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Bradley Wiggins vise les 55km dans l’heure

Le Britannique s’attaque dimanche soir au record de l’heure cycliste. La question n’est pas de savoir s’il va le battre, mais de combien il va l’améliorer.

Temps de lecture: 3 min

Friands de paris en tous genres, les Britanniques s’attendaient à devoir choisir si oui ou non Bradley Wiggins allait battre le record de l’heure. Une question largement dépassée par le réel enjeu : à quelle marque va-t-il porter ce nouveau record de l’heure.

Dimanche soir, Sir Bradley Wiggins s’élancera pour une heure sur le vélodrome londonien qui avait accueilli les Jeux olympiques en 2012 à la poursuite de record récemment établi par son compatriote Alex Dowsett : 52,937 km couverts le 2 mai sur l’anneau de Manchester. Une référence qui ne devrait pas résister…

« Je me sens prêt »

« Cela peut paraître présomptueux mais je me sens prêt dès maintenant à battre ce record, affirmait Wigigns dans la foulée. Ma principale préoccupation n’est pas de savoir si je vais l’améliorer mais de combien je vais l’améliorer. »

Présomptueux ? Même pas. On sait l’homme au look de rock star friand de défi. Le plus bel exemple reste cette obsession de remporter le Tour de France et de tout sacrifier à cette fin. Une mission accomplie en 2012 par un athlète longiligne, capable d’accompagner les meilleurs en montagne, irrésistible dans les chronos, soutenu par une formidable formation Sky vouée à sa cause.

En effet, s’il n’était plus besoin de démontrer ses qualités athlétiques, « Wiggo » a dû s’astreindre à un régime draconien pour modifier cette carrure de pistier, de puissant poursuiteur, en celle d’homme de Tour, capable de franchir tous les terrains, plaine et hauts sommets alpestres, pour ramener le maillot jaune à Paris.

Marquer l’histoire

Tous les terrains, même les pavés, 9e de Paris-Roubaix l’an dernier, au point d’y fixer l’ultime échéance de sa carrière sur route le 12 avril, sans réussite cependant. Son défi londonien, en revanche, risque de marquer l’histoire. Et si l’on sait que seuls les titres restent alors que les records sont faits pour être battus, celui-là pourrait résister… « J’ai dans l’esprit une distance de 55 km, je pense que c’est réaliste. Si j’y parviens, il pourrait bien tenir une vingtaine d’années. »

Le rendre le plus inaccessible possible, voilà sa réelle ambition, au point de songer à la marque absolue, les 56,375 km établis par Chris Boardman, en 1996. Une autre époque, avec une position et un matériel interdit depuis lors. Mais Wiggins le métronome n’a rien laissé au hasard. Sur un vélo qui l’occupe depuis 2010, conçu par Pinarello et… Jaguar, il entend d’abord couvrir 221 tours de piste (250 m) en 16sec1 ou 16sec2, soit 55,250 km, le contrat minimum à ses yeux !

« Pas pire que monter le Ventoux »

« Cela ne me paraît pas plus éprouvant que de grimper le Ventoux ou de reste trois semaines concentré sur un Tour de France. Couvrir chaque tour exactement à la même vitesse, comme un cruise-control, voilà le meilleur moyen d’y parvenir. Je verrai ensuite s’il me reste des forces et du temps… »

Le seul paramètre que le Britannique ne maîtrise pas réside dans les conditions climatiques, la température et surtout la pression atmosphérique. Or, les prévisions s’annoncent en sa faveur. Dimanche soir, Wiggins aura fait son temps, mais pas n’importe lequel.

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