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Le patron de Ryanair annonce la fin des tarifs à 10 euros et une augmentation des prix

Les tarifs à un euro et 10 euros, marques de fabrique de Ryanair, disparaîtront pendant « plusieurs années » en raison de la flambée des prix du carburant, a déclaré le patron de la compagnie aérienne low-cost.

Temps de lecture: 3 min

Avec la flambée des cours de l’énergie, qui s’est accélérée avec la guerre en Ukraine, l’ère des billets d’avion bradés à 10 euros, voire moins, est révolue, avertit le patron de la compagnie à bas prix Ryanair, Michael O’Leary. « Je pense qu’il n’y aura plus de billets à dix euros car les cours pétroliers sont bien plus élevés depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Nos promotions vraiment pas chères (...), je pense qu’on ne va pas voir ces tarifs pendant un certain nombre d’années », a-t-il affirmé sur la radio BBC Radio 4 jeudi.

Les compagnies aériennes à bas coût comme l’irlandaise Ryanair ou sa rivale britannique Easyjet ont bousculé le transport aérien durant les vingt dernières années et cassé les prix, participant à un bond des voyages courts, notamment des escapades urbaines le temps d’un week-end.

Et selon M. O’Leary dans une interview radio à la BBC, les tarifs moyens des billets de Ryanair devraient augmenter de quelque 10 euros, à environ 50 euros par trajet dans les cinq prochaines années. Ce qui, vu la structure tarifaires des low-cost avec de nombreux suppléments, notamment pour les bagages, pourrait faire grimper rapidement le coût total d’un voyage aller-retour à plusieurs centaines d’euros ou de livres, et miner la demande.

« Le Brexit a été un désastre »

L’envolée des prix pétroliers depuis un an (+36 % pour le Brent coté à Londres) pèse particulièrement lourd dans les coûts des compagnies dites « low-cost » par rapport aux transporteurs traditionnels, mais elle plombe aussi le budget des ménages. Les factures d’énergies annuelles vont augmenter de plusieurs milliers de livres en moyenne par foyer dans les mois à venir au Royaume-Uni, où l’inflation pourrait dépasser 13 % d’ici octobre, selon la Banque d’Angleterre.

Michael O’Leary veut toutefois croire que la demande de voyages aériens va se maintenir et que face aux contraintes budgétaires des consommateurs, les transporteurs low-cost tireront leur épingle du jeu. Il s’est par ailleurs insurgé jeudi contre le Brexit qui a fortement réduit l’accès des travailleurs européens au Royaume-Uni, où ils occupaient des centaines de milliers d’emploi auparavant.

« Le marché du travail est très tendu, particulièrement pour les emplois peu qualifiés dans l’hôtellerie-restauration, la distribution et l’agriculture, et aussi pour la sécurité et les bagagistes dans les aéroports », souligne le dirigeant. « Et s’il y avait un peu d’honnêteté du gouvernement Johnson, ils admettraient que le Brexit a été un désastre pour la libre circulation des travailleurs et que l’une des principales difficultés qu’affronte l’économie britannique actuellement, c’est le manque de travailleurs. »

 

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22 Commentaires

  • Posté par Coulon Michel, jeudi 11 août 2022, 17:27

    les haineux et jaloux de ryanair devaien savoir que même avec des "idiots" qui volent avec eux les cies comme SN airlines vont disparaitre pendant que Ryanair va prospérer. et que tout est dans le prix global que nous payons. Ceux qui attaquent Ryanair en exigeant la taxe sur le kérosène oublient qu'elle s'appliquera aux autres cies aussi

  • Posté par Deladrier-rase , jeudi 11 août 2022, 23:18

    Pour faire voler un avion, en soi, il faut juste du kérosène...c'est comme vous avec votre voiture. Les salaires du personnel, l'amortissement du prix de l'appareil et des entretiens s'amortit de manière globale sur tous les vols effectués par l'avion en question. Un airbus A320 consomme environ 3000 litres/heure. Le kérosène est autour de 0,5€, il faut donc 3750€ pour aller à Lisbonne. Il y a 180 passagers. On vous répète que tout le monde ne paie pas son billet 20€. Le prix du kérosène c'est l'actuel, RyanAir, en bon gestionnaire, avait des contrats pour se couvrir des fluctuations. Ils n'ont pas réclamé de supplément carburant aux vacanciers comme TUI ou d'autres. Les contrats venant à échéance, ils préviennent que les prix des billets vont augmenter. La gestion de tous les autres coûts c'est le business model de RyanAir. Les gens sont moins choqués d'acheter un smartphone qui ne vaut pas le dixième de son prix et qui est assemblé par des p'tits chinois.

  • Posté par Fontesse Philippe, jeudi 11 août 2022, 21:06

    Je ne suis pas jaloux de Ryanair et je n'ai jamais embarqué dans un de leurs avions car bien qu'il se dise les moins chers à chaque fois j'ai trouvé des vols sur d'autres compagnies à des prix inférieurs avec la certitude que si les vols étaient annulés, ces compagnies me proposaient des solutions au contraire de Ryanair qui vous laisse en plan et dont il faut beaucoup de démarches afin d'être rembourser. Et cela pour diverses destinations comme l'Angleterre, le Portugal ou l'Espagne. Et je ne suis pas le seul à avoir comparer et choisi d'autres compagnies. Alors avant de croire les déclarations de cet énergumène, comparer et regarder aussi comment on est considéré ainsi que le personnel. De plus, il parle de supprimer certains tarifs, pourquoi il ne gagne pas encore assez sur le dos de ses employés et des clients ?

  • Posté par Mauer Marc, jeudi 11 août 2022, 20:15

    Tu lèves le problème : «tout est dans le prix global que nous payons»! En passant sous silence le fait que le prix payé ne PERMET EN AUCUN CAS de faire voler un avion. Poses toi la question, et lorsque tu auras trouvé la réponse, tu sauras pourquoi le passager est traité moins bien que du bétail, vu que ce n’est pas lui qui paye son billet ! Et il n’y a aucune jalousie là dedans. Juste l’envie que les règles du modèle économique des «low cost» soit compris par un maximum de personnes ! Et j’ai la faiblesse de penser que ce modèle économique pose problème !

  • Posté par Deladrier-rase , jeudi 11 août 2022, 18:25

    Ceux qui critiquent Ryan Air sont des nostalgiques des vols bien chers réservés à une élite. Tout au plus tolèrent-ils quelques charters en été pour emmener la masse. Malheureusement ,Thomas Cook , Sunair et j'en passe ont volé par terre et il reste TUI qui défraie chaque été la chronique avec un ou deux avions en rade. Outre les meilleures statistiques en matière de respect des horaires, désolé de signaler que Ryan air n'offre pas grand chose de moins que Brussels airlines, Alitalia ou Austrian airlines ! Plus de journaux (m'en fout je charge le journal sur mon smartphone avant de décoller et je n'emm... plus mon voisin à feuilleter la gazette) et même plus la petite gaufrette Manner sur Austrian pour un prix au moins 3 fois supérieur à RyanAir/Lauda. Le point noir est le non respect supposé de la législation belge en matière de conditions de travail/salariales, mais les articles du Soir n'ont jamais donné un exemple concret et force est de constater qu'aucune condamnation n'est intervenue. Si il fallait boycotter toutes les sociétés soupçonnées de ne pas tout respecter, on ne ferait plus grand chose (arrêtez certaines commandes en ligne, PostNL est soupçonnée de faire travailler des enfants).

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