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Variole du singe: l’OMS conseille de réduire le nombre de ses partenaires sexuels

Le nombre de contaminations à la variole du singe est en augmentation en Europe et dans le monde. Pour contenir l’épidémie, l’OMS a conseillé ce mercredi au hommes homosexuels, les plus touchés, de « réduire le nombre de partenaires sexuels ».

Temps de lecture: 3 min

Face à la flambée de la variole du singe, l’OMS a clairement conseillé mercredi au groupe le plus touché par la maladie - les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes - de réduire le nombre de partenaires sexuels.

Le meilleur moyen de se protéger «est de réduire le risque de se retrouver exposé» à la maladie, a expliqué le directeur général de l’OMS, le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’un point presse à Genève.

«Pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, cela veut aussi dire, pour le moment, réduire le nombre de vos partenaires sexuels et échanger des informations avec tout nouveau partenaire pour être en mesure de les contacter» en cas d’apparition de symptômes, pour qu’ils puissent s’isoler, a expliqué le Dr. Tedros, qui a déclenché samedi le plus haut niveau d’alerte de son organisation pour tenter de juguler la maladie.

Plus de 18.000 cas de variole du singe ont été détectés dans le monde depuis début mai en dehors des zones endémiques en Afrique. La maladie a été signalée dans 78 pays jusque-là, avec 70% des cas en Europe et 25% dans les Amériques, a précisé le patron de l’OMS.

Cinq personnes sont mortes de la maladie -toutes en Afrique- et environ 10% des cas nécessitent une admission à l’hôpital pour tenter d’atténuer la douleur que connaissent les patients.

«Ce message de réduction du nombre de partenaires vient des communautés elles-mêmes», a expliqué Andy Seale, qui à l’OMS est chargé de faire passer le message auprès de la population qui est aujourd’hui presque exclusivement touchée: celle des hommes plutôt jeunes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, et en particulier ceux qui multiplient le nombre de partenaires.

Recommandations à court terme

Andy Seale reconnaît que ce type de recommandation ne peut pas être efficace sur une longue durée et aussi qu’il doit s’accompagner d’informations précises sur les symptômes, de tests et d’un accès facile à un médecin en cas de doute pour s’isoler au plus vite.

La variole du singe n’est pas en l’état actuel des connaissances considérée comme une maladie sexuellement transmissible et tout le monde peut la contracter. Le contact peau à peau direct mais aussi les draps ou vêtements infectés sont des vecteurs de transmission de la maladie.

L’OMS insiste aussi beaucoup sur la nécessité d’éviter toute stigmatisation d’une communauté précise, qui pourrait amener ses membres à cacher la maladie, ne pas se faire soigner et continuer à la répandre.

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5 Commentaires

  • Posté par Otte Gérard, mercredi 27 juillet 2022, 22:27

    Pauvre Elio !

  • Posté par Otte Gérard, mercredi 27 juillet 2022, 22:20

    Depuis que j'ai une fringale de cacahuètes, je ne me fais même plus confiance à moi-même.

  • Posté par Chalet Alain, mercredi 27 juillet 2022, 20:16

    Je n'ai qu'une partenaire. Je dois donc lui dire stop?

  • Posté par Esser Olivier, mercredi 27 juillet 2022, 18:22

    Après la bulle sociale, la bulle sexuelle.

  • Posté par Druide David, mercredi 27 juillet 2022, 18:24

    :-)

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