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Symptômes, dangerosité… ce que l’on sait du nouveau virus chinois découvert

La musaraigne pourrait être l’animal qui a permis la transmission du virus à l’être humain.

Temps de lecture: 2 min

Plusieurs dizaines de personnes en Chine ont contracté un nouveau virus, baptisé Langya, d’origine animale. Les scientifiques écartent à ce stade le risque de transmission interhumaine.

Le virus Langya henipavirus (LayV) provoque chez l’homme des symptômes tels que fièvre, fatigue, toux, nausées et maux de tête. Les scientifiques supposent que la musaraigne, un petit mammifère au museau pointu, pourrait être l’animal qui a permis sa transmission à l’être humain.

Les infections ont été constatées dans les provinces chinoises du Shandong (est) et du Henan (centre). Trente-cinq personnes ont été contaminées en Chine, selon un rapport publié début août par le New England Journal of Medicine (NEJM), une revue médicale de référence aux Etats-Unis.

Détecté pour la première fois en 2018

Les patients, des agriculteurs pour la plupart, n’ont eu ni « contact étroit » ni « exposition commune » à un agent pathogène, souligne l’étude, qui suppose une infection « sporadique » chez l’humain.

Certains ont développé des anomalies au niveau des cellules sanguines. D’autres ont connu une altération des fonctions hépatiques et rénales, précise le rapport.

Le Langya avait été détecté pour la première fois en 2018. Mais le virus a cette fois pu être formellement identifié, grâce à un système de détection des fièvres aiguës et d’antécédents d’exposition à des animaux.

Les scientifiques jugent à ce stade prématuré de se prononcer sur une éventuelle transmission interhumaine du LayV, compte tenu du faible nombre de cas.

Selon des chercheurs de Chine, de Singapour et d’Australie qui ont participé à la rédaction du rapport, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les maladies associées au virus.

Aucun cas grave ou mortel de Langya n’a été recensé jusqu’à présent, souligne auprès du Global Times le virologue Linfa Wang, de l’école de médecine Duke-NUS à Singapour, l’un des auteurs du rapport.

 

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