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Euro de cyclisme sur piste: Robbe Ghys, une médaille d’argent aux reflets dorés

Le Limbourgeois, vice-champion d’Europe derrière le Français Thomas, démontre que la piste belge continue de tourner rond, même après le départ de Kenny De Ketele.

Analyse - Temps de lecture: 3 min

En découvrant la piste bavaroise, un petit anneau de bois provisoirement installé dans le Messe München, le temps de ces championnats continentaux, les membres de l’équipe belge n’avaient pu contenir un petit sourire. Limitée à 200 mètres, étroite, présentant des virages dynamiques, elle faisait singulièrement penser au Kuipke gantois, si spécifique. Un coup de boost mental là où d’autres prenaient un petit coup de bambou.

Cet optimisme, raisonné, ne suffit évidemment pas à expliquer seul la performance réussie par Robbe Ghys (25 ans) ce vendredi, au bout de la course aux points. Une discipline d’une quarantaine de kilomètres, où il faut garder de l’explosivité pour chacun des sprints et assez de lucidité pour ne pas s’emberlificoter dans les stratégies d’un peloton difficile à maîtriser. Le Limbourgeois (aujourd’hui établi dans les Ardennes flamandes, à Brakel, avec sa compagne Amber et leur bébé, Nox) savait le Français Benjamin Thomas intrinsèquement bien supérieur à toute la concurrence continentale, lui qui est champion du monde de la spécialité. Mais il l’a poussé dans ses derniers retranchements, l’a obligé à rester vigilant jusqu’au bout des 200 tours de piste. « Thomas, c’est la classe à l’état pur. Je ne peux pas nourrir de regret ou de déception en terminant 2e de l’Euro derrière un champion de cette trempe ».

Sec comme un bois en manque d’eau, l’œil vif malgré des nuits forcément un peu raccourcies par l’arrivée récente de bébé, Robbe Ghys aborde ce rendez-vous européen avec la volonté de démontrer que la piste belge est capable de se renouveler, malgré la retraite sportive de Kenny De Ketele. Son ancien compère de la Madison (le binôme avait été couronné d’or à l’Euro 2018 de Glasgow), aujourd’hui devenu sélectionneur national. « Pas plus que les jeunes qui arrivent dans le groupe, je ne veux pas que la Belgique recule dans la hiérarchie sous prétexte que Kenny n’est plus en piste. Cet Euro, je l’ai bien préparé (NDLR : après avoir disputé le Tour de Belgique et le championnat de Belgique sur route à Middelkerke), j’entends le traverser de belle manière. »

Mardi, place à la Madison avec Van den Bossche

Les premières émotions positives ont irradié l’équipe belge ce vendredi soir, dans une épreuve certes non-olympique mais qui répudie irrémédiablement les faiblards ou les distraits. Ghys (qui devrait quitter l’équipe Sport Vlaanderen pour rejoindre le team DSM en 2023) a raflé la médaille d’argent – « c’est le maximum que je pouvais atteindre face au phénoménal Thomas » –, première breloque belge de ces championnats européens qui ne font que s’ébrouer.

« Sans l’évoquer ouvertement, j’avais en moi la conviction que le podium était à ma portée. Je suis très heureux d’avoir concrétisé cette impression, de démontrer que j’ai franchi une étape de plus dans ma carrière. C’est important pour moi et pour toute l’équipe belge de piste, pour prendre le relais de Kenny… »

Son programme bavarois n’est pas terminé. Mardi prochain (16 août), il reviendra en piste avec le Gantois Fabio Van den Bossche (Alpecin-Fenix) pour l’américaine (Madison), épreuve dont le duo belge sera l’un des grands favoris. Il y a quatre ans à Glasgow, flanqué de son maître Kenny De Ketele, Robbe Ghys s’était couvert d’or.

 

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