'Italie a de très nombreux points communs avec la Belgique. En particulier elle est très généreuse (beaucoup plus que nous) avec ses anciens. 150% du PIB en dettes, soit 2500 milliards (équivalente à l'Espagne, Irlande, Grèce et Portugal réunis). Et l'Italie n'a presque plus d'activité industrielle ou exportatrice pour rembourser... (cf. Pagano ici hier). Nous n'en sommes vraiment pas loin.

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