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Attentats de Bruxelles: les terroristes auraient en fait voulu frapper la France

La cellule terroriste responsable des attentats du 22 mars aurait voulu commettre un attentat en France. C’est ce qui est indiqué dans l’acte d’accusation du procès. Le parquet fédéral a toutefois déploré la fuite de ces informations dans la presse.

Temps de lecture: 2 min

Les terroristes qui ont perpétré les attentats en Belgique le 22 mars 2016 voulaient en fait frapper le Stade de France à Paris. Ils voulaient y commettre un attentat le 10 juin 2016, date du match d’ouverture du championnat d’Europe. C’est ce que rapportent VTM et Het Laatste Nieuws, qui ont pu inspecter l’acte d’accusation du procès sur les attentats de Bruxelles.

Environ 75 000 personnes étaient rassemblées au Stade de France ce soir-là. Le président François Hollande était également présent dans les tribunes pour encourager l’équipe nationale française, qui jouait contre la Roumanie.

Lorsque le groupe terroriste a frappé en Belgique en mars 2016 – avec des attaques contre l’aéroport de Bruxelles et la station de métro Maelbeek, qui ont fait 32 morts – des rumeurs ont rapidement fait surface selon lesquelles ces cibles n’étaient en fait qu’un second choix. Les terroristes avaient agi plus tôt que prévu, acculés par l’arrestation de Salah Abdeslam, selon des conversations retrouvées sur un ordinateur laissé sur place.

Comme l’indique l’acte d’accusation, la cellule terroriste a envisagé une longue liste de cibles. Il y avait également des cibles en Belgique. Les ordinateurs des terroristes révèlent que des informations ont été recherchées sur les centrales nucléaires, le port d’Anvers, la caserne de Flawinne et la résidence officielle du Premier ministre.

Mécontentement du côté du parquet fédéral

Le parquet fédéral a déploré, vendredi soir, que des informations contenues dans l’acte d’accusation du dossier des attentats à Bruxelles aient fuité dans la presse trois mois avant le procès.

« Le Parquet Fédéral souhaitait, par respect pour les victimes et leur famille, conserver une certaine confidentialité sur ce document, en tout cas aussi longtemps qu’il n’avait pas l’assurance que l’ensemble des parties civiles l’ont reçu », a déclaré à Belga Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral. Les journalistes reçoivent généralement une copie de l’acte d’accusation pour chaque procès d’assises, afin de disposer du temps d’en prendre connaissance avant le début du procès, mais à titre confidentiel. L’acte d’accusation devient public après sa lecture par le procureur, au premier jour du procès.

 

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