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Vincenzo Ciuro: «J’arrive sur RTL pour partager ma passion et innover avec l’équipe»

Les téléspectateurs vont découvrir la nouvelle voix du foot de RTL-TVi ce mardi soir. Actif depuis plus de 16 ans sur les chaînes foot payantes de Proximus TV (et d’Eleven depuis 2 ans), Vincenzo va officier, pour la première fois, sur une chaîne généraliste gratuite à l’occasion de cet Union – Rangers.

Vidéo - Temps de lecture: 7 min

Vincenzo, dans quel état d’esprit êtes-vous quelques heures avant de prendre l’antenne pour la première fois sur RTL?

Je suis super-excité. Fier et heureux, aussi, de rejoindre l’équipe de RTL pour un nouveau challenge. C’est vrai que cela fait déjà un paquet d’années que je commente le foot. Mon premier match, c’était en juillet 2006, GBA-Beveren, avec un doublé du regretté François Sterchele. À l’époque, c’était Marc Delire qui m’avait fait passer un test. Depuis, j’en ai accumulé…

Vous allez dire quelque chose de spécial au moment de prendre l’antenne?

Je vais dire «bonsoir»! (rires). Non, je n’ai rien préparé, ce sera très spontané et naturel, ce qui correspond à ma personnalité. Ce soir, à Leuven, c’est Anne Ruwet qui va lancer le programme et qui me donnera la parole, avec nos différents consultants. Tout cela va donc se faire de manière collégiale. Je suis convaincu que la dynamique sera bonne dès le départ, que l’on va admirablement lancer la saison tous ensemble.

Après, vous ne manquez pas d’expérience… Pro League, Liga, Ligue des champions, vous avez déjà commenté des centaines d’affiches. Vous n’êtes pas novice dans cet exercice!

Je suis surtout un privilégié! C’est un métier de passion. Je joue au foot depuis l’âge de 6 ans, je commentais les actions de foot qui se déroulaient dans le jardin familial. C’était prédestiné… J’ai donc énormément de chance de pouvoir faire ce métier-là. Des moments extraordinaires, j’ai déjà eu l’occasion d’en vivre. En juin dernier, je commentais la finale de la Ligue des Champions à Paris entre le Real et Liverpool. Je remercie encore Marc Delire pour cette opportunité-là! Mais, que ce soit avec le côté local de la Pro League, ou avec le côté international de la Champion’s ou de la Liga, j’aime transmettre ma passion, qui est mon fil conducteur. Je l’ai fait sur Eleven et sur Proximus TV, je continuerai sur RTL.

Mais c’est quoi la «touch» Vincenzo Ciuro?

Je ne sais pas si j’ai vraiment une «touch», mais ce que je veux, c’est faire passer des émotions au travers mon commentaire. Je mets toujours un point d’honneur à arriver dans un stade en ayant préparé au mieux la rencontre. Je suis très carré et pro dans ma manière d’aborder le match. Et dans mon commentaire, j’essaie de pouvoir jongler entre les émotions, le rationnel, le factuel… Et venir avec des statistiques. Mais c’est surtout se laisser guider par le rythme et la vie du match. C’est, pour moi, la clé d’un commentaire réussi. Je ne commente pas aujourd’hui comme en 2006, et heureusement! Et ne jamais oublier: le plus important, c’est le match et ses acteurs. Le commentateur est un passeur d’émotions.

La première chose que vous allez mettre en place sur l’antenne de RTL ?

La base de travail, elle était déjà là avant mon arrivée. L’équipe en place effectue de l’excellent boulot depuis de nombreuses années. Anne Ruwet et Emiliano Bonfigli sont des piliers qui ont porté le projet sport de RTL. Sans oublier Bruno De Roy, chargé de la production. C’est une petite équipe avec peu de moyens, et chapeau pour ce qu’ils ont réussi à mettre en place. Je connais d’autres boîtes où ils sont plus nombreux, et il n’y a pas vraiment de différence sur le rendu. Ce que je souhaite apporter? De l’innovation. Venir avec de nouvelles idées. Il y a une vraie volonté de développement au sein du groupe et de la rédaction. L’envie est là.

Vous avez donc déjà tout commenté ces 15 dernières années… Sauf les Diables rouges. RTL possédant les droits de la Nations League, c’est cette perspective qui vous a décidé à accepter le challenge de RTL?

Non. Ce n’est pas uniquement ce paramètre-là. Après, oui, c’est attractif de pouvoir travailler sur les Diables. C’est excitant et on peut parler de «Graal» pour un journaliste sportif. Comme je ne l’ai jamais fait, oui, cela m’attire. C’est donc un challenge attirant, mais cela n’a pas conditionné mon choix.

Qu’est ce qui a fait pencher la balance pour RTL alors?

C’est le timing. Cela fait 16 ans que je suis sur Proximus. Je vais bientôt avoir 40 ans. Derrière ce choix d’accepter RTL, il y a donc une réflexion personnelle. J’ai pas mal discuté avec des gens qui comptent dans ce milieu, dont Marc Delire. Lui a fait le même mouvement en 2005, quand il a quitté la RTBF. Un risque qu’il a toujours assumé, mais qui lui a souri! Pouvoir désormais apporter ma griffe dans un projet stratégique, celui de RTL, m’a convaincu. C’était une proposition étonnante, je ne m’y attendais pas. C’est donc finalement une surprise pour moi et pour les téléspectateurs qui vont me découvrir ce soir ou dans les prochaines semaines.

Une nouvelle aventure pour Vincenzo Ciuro.
Une nouvelle aventure pour Vincenzo Ciuro. - D.R.

Vous allez donc commenter, mais aussi présenter en studio. Anne Ruwet sera aussi présente en plateau quand vous y serez?

Anne, c’est une personnalité importante dans le projet que l’on souhaite mettre en place. Elle est passionnée, dévouée… Elle a su grandir brillamment. Son potentiel est encore incroyable. Elle va donc continuer à présenter. Elle sera aussi amenée à endosser d’autres rôles. On réfléchit à des innovations que l’on va mettre en place sur les soirées de Ligue des champions. Notamment la présence d’un deuxième journaliste de l’équipe en plateau. Anne sera donc présente avec moi quand je suis à la présentation. Un rôle qu’Emiliano pourra aussi endosser, comme d’autres dans l’équipe. La phase de réflexion est toujours en cours. Notre studio est suffisamment armé, avec la réalité augmentée aussi, pour pouvoir amener une vraie plus-value éditoriale.

Et Emiliano continuera à commenter des matches…

Ce n’est pas parce que j’arrive qu’Emiliano ne va plus rien faire. Que du contraire. On va se partager les matches. J’arrive avec un esprit d’ouverture. C’est aussi un pilier et les téléspectateurs pourront aussi l’entendre sur la Ligue des champions et les autres compétitions que l’on va diffuser. L’offre de RTL est belle et riche, il y a du travail pour tout le monde.

Vous êtes proches d’Eleven, et votre nouveau patron, Guillaume Collard, est l’ancien boss d’Eleven. Est-ce envisageable de voir débarquer, sur RTL, d’autres compétitions en collaboration avec Eleven, à l’image du deal RTL-Eleven sur le foot italien en 2016 ?

C’est prématuré et pas à l’ordre du jour aujourd’hui. Après, on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait…

Deux nouveaux consultants viennent renforcer l’équipe de RTL Sports: Johan Walem et Will Still. Pourquoi les avoir choisis?

Sachant que Felice Mazzù ne pouvait plus officier pour nous vu ses nouvelles fonctions à Anderlecht, sachant que Mbaye Leye sera lui moins disponible qu’avant, il fallait renouveler les cadres. Walem, pour moi, c’est une certitude. Il le prouve depuis des années. Il a une faculté d’explications qui est dingue. C’est aussi quelqu’un avec qui j’ai des affinités. Et pour moi, les relations professionnelles sont aussi importantes que les relations humaines pour former une belle équipe. Et Will représente la nouvelle génération. Il dit ce qu’il pense, et est intéressé par les outils d’analyse.

D’autres noms pourraient débarquer? Sur Proximus et Eleven, vous formiez par exemple un duo apprécié avec Alex Teklak…

Alex, il fait partie des références. Et sur RTL, on veut travailler avec les meilleurs. Mais, même si rien n’est utopique dans la vie, je peux vous annoncer qu’Alex ne travaillera pas sur RTL Sports dans les prochains mois. Avec Frédéric Gounongbe, Mbaye Leye et Fred Herpoel aussi, notre équipe de consultants est bien «balancée». Alors, Alex, un jour peut-être? On reste à l’affût.

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Vous continuerez le week-end à présenter certains matches de Pro League sur Eleven?

Oui. On a réussi à trouver un accord. Il y avait une volonté commune entre Eleven, RTL et moi. Mais comme je n’ai que deux mains et deux jambes, je vais officier moins qu’avant sur la Pro League. Je serai donc présent sur un match par week-end.

Est-ce envisageable de vous entendre aussi sur Bel RTL?

Je n’ai jamais fait de radio… Mais pourquoi pas, si un projet sympa devait voir le jour? Il faut surtout utiliser les bonnes personnes sur les bons médias, et du côté de RTL, d’autres ont plus de compétences que moi en radio.

Pourtant, vous avez aussi lancé une série de podcasts récemment… Vous continuez?

C’était un projet personnel qui me tenait à cœur. Je souhaitais sortir de ma zone de confort. Il s’agissait d’interviews foot, plus posées hors du cadre foot à 100%. Avec ce podcast «Destin», le but était de découvrir qui se cache derrière une personnalité publique liée au monde du foot. On abordait de nombreux thèmes: les valeurs, l’enfance… Un projet qui pourrait continuer sa vie au sein de RTL podcast? Ou dans le cadre d’autres projets digitaux? Ça reste dans le coin de ma tête!

 

«J’aime la Juventus, et je dois beaucoup à Marc Delire!»

Temps de lecture: 2 min

Votre club de cœur ?

La Juventus !

Votre plus beau souvenir ?

J’en ai deux. La remontada du Barcelone face au PSG. J’étais en larmes… Je ne savais même pas qui avait marqué le dernier goal des Catalans. Et Celtic – Barcelone, lors du 125ème anniversaire du club. Une victoire acquise à la dernière seconde. Là, le stade tremblait… pour de vrai !

Votre interview la plus surprenante ?

Avec mon grand ami László Bölöni ! Nous avons eu, lui et moi, de belles passes d’armes. C’était un personnage incroyable. Il a retiré la bonnette « 11 » du micro, le logo de la chaîne, parce qu’il avait décrété que ce chiffre portait malheur en Roumanie.

L’entraîneur le plus compliqué à interviewer ?

Je me rappelle d’Ariël Jacobs ou de Franky Vercauteren, qui étaient sous pression. Des moments compliqués mais qui te font grandir.

Le stade qui vous donne le plus de frissons ?

Les stades allemands de Dortmund et du Bayern ! Les 25.000 personnes du « Mur » jaune et le vaisseau spatial de Munich, j’aime beaucoup. Je dois quand même citer Anfiel et son « You’ll never walk alone ». Et même si je suis fan de la Juve, le stade de Naples, c’est quelque chose…

Le commentateur qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Ma référence, c’est Marc Delire. C’est le meilleur, quoi qu’en pensent certains. Il a une vraie passion, une vraie connaissance. Il est brillant, intelligent. Je lui dois beaucoup, il m’a aussi pas mal accompagné et conseillé. Dans un autre style, Philippe Hereng m’a aidé, briefé et débriefé. Au final, je me suis construit moi-même, avec mes défauts et qualités, sans copier un commentateur « modèle ». Les jeunes journalistes devraient éviter de copier… Et de gueuler dès que le ballon s’approche des seize mètres comme en France, je ne suis pas partisan.

Ce sera cocasse ce mardi, vous serez en concurrence avec Marc Delire qui commentera, lui, le match sur Proximus. Pourquoi suivre la rencontre avec vous et pas avec lui ?

Parce que c’est gratuit chez nous ! (rires). C’est drôle, je n’avais pas pensé à ça… RTL et Proximus proposent deux produits différents. Nous aurons une équipe en bord terrain avec Anne et des consultants. Le dispositif sera plus important, et c’est normal pour le retour de l’Union sur la scène européenne. Il fallait marquer le coup. Après, je ne vais pas parler de concurrence entre lui et moi. C’est positif pour le téléspectateur d’avoir autant de choix.

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