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Taïwan: la Chine promet la tolérance zéro pour les «séparatistes»

La Chine a promis ce mercredi de ne laisser «aucune marge de manœuvre» aux partisans d’une indépendance de Taïwan, soulignant qu’elle pourrait même recourir à la force.

Temps de lecture: 3 min

Après de vastes exercices militaires effectués ces derniers jours autour de l’île, la Chine émet un nouvel avertissement ? en réplique à la visite à Taipei de la numéro trois américaine Nancy Pelosi. Le séjour de la présidente de la Chambre des représentants a été perçu par Pékin comme une provocation, les États-Unis s’étant engagés à n’avoir aucune relation officielle avec le territoire insulaire revendiqué par la Chine.

Le Bureau des affaires de Taïwan, un organisme du gouvernement chinois, a publié mercredi un «livre blanc» détaillant la manière dont Pékin envisage de reprendre possession de l’île, notamment via des incitations économiques.

«Nous sommes disposés à créer un vaste espace (de coopération) afin de parvenir à une réunification pacifique», indique le document, en forme de main tendue aux autorités taïwanaises. «Mais nous ne laisserons aucune marge de manœuvre aux actions séparatistes ayant pour objectif une pseudo-indépendance de Taïwan, et cela, sous quelque forme que ce soit.»

La Chine estime que Taïwan, peuplée d’environ 23 millions d’habitants, est l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise (1949).

En sept décennies, l’armée communiste n’a jamais pu conquérir l’île, laquelle est restée sous le contrôle de la République de Chine - le régime qui gouvernait jadis la Chine continentale et ne gouverne plus aujourd’hui que Taïwan.

Visite taïwanaise en Chine continentale

Malgré le contexte tendu de ces derniers jours, un homme politique taïwanais d’opposition, Andrew Hsia Li-yan, s’est rendu mercredi en Chine continentale. Il y rencontrera, à l’issue d’une quarantaine, des entrepreneurs et étudiants de l’île. Haut diplomate, ex-patron de l’organisme taïwanais chargé des questions relatives à la Chine continentale, M. Hsia est vice-président du Kuomintang (KMT), l’autre grand parti taïwanais, qui est anti-indépendance et partisan de relations pragmatiques avec Pékin.

«Non seulement le moment est mal choisi» mais «en plus c’est une offense faite à notre armée qui ne ménage pas ses efforts afin de protéger notre pays», a dénoncé sur Facebook le parti présidentiel taïwanais.

L’armée communiste de Pékin a conduit ces derniers jours ses plus importants exercices militaires jamais organisés autour de Taïwan, s’entraînant notamment à un blocus de l’île. Ces manœuvres devaient se terminer dimanche, mais se sont poursuivies cette semaine. L’armée chinoise a finalement annoncé mercredi que «l’ensemble des tâches ont été menées à bien», signalant leur conclusion. L’armée taïwanaise avait mené ses propres exercices mardi, pour s’entraîner à répliquer à une attaque chinoise sur l’île.

 

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1 Commentaire

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, mercredi 10 août 2022, 15:32

    On connaît même déjà le nom de la réaction chinoise: Langya

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