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Plus de 200 menaces en lien avec le terrorisme ou l’extrémisme l’an dernier

Dans un rapport publié jeudi, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace dénombre 218 signalements, dont 50 % de faible intensité.

Temps de lecture: 3 min

Au total, 218 signalements de menace en lien avec le terrorisme ou l’extrémisme ont été dénombrés l’an dernier en Belgique, ressort-il du rapport annuel de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) publié jeudi. Le niveau général de celle-ci est resté au niveau 2 (moyen) pendant toute l’année. Seule une menace, celle représentée par l’ex-militaire armé Jürgen Conings, a été évaluée comme étant très grave et imminente (niveau 4).

En mai et juin 2021, l’Ocam avait en effet placé le niveau de menace à quatre, soit le plus élevé, pour la traque du militaire armé. Le niveau 4 ou «très grave» signifie que la menace est «sérieuse et imminente». Le quadragénaire était en effet répertorié comme «extrémiste potentiellement violent». Le fugitif avait menacé de s’en prendre aux structures de l’État, à une mosquée et à plusieurs personnalités, dont le célèbre virologue Marc Van Ranst. Le militaire avait finalement mis fin à ses jours durant la traque à son encontre et son corps avait été retrouvé à la fin juin. En parallèle, l’Ocam avait aussi évalué la menace générale qui pesait sur le pays et celle-ci était par contre restée inchangée, à un niveau 2 ou moyen.

Dans le détail, un peu plus de 50% des menaces recensées l’an dernier ont été évaluées d’un niveau 1, c’est-à-dire faible. Un tiers a présenté un profil moyen, de niveau 2.

La grande majorité des signalements de menace ont un profil de ’lone actor’, c’est-à-dire d’un individu qui souhaite agir seul. La plupart de ces acteurs isolés n’ont aucun lien structurel avec des groupes terroristes ou extrémistes, précise l’Ocam.

Un tiers des signalements prend sa source dans une idéologie djihadiste tandis qu’un peu plus d’un dixième des signalements relève de l’extrémisme de droite. Plusieurs menaces étaient en outre issues de l’étranger, certains régimes visant des opposants présumés en Belgique.

Explosifs, armes à feu et explosifs

Pour un nombre significatif de signalements, la dimension idéologique soutenant la menace n’est pas connue ou est sujette à caution, indique encore l’Ocam. La menace liée à l’extrémisme de gauche est, elle, restée limitée.

Les cibles évoquées dans les signalements sont fonction de l’idéologie dont ces menaces se nourrissent: le public en général, les «infidèles», des communautés religieuses et leurs infrastructures, des migrants et centres pour demandeurs d’asile, des figures politiques ou encore des virologues - comme ce fut notamment le cas pour Marc Van Ranst, menacé de mort par l’ex-soldat Jürgen Conings - et autres experts de la santé.

La plupart des menaces visaient des cibles en Belgique. Une faible proportion concernait des cibles à l’étranger, parmi lesquelles parfois des intérêts diplomatiques belges.

D’après l’Ocam, l’utilisation d’explosifs, d’armes à feu et de véhicules béliers est récurrente dans les signalements de menace que l’organisme a reçus. D’autres modi operandi sont également rapportés : armes simples, incendie volontaire, dégradations, protestation musclée, attaques armées, acte de sabotage, assassinat, enlèvement, etc., liste encore l’Ocam.

Les réseaux sociaux et applications de messagerie demeurent les moyens privilégiés d’émission de menaces.

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