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Emploi: la «grande démission» ne touche pas (encore) la Belgique

Pourquoi le Belge hésite-t-il à quitter son emploi, alors que le phénomène de la « grande démission » volontaire fait rage aux Etats-Unis et s’invite désormais en France ? Les spécialistes avancent leurs explications. Et avant tout la protection que représente chez nous l’indexation automatique des salaires en période d’inflation.

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Journaliste au service Enquêtes Temps de lecture: 4 min

Aux Etats-Unis, c’est par millions que des employés ont volontairement démissionné de leur job en 2021. Et la tendance se poursuit cette année. En France, le nombre de travailleurs quittant volontairement leur emploi a flambé au premier semestre 2022, que ce soit pour obtenir un meilleur salaire ou tout simplement changer d’air, comme le montre une étude publiée par la Confédération française des PME. En revanche, la Belgique se singularise par une remarquable stabilité. Si l’on excepte certains métiers en grande pénurie, la rotation massive des travailleurs n’est pas encore perceptible chez nous.

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8 Commentaires

  • Posté par Vanloo , lundi 15 août 2022, 22:53

    La Belgique est un pays de droits acquis (pour certains , ils sont même gravés dans le marbre ou coulés dans le bronze) avec une mentalité finalement très conservatrice et conformiste. L'effort ou l'initiative individuel n'est absolument pas encouragé. Dans le cas de la Wallonie, ces caractéristiques sont encore bien plus prononcées, presque caricaturale même, il suffit de voir le nombre d'emplois publics, para publics ou subventionné par rapport au total du nombre d' emplois occupés, une vraie république socialiste soviétique de Wallonie mais comparable à l'époque Brejnev (la stagnation) pas celle réformiste de Gorbatchev; avec une particratie omniprésente et ses nombreux apparatchiks (chefs de cabinets, adjoints)

  • Posté par Druide David, lundi 15 août 2022, 20:59

    Pourtant ayant discuté avec un chauffeur de taxi à l'aéroport afin de comprendre pourquoi j'avais dû attendre si longtemps un taxi, celui ci m'a laconiquement expliqué que rien que dans sa société de 250 chauffeurs (tous ouvriers), plus de 60 avaient quitté leur job, sous payés avec des horaires complètement décalés, pour aller à la STIB (en tant qu'employé), mieux payés avec des avantages sociaux plus qu'intéressants.... De plus apparement la région flamande dont ils dépendent leur demande d'être titulaire d'un "bestuurdepass" attestant qu'ils ont une niveau A2 de néerlandais moyennant une promesse d'obtenir le niveau B1! (de quoi devenir une secrétaire alors qu'ils sont simplement chauffeur de taxi. Le problème est qu'AUCUN néerlandophone ne veut venir travailler à Bxhell... Donc il va falloir s'attendre à des files interminables pour avoir un taxi à Zaventem....

  • Posté par Mauer Marc, lundi 15 août 2022, 20:06

    La grande démission n’est peut-être pas encore là, mais les emplois libres ont toutes les peines à trouver postulants. Et lors des entretiens on continue à me demander le tampon sur le document de recherche d’emploi tout en me disant que le poste libre ne les intéresse pas !

  • Posté par Chalet Alain, lundi 15 août 2022, 20:00

    La mobilité est plutôt une bonne chose, tant pour les salariés que pour leurs employeurs. Notons au passage que salariés et employeurs sont tous des travailleurs, que les employeurs travaillent souvent bien plus que leurs salariés et que les salariés peuvent devenir indépendants s'ils se sentent "exploités".

  • Posté par Druide David, lundi 15 août 2022, 21:01

    Sans salariés, pas d'employeurs...Mieux vaut ne pas l'oublier!

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