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Le FBI perquisitionne la résidence de Trump: «Ils ont même forcé mon coffre-fort!»

L’ancien président américain Donald Trump a annoncé lundi que sa célèbre résidence de Floride, Mar-a-Lago, avait été « perquisitionnée » par la police fédérale (FBI).

Temps de lecture: 4 min

Notre nation vit des jours sombres, ma belle demeure, Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, est assiégée et a été perquisitionnée et occupée par de nombreux agents du FBI », a déclaré l’ancien président américain Donald Trump dans un communiqué lundi, se disant victime d’une « persécution politique ».

L’ex-dirigeant républicain, lié de près ou de loin à plusieurs dossiers judiciaires, n’a pas précisé la raison de cette perquisition. Mais, selon des médias américains, l’intervention relève d’une enquête sur la mauvaise gestion de documents classifiés, qui avaient été envoyés à Mar-a-Lago. « Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, cette perquisition non annoncée de mon domicile n’était ni nécessaire ni appropriée », a-t-il affirmé.

La résidence de l'ancien président américain Donald Trump à Mar-A-Lago, en Floride, est photographiée le 8 août 2022. -
La résidence de l'ancien président américain Donald Trump à Mar-A-Lago, en Floride, est photographiée le 8 août 2022. - - AFP

Des images aériennes de Mar-a-Lago ont montré des voitures de police à l’extérieur de la propriété. Des partisans de Donald Trump se sont également rassemblés à l’extérieur, brandissant des banderoles portant son nom ou des drapeaux américains à son effigie.

La résidence de l'ancien président américain Donald Trump à Mar-A-Lago, en Floride, est photographiée le 8 août 2022.
La résidence de l'ancien président américain Donald Trump à Mar-A-Lago, en Floride, est photographiée le 8 août 2022. - AFP

« Ils ont même forcé mon coffre-fort ! », s’est indigné M. Trump qui ne se trouvait pas sur place, selon le New York Times. « C’est une faute du procureur, l’instrumentalisation du système judiciaire et une attaque des démocrates de la gauche radicale qui ne veulent désespérément pas que je me présente à la présidence en 2024 », a-t-il encore dénoncé selon le quotidien.

Quinze cartons de documents

Contacté par l’AFP, le FBI, n’a pas confirmé la perquisition, ni souhaité faire de commentaire.

En février, les Archives nationales avaient déclaré avoir dû récupérer en Floride quinze cartons de documents que Donald Trump avait emportés avec lui lors de son départ de Washington en janvier 2021.

Dans ces boîtes, des lettres de Barack Obama et du leader nord-coréen Kim Jong Un, une carte des États-Unis qui avait fait l’objet d’échanges houleux avec le service météo américain, mais aussi, selon le Washington Post, plusieurs documents marqués « secret défense ». Les Archives nationales assurent que Donald Trump n’avait en aucun cas le droit de partir avec ces cartons : en vertu d’une loi de 1978, tout président américain doit transmettre l’ensemble de ses e-mails, lettres et autres documents de travail à cette agence, chargée de les conserver.

Cette agence fédérale avait demandé à la justice américaine d’ouvrir une enquête sur ces faits, selon des médias américains.

L’indignation

Le personnel de la Maison Blanche découvrait aussi régulièrement des liasses de papiers bouchant les toilettes, et soupçonnait le président de vouloir se débarrasser de documents, d’après un livre à paraître d’une journaliste vedette du New York Times.

L’annonce de la perquisition n’a pas manqué de provoquer l’indignation dans les rangs républicains. Le chef des conservateurs à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a ainsi dénoncé une « intolérable instrumentalisation à but politique » du ministère de la Justice, promettant une enquête sur son fonctionnement quand les républicains reviendraient au pouvoir.

Une commission parlementaire cherche également à faire la lumière sur le rôle que le milliardaire a joué dans l’assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021. Ce jour-là, des centaines de ses partisans avaient semé la violence et le chaos à l’intérieur du siège du Congrès, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Le ministère de la Justice enquête sur cette attaque, mais n’a pour l’heure pas engagé de poursuites contre l’ancien président. Fin juillet, le ministre de la Justice Merrick Garland n’avait toutefois pas écarté cette possibilité. « Nous avons l’intention de faire rendre des comptes à quiconque est responsable pénalement pour (son rôle dans) les événements autour du 6 janvier, dans une quelconque tentative d’interférer avec le transfert légal du pouvoir d’une administration à l’autre », a-t-il dit.

Enfin, deux enquêtes, l’une civile et l’autre pénale, sont menées à New York sur des soupçons de fraudes financières au sein de la Trump Organization.

Donald Trump, toujours très populaire parmi les républicains, flirte de plus en plus ouvertement avec l’idée de se présenter à l’élection présidentielle de 2024.

 

À lire aussi Insurrection au Capitole: «Soyez là, soyez fous», le tweet qui pointe la responsabilité de Trump

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17 Commentaires

  • Posté par STORDIAU Pierre, mercredi 10 août 2022, 15:14

    La "Victimisation" est un modus operandi pour tout bon "complotiste" (le clown fou orange) qui se respecte !

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 9 août 2022, 15:11

    @ DUHARD Jerome. Le fait qu'il y ait 2 sénateurs par état, quelque soit sa population, fait sorte que les petites états soient le moins défavorisés possible. Le système des grands électeurs est bizarre, pour le moins, mais en France, par exemple, le sytème majoritaire à 2 tours pour les présidentielles est assez peu démocratique, avec un Président ne représentant grosso-modo qu'un quart de la population. Le Gerrymandering est un sommet d'absurdité, c'est clair, mais il est aussi pratiqué par les Démocrates, dans les états qu'ils dominent. L'élu choisi ses électeurs, et pas le contraire.

  • Posté par STORDIAU Pierre, mercredi 10 août 2022, 15:48

    Aux USA, le fameux "Gerrymandering " est surtout une (très) grosse tricherie : le découpage des blocs à qui on attribue le nombre de "grands électeurs" est franchement scandaleux et une honte pour la dite "démocratie". Et le fait que les Démocrates y participent n'est pas une "excuse"... D'accord cependant, que même ce système est 10x meilleur que les autocraties à l'Est (Russie; Chine; Corée du Nord; etc ...).

  • Posté par Mauer Marc, mardi 9 août 2022, 17:51

    Tout le monde critique notre instabilité politique, et c’est comme ça partout où la proportionnelle est de mise. Mais n’est ce pas là la meilleure manière vraiment démocratique de gouverner ? Des alliances autour de certains dossiers, puis le jour où cela ne fonctionne plus, un parti quitte la coalition, et on revote ! Les français avaient droit à quelque chose de similaire avec la 4ème république, et ils n’en ont plus voulu. Ils ont adhéré au projet de De Gaulle, qui aujourd’hui ne réponds absolument plus aux attentes des électeurs ! Il est évident que l’élection du président des EU n’est ni plus ni moins que grotesque ! Beaucoup d’électeurs n’ont d’ailleurs aucune compréhension de son mode de fonctionnement.

  • Posté par Christian BOULET, mardi 9 août 2022, 14:00

    il est normal de s'attaquer à un délinquant multi-récidiviste !

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