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Voyants au vert pour une publication du mandat de perquisition chez Trump

La justice américaine semble sur le point de divulguer les raisons de la perquisition sans précédent menée chez l’ancien président des Etats-Unis, Donald Trump.

Temps de lecture: 4 min

La justice américaine semblait vendredi sur le point de rendre publics des documents judiciaires susceptibles de lever le voile sur les raisons de la perquisition sans précédent menée en début de semaine au domicile de l’ancien président Donald Trump.

L’opération, qui a provoqué la fureur de ses partisans, a été conduite lundi dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride par des agents du FBI, la police fédérale américaine. Elle semble avoir eu pour objectif de recouvrer des documents hautement confidentiels emportés par l’ex-président à son départ de la Maison-Blanche.

Selon le Washington Post, certains documents recherchés pourraient même concerner l’arsenal nucléaire américain, mais Donald Trump a dénoncé une « intox », tôt vendredi sur son réseau social Truth Social.

La volonté – très inhabituelle – du ministère de la Justice de rendre public le mandat de perquisition, annoncée jeudi par le ministre Merrick Garland, a été favorablement accueillie par Donald Trump.

« Non seulement je ne m’opposerai pas à la publication des documents (…) mais j’irai plus loin en ENCOURAGEANT leur publication immédiate », a écrit jeudi soir le milliardaire républicain, qui s’était pourtant abstenu de rendre publique la copie du mandat qu’il avait reçue.

« Pas à la légère »

Les avocats de Donald Trump ont jusqu’à 15 h (19 h GMT) pour donner suite à la proposition de Merrick Garland, lequel a assuré jeudi, lors d’une exceptionnelle conférence de presse, avoir « personnellement approuvé » la perquisition. Le ministre de la Justice a également dénoncé, au cours de sa brève allocution télévisée, les « attaques infondées » venues des Républicains contre son ministère et contre le FBI.

« Le ministère ne prend pas ce genre de décision à la légère », a-t-il souligné, ajoutant que l’affaire revêtait un « intérêt public important », à trois mois des élections législatives de mi-mandat.

En demandant la levée de la confidentialité du mandat, le ministère de la Justice a mentionné, sans les contredire, les déclarations de représentants de Donald Trump indiquant que le FBI recherchait des documents d’archives de la Maison-Blanche, peut-être classés secret-défense.

La perquisition de lundi était la première ayant jamais visé un ancien président des Etats-Unis.

Outré, Donald Trump a raconté lundi sur Truth Social que ses avocats coopéraient « pleinement » avec les autorités lorsque « soudain et sans prévenir, Mar-a-Lago a été perquisitionnée, à 06h30 du matin, par un TRÈS grand nombre d’agents ». Il s’est notamment plaint du fait que les agents du FBI aient « fouillé les placards de la première dame » Melania Trump.

Mercredi, il a même suggéré que la police fédérale ait pu avoir « placé » de fausses preuves contre lui lors de cette opération.

Les ténors républicains font bloc avec l’ex-président

Des sympathisants républicains, pourtant connus pour leur soutien aux forces de l’ordre, ont fustigé l’intervention du FBI à tel point qu’une association d’agents a dénoncé des appels « inacceptables (…) à la violence contre la police ». Jeudi, un homme armé qui avait tenté de pénétrer dans des bureaux du FBI dans l’Ohio (nord des Etats-Unis) a été tué par les forces de l’ordre après une longue confrontation.

Après la perquisition, les ténors républicains avaient fait bloc avec leur ancien président, qui conserve une forte emprise sur le parti conservateur et envisage d’être de nouveau candidat à la présidentielle en 2024.

Son ancien vice-président Mike Pence, pourtant potentiel rival dans deux ans, a fait part de sa « profonde préoccupation » après l’opération de police.

L’ex-magnat de l’immobilier, au cœur de l’actualité judiciaire aux Etats-Unis, a aussi été soumis mercredi à une audition sous serment face à la procureure générale de New York. Il n’a alors cessé d’invoquer, pendant quatre heures et plus de 440 fois selon la presse américaine, son droit de ne pas répondre aux questions en vertu du 5e amendement de la Constitution.

Letitia James, la plus haute magistrate de l’Etat de New York, enquête au civil depuis 2019 sur des soupçons de fraudes financières et fiscales au sein du groupe familial Trump Organization.

 

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7 Commentaires

  • Posté par Smyers Jean-pierre, vendredi 12 août 2022, 22:36

    Tout autre que lui aurait été passé par les armes pour haute trahison. Il a de la chance q'y avoir échappé.

  • Posté par D L, vendredi 12 août 2022, 21:22

    Il n'est plus Président. Que l'on cesse une fois pour toute de lui faire grand cas. Quant aux démocrates, il ferait mieux de cesser de tomber dans le piège de la chasse aux sorcières car dans 3 mois ils n'auront plus ni Sénat , ni Congrès à moins qu'ils convainquent les américains par des décisions politiques intelligentes tout en préservant la valeur essentielle de la démocratie américaine : le mérite plutôt que l'assistanat.

  • Posté par Raspe Eric, samedi 13 août 2022, 8:59

    DL croit au Père Noël.

  • Posté par Van Obberghen Paul, vendredi 12 août 2022, 17:45

    Donald Trump s'est, comme d'habitude, dédouané par avance, en annonçant que le FBI avait placé des documents supposéments incriminants dans sa résidence lors de la perquisition. Il a fait exactement de même en annonçant longtemps à l'avance que s'il perdait les élections ce serait pour cause de fraude électorale massive de la part des Démocrates. Tout ceci fait partie d'un effort concerté de la part d'une partie du parti Républicain, désormais majoritaire, à détruire le reste de confiance que les Américains pourraient encore avoir dans leurs institutions démocratiques pour installer un pouvoir autoritaire, nationaliste et autocratique, incarné par Trump, qui "protègera" définitivement les Etats-Unis du grand remplacement des "vrais" Américains par des individus "importés" votant plus volontier Démocrates. Ils sont bien en passe d'y parvenir.

  • Posté par Jean Luc, vendredi 12 août 2022, 17:15

    " ... des documents d’archives de la Maison-Blanche, peut-être classés secret-défense." --- Le Président est l'autorité suprême en matière militaire et de sécurité. Il a le pouvoir de déclassifier n'importe quel document comme et quand bon lui semble - et il n'existe pas de procédure formelle pour ça, il n'a besoin ni de l'accord ni de l'avis de quiconque ; c'est son pouvoir discrétionnaire. Il lui suffit de placer le document dans la même corbeille que son journal du matin, et c'est fait. Telle est la constitution américaine, qu'elle plaise ou non aux démocrates ou aux républicains. Dans ces conditions, Trump est à l'abri de toute reproche quant à -_n'importe quel_ document retrouve chez lui.

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