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Perquisition du FBI chez Donald Trump: de nouveaux éléments dans l’enquête

La liste des objets saisis par le FBI, rendue publique, mentionne de nombreux documents classés « top secret ». Les enquêteurs soupçonnent le républicain d’avoir violé une loi américaine sur l’espionnage.

Temps de lecture: 2 min

L’ancien président américain Donald Trump a demandé lundi à un tribunal de nommer un expert indépendant pour examiner les documents saisis par le FBI lors d’une perquisition à son domicile en Floride, afin de déterminer si certains d’entre eux peuvent rester confidentiels.

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Cette perquisition, menée par la police fédérale le 8 août et inédite pour un ancien chef d’Etat, « était illégale et inconstitutionnelle, et nous mettons tout en œuvre pour récupérer les documents », a déclaré le milliardaire républicain dans un communiqué.

Dans un document judiciaire où il répète avoir été visé pour des raisons politiques, l’ex-président souhaite la nomination d’un expert indépendant qui serait chargé de passer en revue les documents saisis et de déterminer lesquels M. Trump peut garder « confidentiels », et qui ne seraient donc pas utilisés dans les enquêtes. « Ils ont pris des documents protégés » par la confidentialité entre client et avocat, a-t-il ajouté dans son communiqué.

La liste des objets saisis par le FBI, rendue publique, mentionne de nombreux documents classés « top secret ». Les enquêteurs soupçonnent le Républicain d’avoir violé une loi américaine sur l’espionnage qui encadre très strictement la détention de documents confidentiels. Donald Trump a assuré que ces documents avaient été déclassifiés.

« Le gouvernement traite le président Donald Trump de manière injuste depuis longtemps », écrivent ses avocats dans le document judiciaire, en affirmant qu’il est « le favori de la primaire républicaine pour la présidentielle de 2024 » ainsi qu’à la présidentielle elle-même « s’il décide de se porter candidat ».

La justice « ne peut être utilisée pour des objectifs politiques », lancent-ils encore.

Donald Trump est aussi visé par des enquêtes sur ses efforts pour renverser les résultats de l’élection présidentielle de 2020 et sur son rôle dans l’assaut de ses partisans contre le Capitole le 6 janvier 2021. Il n’est pour l’instant poursuivi dans aucune affaire.

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8 Commentaires

  • Posté par GOBBO Corrado, mardi 23 août 2022, 10:17

    @Van Obberghen Paul : Bravo pour votre commentaire très clair et documenté que je partage totalement. Ce triste bouffon cinglé est à mettre hors d'état de (re)nuire une fois qu'on aura (on l'espère) prouvé sa (ses) culpabilité(s) et son inéligibilité. Peu importe laquelle(lesquelles). On a réussi à faire tomber Al Capone non pas sur ses multiples crimes mafieux mais pour fraude fiscale. On devra absolument trouver qqc pour Trump dans ses innombrables casseroles !

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 23 août 2022, 11:51

    Trump n'est ni fou, ni stupide, et il en est d'autant plus dangereux. Il sait très bien, et depuis longtemps, comment agir sans avoir à porter lui-même la responsabilité de ses actes. Il a effectivement tout d'un boss de la mafia, qu'il connait très bien. Il sera très difficile de l'inculper et surtout de le condamner. Or Merrick Garland, le Ministre de la Justice, ne peut pas se permettre de l'inculper au risque qu'au final il soit acquitté par un jury populaire, ce qui serait une catastrophe pour lui, l'administration Biden et Biden lui-même. Ça serait lui servir la Présidence de 2024 sur un plateau. Mais d'un autre côté, le même Merrick Garland ne sait que trop bien qu'inculper Trump, même avec toutes les preuves disponibles, pourrait très bien provoquer une nouvelle insurrection, cette fois bien plus importante que celle du 6 janvier 2021, qui pourrait bien tourner à la guerre civile. Il est dans une situation épouvantable.

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 23 août 2022, 11:40

    @ Lecocq Jean-Louis - La différence, majeure, avec Nixon est que lui au moins a su, finalement, mettre l'intérêt de la nation américaine au dessus de ses intérêts personnels et ceux du Parti Républicain. Devant la possibilité bien réelle d'être démis du pouvoir par le Sénat, il a fini par démissionner, ce que Trump n'aurait évidemment jamais fait. A noter que dans son fameux interview avec le journaliste David Frost, Nixon affirme "Quand c'est le Président qui le fait, c'est légal!". Trump pense de même, mais l'intérêt de la Nation, lui, il s'en fout complètement.

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, mardi 23 août 2022, 10:36

    Tiens, j’avais aussi établi cette comparaison avec Al Capone… Assez troublant qu’on en arrive à comparer un ex POTUS à un gangster notoire. La dernière fois c’était avec Nixon.

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 23 août 2022, 9:06

    Il est important de noter que les 3 lois qui auraient possiblement été transgressées par Trump en entreposant ces documents portent sur la détention de documents officiels, qu'ils soient confidentiels ou pas. Ces documents appartiennent au Peuple Américain et pas à Donald Trump. Leur place est aux Archives Nationales et nulle par ailleurs. Le Président est évidemment en droit de déclassifier des documents confidentiels, mais il y a une procédure officielle pour ce faire. En effet, il faut que les Archives Nationales sachent quels sont les documents qui ont été déclassifiés pour que le public puisse éventuellement les consulter, comme il en a le droit. Il faut donc acter la déclassification et marquer le document lui-même comme étant déclassifié. Pour ceux qui ont le plus haut niveau de classification, comme "Top Secret SCI (Sensitive Compartmented Information)", l'autorité compétente doit donner son accord pour qu'ils soient effectivement déclassiffiés et connaître la justification de ce faire. Donald Trump, tout Président qu'il _était_, ne peut, de lui-même, les déclassifier. Donald Trump aurait, selon lui, donner un ordre verbal permanent portant sur la déclassification automatique des documents confidentiels qu'il sortait du bureau oval et enmenait à la résidence, mais rien de ce genre n'existe, et de plus il n'existe pas de notion de déclassification implicite, qui n'a évidemment aucun sens. En bref, Donald Trump, aujourd'hui simple citoyen, n'a pas le droit de détenir chez lui des documents officiels, qu'ils soient confidentiels ou pas.

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