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La commune d’Ypres retire son autorisation pour un festival néonazi

Selon la Ville, la condition selon laquelle l’événement ne devait avoir aucun lien avec le néonazisme et le néofascisme n’est pas respectée.

Temps de lecture: 2 min

Le collège communal d’Ypres a décidé à l’unanimité de ne pas autoriser la tenue du festival Frontnacht, qui devait se tenir le 27 août, a annoncé mardi après-midi le conseil communal. Selon la Ville, la condition selon laquelle l’événement ne devait avoir aucun lien avec le néonazisme et le néofascisme n’est pas respectée.

«Le rapport que nous avons reçu de la police locale et de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) indique que les groupes invités sur scène à Frontnacht véhiculent des idées néonazies et néofascistes, ce qui est inacceptable pour une ville de paix comme Ypres», a déclaré le conseil communal. Celui-ci a également précisé qu’aucune décision ne pouvait être prise avant réception de ce rapport contenant des informations officielles et des conseils nécessaires.

Plusieurs organisations et partis politiques avaient précédemment fait pression en faveur d’une annulation du festival. Certains partis d’opposition et ONG avaient également formé le Vredescollectief Ieper (Collectif pour la paix d’Ypres) afin d’empêcher l’événement. Le collectif avait dénoncé l’octroi d’un permis sous conditions au festival et vérifié que lesdites conditions étaient respectées, ce qui n’était pas le cas.

La Frontnacht était prévue samedi 27 août à l’occasion de la Veillée de l’Yser, une manifestation nationaliste pro-flamande en marge du pèlerinage de l’Yser, un rassemblement en mémoire aux soldats belges morts au front durant la Première Guerre mondiale.

Demande d’indemnisation

Après l’annonce du retrait de l’autorisation de l’événement, ses organisateurs ont réagi en requérant une indemnisation à la Ville d’Ypres pour les frais déjà engagés. L’échevin en charge de l’événementiel pour Ypres, Diego Desmadryl, a rétorqué que la Ville ne prendrait pas en charge les frais engagés pour l’organisation. «Dans les conditions de l’autorisation, il est écrit clairement qu’une indemnisation ne s’applique pas si le permis est retiré en raison d’un non-respect des conditions», a-t-il expliqué. «C’est l’organisation elle-même qui a choisi de ne pas respecter les conditions, nous ne pouvons donc supporter les coûts.»

Les organisateurs rejettent également être liés au nazisme et disent attendre de recevoir la motivation de la décision des autorités communales.

 

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17 Commentaires

  • Posté par non non, mardi 16 août 2022, 20:00

    Belgique état de droit? Vous interdisez Zwarte Piet, Tintin au Congo, etc... en résumé la culture européenne. Piochez dans les bouquins pour critiquer l'Europe et le monde occidental. La case de l'oncle Tom est périmée. Avec le woke et autres trucs, vous recevrez un boomerang de la culture européenne.

  • Posté par non non, mardi 16 août 2022, 19:19

    Mathieu Claude: oui, oui. Mettez vos airbags. Cela va valser in Belgium.

  • Posté par non non, mardi 16 août 2022, 18:42

    Cela n'empêchera pas la Flandre de voter NVA et je les comprends.

  • Posté par Mahieu Claude, mardi 16 août 2022, 19:04

    Non, non !!

  • Posté par Harmignies Philippe, mardi 16 août 2022, 18:41

    Je suis sidéré qu'Ypres a autorisé cette manif et attente une menace de démission d'un parti de la coalition pour qu'elle se rétracte. Pauvre, pauvre Belgique

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