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Guerre en Ukraine: la Russie moins impactée par les sanctions européennes que prévu, l’Europe l’est davantage

L’économie russe s’en sort mieux qu’attendu, malgré les sanctions prises par l’Union européenne suite à l’invasion de l’Ukraine. Les Etats membres de l’UE sont quant à eux davantage impactés que prévu.

Temps de lecture: 2 min

L’économie russe devrait, cette année, être moins pénalisée par les sanctions internationales que ce qui était attendu, a souligné mardi le FMI, précisant que les pays européens, en revanche, en souffrent plus que prévu.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Russie devrait se contracter de 6,0 % en 2022, anticipe le Fonds monétaire international, soit bien moins que le plongeon de 8,5 % sur lequel il tablait lors de ses précédentes prévisions, publiées en avril. « L’économie russe devrait s’être contractée moins que prévu au deuxième trimestre, les exportations de pétrole brut et de produits non énergétiques se maintenant mieux qu’attendu », détaille l’institution dans son rapport.

« De plus, la demande intérieure fait également preuve d’une certaine résilience grâce à la maîtrise de l’effet des sanctions sur le secteur financier intérieur et à un affaiblissement du marché du travail plus faible que prévu », ajoute le Fonds.

Les pays occidentaux ont, depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, pris à l’encontre de la Russie une salve de sanctions destinées à l’étrangler financièrement et économiquement. Leurs effets devraient se faire sentir aussi en 2023, année pour laquelle le FMI anticipe une récession de l’économie russe de 3,5 %, soit 1,2 point de moins que ses prévisions précédentes.

Des conséquences sur l’économie européenne plus fortes que prévu

En revanche, « les effets de la guerre sur les principales économies européennes ont été plus négatifs que prévu », précise le FMI. Les prévisions de croissance économique pour 2022 ont en effet été abaissées pour l’Allemagne (-0,9 point à 1,2 %), la France (-0,6 point à 2,3 %) ou encore l’Espagne (-0,8 point à 4,0 %).

Ces conséquences plus fortes sont dues à « la hausse des prix de l’énergie ainsi qu’à la baisse de confiance des consommateurs et au ralentissement de l’activité manufacturière résultant de perturbations persistantes de la chaîne d’approvisionnement et de la hausse des coûts des matières premières », détaille le FMI.

Et une cessation complète des exportations de gaz russe réduirait « nettement » la croissance dans la zone euro en 2022 et 2023. Cela forcerait en effet les pays européens à mettre en place un rationnement de l’énergie, touchant les secteurs industriels majeurs.

 

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24 Commentaires

  • Posté par Martin Roland, mercredi 3 août 2022, 12:07

    https://www.businessinsider.in/policy/economy/news/no-matter-what-the-kremlin-says-the-sanctions-against-russia-are-working-and-catastrophically-crippling-its-economy-study/articleshow/93212371.cms?utm_source=pocket_mylist

  • Posté par Smyers Jean-pierre, lundi 1 août 2022, 18:48

    Le chef de file des propagandistes du Kremlin reprend du service sur tous les sujets aujourd'hui. Il faut continuer à garder en tête: 1. que l'Ukraine, un pays indépendant, a été envahie par la Russie. Et 2. que M. Z déclarait mercredi "Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un président de la stature de Poutine. ". Synthèse: prenez sa propagande pour ce qu'elle vaut.

  • Posté par Z Pour Zorglub , lundi 1 août 2022, 14:50

    Quelque soient les effets des sanctions sur la Russie qui est un pays habitué aux crises, 1991, 1995, 2014 sans parler de l’isolement soviétique et donc bcp bcp plus résilient que l’europe d’autant que 1/ toutes les entreprises européennes n’appliquent pas les sanctions. Les boutiques de luxe italiennes par exemple sont ttes ouvertes à Moscou, les boutiques françaises fermées mais les les sociétés de luxe essaient de contacter directement leur fichiers client avec paiement à Dubaï. L’ukraine et les pays baltes continuaient à acheter du gaz russe jusqu’à cette semaine ou le gazoduc a été coupé. Donc box de cris mais la réalité est autre. Par contre pour la société européenne bcp plus fragile et sensible en général, je doute que cela tienne bien longtemps. Après BoJo m, le PM bulgare et Draghi, qui sera le prochain avec sa tête sur une pique ?

  • Posté par Chalet Alain, lundi 1 août 2022, 13:16

    Les sanctions sont bien évidemment une arme à double tranchant, surtout si on en généralise l'usage sans trop réfléchir, ce qui semble être la mode actuelle. Mais leur effet est difficile à évaluer, puisque d'autres facteurs jouent aussi un rôle important, comme notamment la covid et la guerre en Ukraine.

  • Posté par meyer jean, lundi 1 août 2022, 13:05

    La Russie est déjà bien impacté maintenant. Sa situation va s' aggraver à moyen terme. Le Rubel ne va pas tenir et les devises qu' ils accumulent encore un certain temps, ne leurs servent à rien, puisqu'ils ne peuvent pas acheter de la haute technologie à l'occident. Donc c est un pays pauvre avec armes nucléaires. Restons optimiste!

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