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Perquisition chez Trump: la justice américaine refuse de publier les raisons de l’opération

La justice américaine a mené une perquisition sans précédent chez l’ancien président. Elle aurait pour objectif de recouvrer des documents hautement confidentiels emportés par l’ex-président à son départ de la Maison-Blanche.

Temps de lecture: 2 min

Le ministère américain de la Justice s’est opposé lundi à la publication d’un document judiciaire censé donner les raisons qui ont poussé les enquêteurs fédéraux à mener une perquisition inédite chez l’ancien président Donald Trump la semaine dernière.

L’opération de la police fédérale dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride – une première pour un ex-président – a provoqué une tempête politique, M. Trump et ses partisans dénonçant une « chasse aux sorcières ». Plusieurs organisations, dont des médias, avaient demandé à un juge de publier un document judiciaire dans lequel les enquêteurs expliquent habituellement pourquoi la perquisition était nécessaire. Le ministère de la Justice a assuré lundi qu’une telle publication « nuirait de manière irréparable à l’enquête pénale en cours », selon un document judiciaire.

Vendredi, à la demande des procureurs cette fois-ci, un juge avait rendu publics le mandat autorisant la perquisition et une liste des documents saisis. Mais, à l’inverse des premiers, le document dont la publication était cette fois demandée contient « des informations très sensibles sur des témoins », des techniques utilisées par la police et des faits « extrêmement importants sur l’enquête », a estimé le ministère. Sa publication pourrait révéler la stratégie des enquêteurs et « compromettre (la réussite) de prochaines étapes de l’investigation », a-t-il ajouté.

Selon les documents révélés vendredi, la justice soupçonne le Républicain d’avoir violé une loi américaine sur l’espionnage qui encadre très strictement la détention de documents confidentiels. La liste des objets saisis mentionne de nombreux documents classés « top secret ».

Donald Trump, pressenti pour se relancer dans la course à la Maison-Blanche pour 2024, a assuré que ces documents avaient été déclassifiés. Lundi, en indiquant avoir vu ses passeports saisis lors de la perquisition, le Républicain s’est dit victime d’une « attaque contre un opposant politique comme on n’en a jamais vu dans notre pays ».

 

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2 Commentaires

  • Posté par Blomme François , mardi 16 août 2022, 11:46

    Tout ce vacarme pour peu de choses va encore contribuer à la popularité de Donald Trump. Et le fait d'occulter le ou les commanditaires de la perqui du FBI augmentera les chances des républicains aux Midterms. Pour 2024 ne resteront en lice pour les présidentielles que Biden , déjà candidat déclaré avec un premier mandat désastreux, et Trump, assis sur son parti. On imagine déjà le spectacle..

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 16 août 2022, 8:45

    L'argument de la déclassification des documents par Trump ne tient pas la route. Il affirme que ses documents étaient enmené depuis son bureau à sa résidence à la Maison Blanche pour y travailler le soir (sic!). Ce faisant, ces documents étaient supposément de facto déclassifiés. Or, il n'existe aucune procédure de déclassification automatique de documents confidentiels. La déclassification doit être enregistrée de manière officielle pour chaque document afin que les Archives Nationales qui en aura la charge puissent savoir quels sont ceux que le public américain peut consulter, comme la loi les y autorise, et ceux qui doivent rester confidentiels. Les documents déclassiffiés doivent également être marqués comme tels. Quoi qu'il en soit, il n'existe aucune raison valable pour que des documents officiels, même déclassifiés, soient entreposés dans une résidence privée, fut-elle celle d'un ancien Président. Ces documents appartiennent au Peuple Américain et doivent être dument classés aux Archives Nationales. De plus, les 3 articles de loi concernés par la perquisition, dont celle dite "Espionnage Act", ne spécifient pas que les documents soient confidentiels ou pas. Il suffit que ces documents soient des documents officiels pour qu'ils soient concernés par ces lois. Enfin, la Justice Américaine avait déjà ordonné (subpoena) à Trump de rendre ces documents, ce qu'il n'a pas fait. En bref, ces documents n'avaient rien à faire dans la Résidence de Trump, confidentiels ou pas, et il aurait dû les restituer dès que la demande officielle lui en a été faite.

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