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Guerre en Ukraine: l’armée de Kiev dément avoir bombardé une prison du Donbass

L’armée russe a accusé ce vendredi Kiev d’avoir bombardé un camp de prisonniers du Donbass, à l’est du pays, actuellement sous contrôle des séparatistes pro russes. Une information démentie par l’armée ukrainienne dans un communiqué.

Temps de lecture: 3 min

L’armée de Kiev a démenti vendredi avoir bombardé une prison du Donbass (est) sous contrôle des séparatistes russes où se trouvent des soldats ukrainiens, comme l’en accuse Moscou, qui évoque des dizaines de morts.

« Les forces armées d’Ukraine, qui adhèrent pleinement aux principes et aux normes du droit international humanitaire, n’ont jamais procédé et ne procèdent pas à des bombardements d’infrastructures civiles, en particulier dans des endroits où des prisonniers de guerre sont susceptibles d’être détenus », a assuré l’armée dans un communiqué.

L’armée russe avait accusé vendredi les forces de Kiev d’avoir bombardé dans la nuit une prison du Donbass (est) sous contrôle des séparatiste pro russes, tuant 40 prisonniers de guerre ukrainiens et en blessant 75 autres. Le ministère russe de la Défense a affirmé dans un communiqué que des tirs d’un système d’artillerie Himars, fourni à l’Ukraine par les États-Unis, avaient frappé une prison de la région de Donetsk, où étaient incarcérés ces soldats ukrainiens.

Selon le ministère, cette prison est située près de la localité d’Olenivka (Elenovka en russe) à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Donetsk, la capitale des séparatistes pro russes de la région éponyme. « Cette provocation scandaleuse vise à effrayer les soldats ukrainiens et à les dissuader de se rendre », a assuré le ministère.

La télévision publique russe a diffusé des images présentées comme étant celles des baraquements carbonisés, sans montrer de victimes. L’AFP n’a pas pu vérifier ces déclarations de source indépendante. Le ministère précise que la prison abritait notamment des membres du régiment Azov, qui s’est illustré dans la défense de la ville de Marioupol face à l’armée russe et que Moscou accuse d’être une formation néo-nazie.

Après de longues semaines de siège et de résistance sur le site sidérurgique d’Azovstal à Marioupol, quelque 2.500 combattants ukrainiens s’étaient rendus en mai. Les autorités russes avaient indiqué qu’ils seraient incarcérés à Olenivka.

Les systèmes de lance-roquettes multiples Himars, livrés à Kiev par les États-Unis, se sont révélés particulièrement redoutables contre les positions de l’armée russe ces dernières semaines.

La Russie accuse régulièrement l’armée ukrainienne de crimes de guerre dans les régions séparatistes soutenues par Moscou depuis 2014. Depuis l’invasion russe en février, de nombreuses preuves de crimes de guerre accablent la Russie en Ukraine. Des équipes d’enquêteurs travaillent à récolter ces preuves en vue d’une éventuelle intervention de la justice internationale.

 

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20 Commentaires

  • Posté par STORDIAU Pierre, lundi 1 août 2022, 15:34

    Comme pour toute « Scène de Crime » ; pour rechercher l’auteur … il convient de procéder selon la méthodologie habituelle des questions sur : 1)Mobile ; 2)Opportunité et 3)Arme du crime ; tout en sachant que la « responsabilité » des prisonniers incombe totalement à ceux qui en ont la garde, de surcroît lorsqu’il s’agit d'une armée dite « d’occupation ». Les prisonniers de guerre sont toujours parqués à l’arrière des fronts et ne restent jamais exposés au milieu d’un champ de bataille … alors que les combattants eux, sont protégés dans des tranchées. Rappelons également que les derniers éléments du « bataillon Azov » furent arrêté aux usines Azovstahl à Marioupol le 21 mai 2022 après négociation entre l’occupant et l’Onu / CICR ; et donc tous parfaitement identifiés. Pour le 1er point des « mobiles » : nous n’avons à charge que la partie Russes (Pdt de la Douma Russe réclamant la peine de mort des « Azov »; Séparatistes où la peine de mort existe et qui ont également réclamé cette peine capitale pour les combattants Azov ; Tweet de l’ambassade de Russie précédant la mort des prisonniers ; échanges téléphoniques interceptés entre soldats russes ; Sabotage de l’aura du Pdt Zelenski qui s’était porté garant des prisonniers au côté de l’ONU/ Cicr ; etc.). Point 2 de l’opportunité ; les Russes qui auraient dû mettre les prisonniers à l’abri à l’arrière du front … les ont placés en première ligne ! Pourquoi ? Point 3 « arme du crime » ? Deux thèses : Soit une bombe, ou un tir délibéré des russes sur le camp (bizarrement, pas de victimes russes parmi les gardiens ?) ; Soit un tir de « contre-batterie » ukrainien … mais alors avec une première salve russe en se positionnant à côté du camp des prisonniers, utilisé comme « bouclier humain » ! Cette dernière thèse étant la moins plausible car les images satellites Maxar ne montrent AUCUN dégât aux bâtiments entourant la prison et que cette prison était bien connue des ukrainiens et que la précision des nouvelles armes occidentales pouvait éviter sans problème ! On verra bien ce que dira la commission d’enquête … si jamais les Russes l’autorisent (ce dont nous ne pouvons que douter). >>> Mais pour l'instant le "smoking gun" semble fortement être du côté Russe !

  • Posté par Romberg Erwin, lundi 1 août 2022, 10:04

    « Selon les images satellites, la caserne de la colonie d'Olenivka a été détruite par les Russes » : https://en.defence-ua.com/news/new_evident_of_russian_provocation_in_olenivka_colony_satellite_images-3735.html

  • Posté par Martin Roland, samedi 30 juillet 2022, 14:25

    Le SSU a intercepté des conversations téléphoniques dans lesquelles les occupants confirment que les troupes russes sont responsables de cette tragédie. Même les militants du soi-disant DNR ne croient pas aux mensonges de la propagande russe selon lesquels le « bombardement » de l'établissement correctionnel d'Olenivka a été effectué par l'Ukraine. Le SSU a intercepté plusieurs de ces conversations - toutes seront incluses comme éléments de preuve dans la procédure pénale, ouverte en vertu de l'article 438 du CCU (violation des lois et coutumes de la guerre). Actuellement, toute la gamme d'informations est étudiée par les enquêteurs du SSU. A en juger par les conversations des militants, les russes auraient pu mettre en scène une tragédie en plaçant les explosifs dans les locaux de la prison. En particulier, aucun des témoins oculaires n'a entendu de missile voler vers l'établissement correctionnel. Il n'y avait pas de sifflement caractéristique et les explosions se sont produites d'elles-mêmes. Des conversations interceptées confirment que les ruscistes ont placé leur Grad MRLS près de l'établissement correctionnel et ont commencé à tirer sur le territoire contrôlé par l'Ukraine. Cependant, aucun bombardement en réponse n'a été observé - cela est confirmé par les combattants du « DNR » eux-mêmes. De plus, à en juger par les vidéos disponibles sur Internet, les fenêtres sont restées entières dans certaines pièces de l'établissement. Cela indique que l'épicentre de l'explosion se trouvait à l'intérieur du bâtiment détruit et que ses murs ont été touchés par les ondes de choc, protégeant certaines des pièces voisines. De plus, une analyse préliminaire de la vidéo montre que de telles traces sur les murs d'une explosion sont très probablement restées dues à une "source interne" de l'explosion. Dans l'ensemble, il existe de nombreuses preuves que les forces armées ukrainiennes n'ont pas lancé de missiles ni effectué de frappes d'artillerie près d'Olenivka. Par conséquent, toutes les déclarations de propagande russe sur les « bombardements par l'armée ukrainienne » sont de purs mensonges et de la provocation. Le chef par intérim de la SSU, Vasyl Malyuk, a déclaré que la russie ne pourra pas s'absoudre de la responsabilité de ce crime sanglant. «Peu importe les bêtises que les ennemis inventent pour se justifier, il est évident pour tout le monde que la Russie est coupable du meurtre délibéré de prisonniers ukrainiens. Ceci est confirmé par les premières preuves disponibles. Je suis convaincu que plus tard, il y aura plus de preuves. Les enquêteurs du SSU ont déjà commencé à enquêter sur ce crime dans le cadre de la procédure pénale correspondante », a déclaré Vasyl Malyuk. Le chef par intérim du SSU a souligné que le SSU fera tout son possible pour s'assurer que ceux qui ont commis ce crime scandaleux reçoivent la punition qu'ils méritent. "Nous ne pardonnerons à aucun rusciste - tout le monde sera puni", a ajouté Vasyl Malyuk.

  • Posté par Romberg Erwin, samedi 30 juillet 2022, 22:05

    Désolé pour le petit oubli de source ci-dessous « À propos de Ukrainska Pravda… » : https://www.courrierinternational.com/notule-source/oukrainska-pravda?page=2

  • Posté par Romberg Erwin, samedi 30 juillet 2022, 21:59

    Confirmation : « Interception SBU : les Russes eux-mêmes ont déclenché une explosion dans la colonie d'Olenivka » : lire https://www.pravda.com.ua/eng/news/2022/07/29/7360893/ *** À propos de Ukrainska Pravda (pravda.com.ua) : Le journal en ligne “Vérité ukrainienne”, a été créé en 2000 par le journaliste Guéorgui Gongadzé, assassiné au cours de la même année alors qu’il enquêtait sur la corruption au sein du pouvoir. Le titre, qui traite de sujets exclusivement nationaux, a néanmoins su préserver son impartialité et son indépendance.

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